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Mobilisation des lycéens : à quand la fin de la récré ?

La France est-elle à l’aube du grand soir ? Est-on, avec la mobilisation des lycéens, et la révolte qui gronde, aux prémices d’un nouveau 68 ? Réponse avec le président de l’UNI, Olivier Vial. 17 octobre : une audience en baisse, une radicalité en hausse ? "Dans tous les mouvements sociaux que l’on observe depuis trois-quatre ans, […]

Quelle forme prendra la mobilisation du 17 octobre ? Pour en parler, Olivier Vial, président de l’UNI, était l’invité de Perico Legasse mardi 13 octobre sur Sud Radio.
Quelle forme prendra la mobilisation du 17 octobre ? Pour en parler, Olivier Vial, président de l’UNI, était l’invité de Perico Legasse mardi 13 octobre sur Sud Radio.

La France est-elle à l’aube du grand soir ? Est-on, avec la mobilisation des lycéens, et la révolte qui gronde, aux prémices d’un nouveau 68 ? Réponse avec le président de l’UNI, Olivier Vial.

17 octobre : une audience en baisse, une radicalité en hausse ?

"Dans tous les mouvements sociaux que l’on observe depuis trois-quatre ans, on constate une baisse de l’audience, et donc de la participation. Mais une augmentation de l’intensité et de la radicalité" explique Olivier Vial, président de l’UNI, au micro de Sud Radio. Des constats similaires pourront-ils être effectués le 17 octobre prochain, date de la grande manifestation des syndicats, des gilets jaunes, sur fond de mobilisation des lycéens ?

"Le 17 octobre pourra être un terrain de violence, car on sent bien qu’il y a de la colère, mais l’audience pourrait ne pas être aussi importante que ce que l’on a connu lors du premier mouvement des Gilets jaunes. Cela s’explique par des différences politiques. En général, la mobilisation et la radicalité s’expriment lorsqu’il n’y a pas d’autre possibilité politique. Et là, l’approche des échéances électorales fait qu’une grande partie des gens pense que la solution passera d’abord par les urnes" ajoute-t-il au micro de Sud Radio.

Une réponse policière à la colère

Pour Jérôme Rodrigues, des Gilets jaunes, les conditions d’un grand mécontentement sont tout de mêmes réunies. "La plupart des gens qui viennent discuter ne sont que des mécontents. Il y a énormément de mécontents. Au-delà du carburant, l’inflation dans sa globalité. Le ras-le-bol, le fait de ne pas être entendu, le fait de toujours payer plus pour avoir moins. Il y a un mécontentement général dans le pays" lance-t-il de son côté, estimant que "les problèmes ne se règleront pas en une journée".

Pour ce dernier, l’héritage des Gilets jaunes, sur le terrain, "c’est la violence du maintien de l’ordre". "Ceux qui entreraient sur le marché de la colère seront bien accueillis par les policiers, un jour ou l’autre. Manque de bol, cela tombe aujourd’hui sur les lycéens qui prennent toute leur colère. C’est même pire que ce qu’ont pris les Gilets jaunes. On n’est pas sur une réponse politique, mais une réponse policière, une réponse de répression" conclut-il.

Cliquez ici pour écouter l’invité de,Perico Legasse dans son intégralité en podcast.

Retrouvez “Le face à face” de Perico Legasse  du lundi au jeudi  à 13h dans La France dans tous ses états Sud Radio.

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