singlesud.php

Mobilisation des lycéens : la révolution des mauvais ?

La mobilisation des lycéens, les revendications et surtout les violences. Pour en parler, l’ancien agent du service action de la DGSE, Pierre Martinet, était l’invité d’André Bercoff vendredi 9 octobre sur Sud Radio.

Pierre Martinet, sur les lycéens dans la rue, invité d’André Bercoff dans "Faut qu'on s'organise” sur Sud Radio.
Pierre Martinet, sur les lycéens dans la rue, invité d’André Bercoff dans "Faut qu'on s'organise” sur Sud Radio.

Pour Jean-Luc Mélenchon, la mobilisation des lycéens est la première grande révolution depuis mai 1968. Comparaison n’est pas raison. Qu’en pensent réellement les Français ?

Mobilisation des lycées : « on tire tout le monde vers le bas »

Pour Pierre Martinet, ce qui se joue aujourd’hui dans la rue avec la mobilisation des lycéens et les violences, "c’est une montée de fièvre dans une maladie qui ronge notre société depuis des décennies. Il y a une déliquescence des esprits, une perte de repère. On est face à face dans beaucoup de domaines. Ce sont deux sociétés qui se font face à face. Deux cultures se font face à face. Ce qui se joue aujourd’hui est une agrégation de toutes ces composantes idéologiques, civilisationnelles. On est en train de perdre la bataille de la cohésion" explique Pierre Martinet sur Sud Radio.

Pour ce dernier, depuis cinquante ans, "on a plus mis en avant les perdants que les vainqueurs. On a oublié que notre ADN initiale n’est pas de se laisser aller à la médiocrité, avoir le goût de l’effort, avoir l’importance de la sélection, de la notation. On est en train de tirer tout le monde vers le bas. Notre société est au ras de la moquette. Et n’a plus ces valeurs-là. On ne veut pas stigmatiser les mauvais alors on préfère tirer les bons vers le bas plutôt que de pousser les mauvais, ceux qui sont perfectibles, vers le haut".

De l’enfant roi à l’islamisation de la société

"Mai 68 nous a apporté l’absence de règles. On a commencé à créer des enfants roi. Ce sont devenus des salariés roi, des patrons roi. Ils ont fait des enfants qui sont devenus exactement la même chose. Jusqu’à aujourd’hui. Parallèlement, nous faisons face à une autre culture qui s’est installée sur notre territoire avec l’aval de nos dirigeants, provoquée par nos dirigeants. Et cela vient s’ajouter à une culture de l’excuse, de la repentance. Et qui amènent ceux qui viennent sur notre territoire à avoir tous les droits" lance encore l’ancien agent de la DGSE.

Pour ce dernier, ceux qui sont dans la rue aujourd’hui sont une minorité. "96% des lycées fonctionnent. Ce n’est qu’une minorité d’individus qui parlent fort, qui sont agressifs, qui ont des revendications parfois incompréhensibles. Je ne peux plus entendre cette expression de souffrance au travail, de souffrance des étudiants. On vite certes dans un pays exsangue, mais ce n’est pas l’enfer" conclut-il.

Cliquez ici pour écouter l’invité d’André Bercoff  dans son intégralité en podcast.

Retrouvez l’invité d’André Bercoff chaque vendredi à 12h dans “La Culture dans tous ses états” sur Sud Radio.

Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !

L'info en continu
13H
12H
11H
10H
09H
Revenir
au direct

À Suivre
/