Voici les derniers développements mardi du mouvement des lycéens parti mi-septembre de la région parisienne avant de s'étendre en France.
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Blocus des lycées
REPORTAGE SUD RADIO - « L’acte III » de la contestation lycéenne a débuté ce mardi 6 octobre. Un mouvement qui s'étend désormais à l'ensemble des villes de France et qui agrège d'autres luttes, comme celles menées par les agriculteurs, qui comprennent leurs revendications côté Confédération Paysanne.
215 élèves blessés, plus de 5 000 interpellations depuis le début des manifestations de cet automne 2026 : le syndicat des avocats de France dénonce des réactions disproportionnées des forces de l’ordre face aux rassemblements. 10 enquêtes sont en cours pour la police des polices.
Main arrachée, perte de l'usage d'un œil, "mâchoire scellée" : plusieurs jeunes ont été gravement blessés depuis une semaine à la suite d'interventions des forces de l'ordre face aux violences en marge du mouvement de blocage des lycées.
La Confédération paysanne, troisième syndicat agricole, classé à gauche, a appelé les agriculteurs à faire "converger" les "colères" et rejoindre la mobilisation des lycéens mardi avec leurs tracteurs, à l'image d'autres syndicats, comme la CGT, qui soutiennent le mouvement.
OPINION - La colère des lycéens s’intensifie, mais que font nos politiques face à toute cette violence ? C’est la question que se pose André Bercoff.
La CGT sera présente mardi dans les manifestations de lycéens dont elle veut "protéger le droit à manifester", a déclaré lundi sa secrétaire générale Sophie Binet, appelant aussi le gouvernement à ne pas "confondre une mobilisation de jeunesse avec une menace à éradiquer".
ENTRETIEN SUD RADIO - À La Ciotat, un jeune de 16 ans a agressé et aspergé un professeur d’essence devant les grilles de son établissement. L'enseignant témoigne et se dit prêt à pardonner.
Par mesure de sécurité, les cours seront "totalement ou partiellement" suspendus dans 400 à 500 lycées lundi, à la veille d'une nouvelle journée de blocages redoutée par le gouvernement, qui se défend de faire état d'un usage disproportionné de la force, face à la colère des lycéens.
Les cours seront "totalement ou partiellement" suspendus lundi dans "400 à 500" lycées où les conditions de sécurité "ne sont pas réunies" et 24 établissements scolaires ont été "incendiés ou saccagés" en marge du mouvement lycéen qui s'est étendu la semaine dernière, a annoncé dimanche le ministre de l'Education nationale.
Le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel a appelé dimanche enseignants, salariés et militants à soutenir les lycéens lors de leur nouvelle journée de mobilisation prévue mardi, afin que "les revendications émergent plutôt que la violence".
Les forces de l'ordre "ne répriment pas la jeunesse" mais "protègent" élèves et étudiants désireux de "porter pacifiquement leurs revendications", a assuré dimanche le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, refutant toute intervention "disproportionnée".
INTERVIEW SUD RADIO - Député La France insoumise de Haute-Garonne, François Piquemal revient sur les accusations visant LFI dans le mouvement lycéen, aux violences qui ont émaillé les mobilisations et appelle le gouvernement à ouvrir des négociations avec les syndicats.
A l'issue d'une nouvelle journée de blocage des lycées vendredi, marquée par des tensions, les organisations lycéennes ont appelé à la poursuite de la mobilisation mardi prochain, faute de "mesures concrètes" proposées par le ministre de l'Éducation, selon elles.
Le mouvement de blocage des lycéens et des étudiants, qui s'est enflammé jeudi dans plusieurs grandes villes de France, devrait se poursuivre vendredi, le gouvernement espérant l'apaisement après avoir condamné des "violences urbaines".
Le mouvement de blocage des lycéens et des étudiants, qui s'est enflammé jeudi dans plusieurs grandes villes de France, devrait se poursuivre vendredi, le gouvernement espérant l'apaisement après avoir condamné des "violences urbaines".
Proviseurs agressés, dégradations, incendies... Le mouvement de blocage des lycées, rejoint par les étudiants, pour demander davantage de moyens, s'est enflammé jeudi dans de nombreuses villes de France, Matignon condamnant des "violences urbaines" et en imputant la responsabilité à La France insoumise.
Proviseurs agressés, dégradations, incendies... Le mouvement de blocage des lycées, rejoint par les étudiants, pour demander davantage de moyens, s'est enflammé jeudi dans de nombreuses villes de France, Matignon condamnant des "violences urbaines" et en imputant la responsabilité à La France insoumise.
Le maire LFI de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Bally Bagayoko, a justifié jeudi sa présence auprès des lycéens mobilisés dans sa ville estimant que "c'est la place d'un élu" d'être présent, en réponse aux accusations d'instrumentalisation politique du mouvement.
Le gouvernement va bientôt ouvrir une "plateforme de concertation" pour que les lycéens puissent partager leur "inquiétudes" et leurs "revendications", a annoncé le gouvernement après plusieurs jours d'une mobilisation qui s'étend, marquée par une "montée de la violence" selon le ministère de l'Intérieur.
La grogne des lycéens, née du manque de moyens et de la "dégradation" des conditions d'apprentissage, pourrait se poursuivre jeudi, la principale organisation représentative appelant à reconduire les blocages, après une journée de mobilisation émaillée selon le gouvernement de violences "inqualifiables" et de 440 interpellations.
Les manifestations et blocages des lycées ont entraîné lundi 164 interpellations aux abords des lycées, à la veille d'un appel à une journée de mobilisation nationale et sur fond d'affrontement politique entre le gouvernement et La France insoumise.
Amplifié par les réseaux sociaux, le mouvement de blocus de lycées par leurs élèves s'est étendu vendredi dans la banlieue de Paris, où la police a procédé à une trentaine d'interpellations en marge des actions lycéennes, tandis que le ministre de l'Education nationale a dénoncé une "instrumentalisation politique de la jeunesse".
Il manquait au moins un professeur dans 53% des collèges et des lycées publics à la rentrée, selon une enquête du Snes-FSU, premier syndicat du second degré, publiée lundi.
Les cartables ressortent du placard, mais les portables doivent rester cachés: 11,6 millions d'élèves ont fait mardi leur rentrée, marquée par l'extension de l'interdiction du téléphone au lycée et pour certains par des perturbations après la cyberattaque ayant visé l'Éducation nationale.
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