Ce mardi 13 octobre, Greta Thunberg a rejoint à la surprise généralke les lycéens devant le lycée Paul-Éluard, à Saint-Denis. Postée face à l’un des épicentres de l’« Acte V » du mouvement lycéen, la militante écologiste suédoise s’est mêlée à la foule, keffieh autour du cou. Un symbole de solidarité avec les Palestiniens qui rappelle sa position dans le conflit à Gaza.
"Les jeunes ne sont pas associés aux discussions"
Mais que fait la militante suédoise à Saint-Denis ? Interrogée par les journalistes devant le lycée, Greta Thunberg a annoncé son soutien à une génération « passée sous silence », à sa propre génération puisque la militante est une 2003.
Cette frustration, la Suédoise la connaît bien : « Les jeunes ne sont pas associés aux discussions. On nous vole notre avenir et, comme on a pu le constater ici, les écoles ne reçoivent pas les investissements dont elles ont besoin. »
Greta Thunberg, figure née d'une grève scolaire
Face à la grève des lycéens et étudiants, qui dure depuis la mi-septembre, Greta Thunberg se dit « extrêmement fière des étudiants français ». Si son combat écologique peut paraître bien éloigné des revendications scolaires, la militante relie ces deux combat.
C’est même à l’école que tout commence pour Greta en août 2018 : à 15 ans, elle entame seule, une grève scolaire devant le Parlement suédois. Après un cours de sciences, l’adolescente s'indigne de l'inaction des politiques face au changement climatique. Elle exige des actions. Son geste, simple, est ultra-médiatisé et déclenche le mouvement mondial « Friday for Future ».
🚨 EN DIRECT - Blocage des lycées et facs : Greta Thunberg aux côtés des lycéens à Saint-Denis 🔀 Suivez tout au long de la journée l'Acte 5 de la mobilisation lycéenne et étudiante : https://t.co/4r5sAGGKBR
— Sud Radio (@SudRadio) October 13, 2026
Un besoin commun de justice "sociale et environnementale"
L’écologiste est donc venue ce 13 octobre pour une cause commune : celle d’un besoin de justice, qu’elle soit « sociale » ou « environnementale ». Il faut avancer « main dans la main ». La jeune femme critique un ordre mondial dont l’avenir est déterminé par ceux qui n’y seront plus.
« Si l’on vit dans une société qui néglige la jeunesse, qui est le futur, c’est l’un des signes les plus clairs d’une société qui a abandonné. Par conséquent, il est temps que les jeunes se soulèvent et récupèrent leurs droits. »
La mobilisation prend de l'ampleur
Greta Thunberg n’est pas la seule à s’être rendue sur les lieux, en soutien aux jeunes Français révoltés : une vingtaine d’avocats étaient également présents pour constituer une « chaîne en robe » destinée à protéger les lycéens en cas de tension avec les forces de l’ordre.