Edouard Geffray, le ministre de l’Éducation Nationale, a annoncé hier soir à la surprise générale 3000 enseignants supplémentaires dès la semaine prochaine. Une mobilisation rendue possible grâce à un nouveau logiciel, mais qui interroge tant sur le fond que sur la forme.
"Existent-ils vraiment ?"
"Au niveau des organisations syndicales représentatives, nous n’avons pas les détails sur ces 3000 enseignants annoncés, commente Jean-Rémi Girard, président du Syndicat National des Lycées et Collèges (SNALC), au micro de Jacques Cardoze, sur l’antenne de Sud Radio. Déjà, je ne sais pas s’ils existent vraiment. On a l'impression de les trouver sous un caillou."
"On a l'impression de les trouver sous un caillou"
"Il existe dans certaines académies des TZR, titulaires sur zone de remplacement, qui ne sont pas affectés 100% du temps, ce qui est normal. Ces remplaçants ont été sabrés lors des suppressions de poste précédentes. La question est de savoir s’il y en a 3000 et où ils se trouvent. Ce n’est pas forcément dans les endroits où l’on a besoin de remplaçants."
✊#BlocusLycées : 3000 nouveaux profs, cela va-t-il améliorer la situation ?
🗣️ Jean-Rémi Girard (@SNALC_National) : "On ne sait pas s'ils existent vraiment, on a l'impression de les trouver sous un caillou" #GrandMatin
📻https://t.co/y4VcQ5aEb1 https://t.co/hHJwxzuuL5
— Sud Radio (@SudRadio) October 9, 2026
"Ils ne peuvent pas refuser des remplacements qui se trouvent sur leur zone"
"On a aussi besoin des bonnes disciplines, précise Jean-Rémi Girard, président du SNALC, sur l’antenne de Sud Radio. Si l’on doit remplacer un professeur de physique chimie, on ne va pas envoyer un professeur d’espagnol." Peut-on imposer à des enseignants remplaçants de changer de secteur ? "C’est le principe d’un TZR : le remplacement doit se trouver sur cette zone. Ce sont des personnes soit qui ont passé le concours si ce sont des titulaires, soit des contractuels en contrat à durée indéterminée. Ils ne peuvent pas refuser des remplacements qui se trouvent sur leur zone."
"On ne pense pas que le nouveau logiciel va tout régler"
Certaines spécialités sont-elles plus touchées que d’autre ? "C’est extrêmement compliqué. Ce n’est pas forcément la même chose d’une académie à l’autre. On sait que certains disciplines ont du mal à recruter : lettres, mathématiques, allemand et un certain nombre d’autres langues vivantes. Il y a aussi parfois des congés maternité, des départs à la retraite en cours d’année. On ne pense pas que le nouveau logiciel va tout régler. On est bien d’accord que parfois, les personnels administratifs travaillent avec des logiciels qui sont des reliques d’un ancien temps. Parfois, il n'y a aussi personne pour recevoir les requêtes des responsables d’établissement."
Retrouvez "Sud Radio vous explique" chaque jour à 7h40 dans le Grand Matin Sud Radio avec Jacques Cardoze
Cliquez ici pour écouter “Sud Radio vous explique”
Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !