• Le défi posé à Macron par ce nouveau samedi violent

    Soumis par Lorraine Rdd le Lundi 18 mars 2019 à 12:01
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    Après ce samedi d’enfer sur les Champs-Élysées, Emmanuel Macron va-t-il être obligé de changer de méthode ou de cap ?

    D’abord le Chef de l’État ferait bien d’abord de tirer des leçons sur les erreurs commises en matière de maintien de l’ordre. Laisser 1.500 casseurs enfermés pendant une journée sur la plus belle avenue du Monde, à pouvoir tout casser, mérite quelques questions. Mais je laisse ça aux experts en la matière. L’important, c’est ce que le monde entier retiendra des images diffusées partout dans le monde.

    Or qu’a-t-on vu ? Paris transformé en rendez-vous international des ennemis de la finance, au point de brûler une banque ? Paris, transformé en capitale des ennemis de tout ce qui est synonyme de la mondialisation, de la finance, ou des signes de richesse (Fouquet’s) ?

    On se met à envier l’Algérie où des millions de personnes manifestent pacifiquement simplement pour leur liberté. Pendant ce temps-là, la France est devenue la capitale mondiale de l’extrême-gauche, du trotskisme, voire de la révolution ?

     

    Mais alors quelles conséquences pour Emmanuel Macron ?

     

    Ça veut dire que les réponses qu’il va apporter au Grand débat national ne vont intéresser en rien cette population de gilets jaunes. Ça veut dire, surtout, qu’à force d’accorder plus d’importance à sa vision d’une Europe et d’un monde sans frontière, il est devenu la cible des antimondialistes de tous bords, qui se recrutent beaucoup à l’extrême-gauche. S’il était attentif à ce qui se passe, il en tirerait la conclusion qu’un nombre croissant de citoyens ne croient plus à la mondialisation heureuse.

    Ils veulent des frontières, des taxes à l’importation et des douanes qui protègent leurs usines et donc leurs emplois. Mais pour un Emmanuel Macron qui a été élevé au lait du mondialisme façon Jacques Attali, ça demande une révolution impossible à faire.

    Donc maintenant de deux choses, l’une. Soit il parvient à se faire écouter et à se faire entendre après le grand débat, et il peut sauver le quinquennat. Soit il ne parvient ni à maintenir l’ordre, ni à satisfaire la France des oubliés avec les mesures qu’il prépare, et il n’aura plus qu’à partir. Au risque de laisser la France à une alliance brune-rouge, comme en Italie. Mais dont lui seul sera le responsable par deux années d’entêtement…

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  • Grève Pour Le Climat #MarcheDuSiècle : Est-ce que ça sert à quelque chose ?

    Soumis par Lorraine Rdd le Vendredi 15 mars 2019 à 11:47
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    Aujourd’hui des lycéens et des étudiants se mettent en grève pour dénoncer l’inaction climatique à l’appel de la jeune suédoise Greta Thunberg. Demain samedi des dizaines d’associations prennent le relais pour une marche pour le climat à Paris appelée « Marche du siècle ». Est-ce que se mobiliser de cette façon sert à quelque chose …

    Allez ! Je vais être un peu vache. Ça sert à faire vivre les associations ! Quelles soient lycéennes ou écologistes. Mais depuis quelques années il y a une prise de conscience populaire. La disparition de la biodiversité c’est une réalité. La fonte de la banquise sur les pôles c’est une réalité, les moins 50 degrés aux Etats Unis tandis qu’il fait 49 degrés en Australie aussi.

    La transition écologique est le 2 eme sujet de préoccupations des français qui ont participé au débat national, après la fiscalité. Le problème c’est que cette prise de conscience populaire l’est dans nos pays développés. Or il faudrait que les indiens, les chinois et les africains se mobilisent aussi ! Ceux sont les plus gros pollueurs de la planète.

    Mais ce qui se passe dans nos pays européens est un bon signal. Pourquoi ? Parce que se développe l’idée que l’écologie punitive ça ne marche pas. On est en train de passer à l’écologie éducative, incitative. Ainsi on apprend aux enfants de classes maternelles des comptines sur la protection de notre planète bleue. Ainsi demain des lycéens après avoir fait grève aujourd’hui vont manifester avec un sac poubelle à la main pour ramasser des déchets dans les villes. Le fait de se mobiliser de la sorte n’est donc pas une mauvaise idée, ni une idée stérile. Elle fait avancer à tout petit pas mais très concrètement la cause pour le climat.

     

    Oui mais n’y a-t-il pas de l’hypocrisie à manifester sans changer son mode de consommation ? De l’ambigüité plutôt. Les jeunes qui font grève aujourd’hui seront peut-être les premiers à jeter leurs mégots dans la rue en se moquant pas mal qu’il mette dix ans à se décomposer. Ils ne vont pas lâcher leur scooter pour la marche à pied ni leur smartphone qui engendre des pollutions considérables quand il s’agit de retourner la terre pour trouver des métaux rares pour leur élaboration.

    Le changement commence par l’action individuelle. Fini les fraises du Chili en hiver. On mange local en fonction des saisons. On éteint la lumière en quittant le bureau. On change son mode de chauffage s’il est trop polluant. Il faut tous se bouger sans revenir à l’Antiquité et sans renier la modernité.

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  • Hidalgo à 6 500 euros net : nos élus sont-ils payés au juste prix ?

    Soumis par Lorraine Rdd le Jeudi 14 mars 2019 à 10:50
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    Hidalgo à 6 500 euros net : nos élus sont ils payés au juste prix ? C’est la question que nous posons aux auditeurs ce matin. La maire de Paris a révélé hier son salaire lors d’une interview accordée au Parisien. 6 500 euros net, est ce choquant pour un élu de son calibre ?

    Non ce n’est pas choquant. Anne Hidalgo est la super chef d’une entreprise qui s’appelle Paris. Elle a 52 000 agents sous ses ordres. Son salaire se cumule avec une indemnité d’environ 1 000 euros car elle est vice présidente de la métropole du Grand Paris. 7 500 euros c’est moins qu’un préfet, qu’un haut fonctionnaire ou que le maire d’une grande ville étrangère. En Allemagne l’élu gagne autour de 15 000 euros.

    On peut toujours discuter des avantages liés à son statut de maire de Paris : une voiture avec chauffeur et un bel appartement à l’hôtel de ville qu’elle n’occupe pas. Mais la fonction appelle le prestige. Anne Hidalgo est à même de recevoir les grands de ce monde comme elle l’a fait avec la reine d’Angleterre.

    La démocratie a un coût. Il faut l’assumer. D’ailleurs attention on doit parler d’indemnités et non de salaire pour un élu et donc un maire. La notion de salaire induit un rapport de subordination à l’état. Et la notion d’indemnité peut se comprendre pour une forme de bénévolat cumulable avec un salaire. Concrètement : le maire d’une commune de 500 habitants ou moins touche 650 euros brut.

    L’édile d’une ville de plus de 100 000 habitants 5 500 euros brut. Mais en France plus de la moitié des communes font moins de 10 000 habitants. Les maires gagnent moins de 2 100 euros brut. Ils peuvent cumuler avec des sièges dans les intercommunalités mais l’argent qu’ils touchent n’est pas à la hauteur de leur investissement 7 jours sur 7… Presque 24H00 sur 24. Si un maire sur deux ne veut pas se représenter en 2020 la considération financière n’y est pas pour rien.

     

    Ce serait envisageable un coup de pouce pour les maires de nos petites villes ? Oui un rapport sénatorial le suggère pour les communes de plus de 1 000 habitants. Ça mettrait du beurre dans les épinards ! Les maires des petites communes ont vu toutes leurs indemnités fiscalisées avec le prélèvement à la source. Donc non seulement ils sont nombreux à ne pas gagner grand-chose mais en plus ils paient plus d’impôt.

    Pour qu’ils soient payés au juste prix il faudrait revoir le statut de l’élu. Augmentation possible des indemnités mais aussi obligation de prendre une retraite complémentaire. Il faudrait aussi ouvrir les allocations en fin de mandat aux adjoints dans les communes de moins de 10 000 habitants pour former de nouveaux élus. Car si pour la mairie de Paris la bataille est déjà engagée avec plein de candidats qui se déclarent, il y a urgence à susciter des vocations partout ailleurs.

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