• Souillac : Macron doit-il dialoguer directement avec les gilets jaunes?

    Soumis par Lorraine Rdd le Vendredi 18 janvier 2019 à 10:52
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    Emmanuel Macron attendu à Souillac dans le lot en début d’après midi. 2ème étape de sa tournée des maires dans le cadre du débat national. Plutôt qu’une visite aux élus, le président ne devrait il pas en profiter pour dialoguer directement avec les gilets jaunes…

    Dialoguer où ? Pas sur les ronds points ! Les occupations sont illégales… Et ce ne serait pas digne de la fonction présidentielle. Dialoguer en mairie à Souillac ? Mais le débat national a commencé ! Emmanuel Macron veut s’adresser à tous les français, pas seulement aux gilets jaunes !

    D’ailleurs des gilets jaunes participent au débat national. Le président espère noyer leur colère au milieu de toutes les revendications qui vont remonter pendant deux mois. Donc Emmanuel Macron n’a aucun intérêt à dialoguer avec des gilets jaunes. S’il a choisi les maires comme interlocuteurs, c’est parce qu’ils sont les garants de la représentation nationale. Les gilets jaunes le disent : ils ne représentent qu’eux même.

    Mais est ce qu’il n’y aurait pas pu avoir une opportunité de rencontre depuis le début de la crise ? Au tout début du mouvement de colère oui. Emmanuel Macron aurait pu éteindre l’incendie en recevant des gilets jaunes à l’Elysée. Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande les auraient sans doute reçus pour les amadouer. Maintenant c’est trop tard. Parti de la taxe sur les carburants le ras le bol et même la haine se cristallise sur Emmanuel Macron. D’ailleurs les gilets jaunes ne souhaitent pas dialoguer avec le président. Ils veulent qu’il quitte ses fonctions. Rappelons quand même que le pouvoir a tendu la main aux gilets jaunes au début du mouvement. Edouard Philippe devait les recevoir. Deux ont décliné. Le 3ème a quitté la réunion car il exigeait qu’elle soit filmée. Le dialogue est désormais impossible. Et une bataille se dessine à l’occasion du Débat National.

    Le gouvernement espère 200 réunions demain dans toute la France pour contrer médiatiquement la mobilisation des gilets jaunes. Ce sera la guerre des images : le débat, la réflexion d’un coté contre l’action peut être non maitrisée de l’autre. Le souci de l’intérêt général contre l’exaltation des intérêts particuliers. On verra après le week end où penche l’opinion publique maintenant que le gouvernement et les gilets jaunes sont condamnés à se regarder en chien de faïence.

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  • Les banlieues doivent-elles être concernées par le #DébatNational ?

    Soumis par Lorraine Rdd le Jeudi 17 janvier 2019 à 11:17
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    Les banlieues doivent-elles être concernées par le #DébatNational ? C’est la question que nous vous posons ce matin car les représentants d’associations de quartiers ne sont pas parmi les gilets jaunes. Pour autant les banlieues ont-elles leur place dans le débat qui s’ouvre ...
     

    Il y a banlieue et banlieue et il y a de fortes disparités. Mais deux points communs : un chômage record et de l’insécurité. Et de plus en plus certaines banlieues sont considérées comme des territoires perdues de la République.

    Alors oui il y a urgence à mettre la banlieue et tous ses maux au centre du débat national. D’autant qu’en 15 ans, entre 2000 et 2015, 100 milliards d’euros distribués. 15 000 associations d’insertion créés. Et pourtant le chômage augmente, la violence aussi. Le débat national offre une formidable opportunité pour trouver des solutions.

    Certains maires de banlieues et des associations de quartier veulent se faire entendre à l’occasion du Débat National. C’est logique ?
    Bien sûr ! Un appel a été lancé par des élus et des associations pour dire attention : ce sont dans ces quartiers qu’il y a beaucoup de pauvreté. Ils font déjà des propositions : plus d’emplois aidés, plus de prise en charge des familles monoparentales…Bref toujours plus d’argent public dépensé.

    Le débat national pourrait servir à remettre enfin à plat la politique de la ville avec moins d’Etat et pas toujours plus d’Etat. Pourquoi y a-t-il peu d’habitants de quartiers difficiles sur les ronds points ou dans les mobilisations du samedi ? Les gilets jaunes sont pour beaucoup des habitants des zones périphériques et rurales. Ils en ont marre de la gabegie de l’état dans les banlieues qu’ils paient avec leurs impôts. Mais paradoxalement ils n’ont pas comme revendication forte la lutte contre l’immigration ou l’assistanat. Le ciment de leur lutte: plus de pouvoir d’achat pour tous…Banlieue ou pas banlieue. En revanche les gilets jaunes crient leur colère d’être la cible d’une violence policière qui épargne ceux qui attaquent et mettent le feu dans certains quartiers. Des quartiers étrangement calmes en ce moment car les forces de l’ordre sont mobilisées sur les gilets jaunes. Plus le temps ni les moyens de traquer les trafiquants de drogue. Confidence de responsables syndicaux chez les policiers. Il y a donc urgence à ne pas laisser les banlieues à la remorque du Débat National.

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  • Faites-vous confiance aux maires pour défendre vos intérêts ?

    Soumis par Lorraine Rdd le Mercredi 16 janvier 2019 à 11:27
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    Faites-vous confiance aux maires pour défendre vos intérêts ? Les maires vont-ils être les garants de l’indépendance du débat ?

    Veulent-ils l’être ? C’est toute la question… Emmanuel Macron leur demande d’être des facilitateurs, de parler avec leur cœur… Une séance de calinothérapie inédite puisque je vous rappelle qu’Emmanuel Macron a refusé de se rendre au congrès des maires de France il y a deux mois et qu’il a tout fait pour se passer des élus de terrain jusqu’à présent.

    Mais voilà, la crise des gilets jaunes les met au cœur du dispositif du Débat National avec une ambiguïté : sont ils une simple courroie de transmission ? Non puisque le président leur demande de s’impliquer complètement. Mais s’impliquer, cela veut-il dire être le bras armé du gouvernement ou celui de ses administrés ? Car on leur demande d’être les organisateurs, mais les débats vont forcement faire remonter des problématiques liées à leur territoire en terme de transport ou d’enclavement. Difficile pour les maires d’être entre le marteau et l’enclume ! Hier François Bayrou maire de Pau a dit qu’il voulait jouer un rôle pour défendre les doléances de ses administrés. Mais si ces doléances vont à l’encontre de la politique d’Emmanuel Macron, va-t-il l’assumer ? Pour toutes ces questions certains maires rechignent à organiser le Débat National…

    Vont-ils tous jouer le jeu ou cela est il variable en fonction de l’appartenance politique ? C’est variable. Les maires de la République En Marche sont les premiers à jouer le jeu mais ils ne sont pas nombreux. Mais les autres pour beaucoup ne digèrent pas la question portant sur la survie du sénat dans la lettre d’Emmanuel Macron. Le sénat représente les maires ! Enfin une inquiétude commune quelle que soit l’étiquette politique : la peur de jouer le rôle de paratonnerre en étant en première ligne face à leurs concitoyens… Pour un débat sans tabou mais bien encadré !

     

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