Depuis la mi-septembre 2026, début des mobilisations, plusieurs figures lycéennes et étudiantes émergent. Elwan, Louise Montangon, Seydou BA, Louis Letoublon ou encore Nathanaël Combary : qui sont ces nouvelles figures de proue et porte-voix d'une jeunesse mobilisée.
Elwan, lycéen parisien LFIste : "Macron, on n'en veut plus !"
Elwan, c'est « l’orateur » par excellence. Dans un reportage republié sur X la semaine passée, l’élève du lycée parisien Jacques-Decour se distingue par sa diction, sa culture évidente et ses vifs propos.
En quelques jours, sa prestation fait des millions de vues. Interrogé en pleine manifestation par Vincent Lapierre, ancien proche du polémiste antisémite Alain Soral, Elwan reste inébranlable. Plus encore, l’intervieweur devient interviewé : le youtubeur d’extrême droite balbutie, à court de répartie.
Avec une visibilité grandissante, le jeune homme n’hésite pas à montrer son appartenance à LFI, ni son ras-le-bol face au gouvernement. « Macron, on n’en veut plus. Lecornu, c’est la même chose. Et l’autre là, Edouard Geffray, qui ne sait pas écrire un mot simple alors qu’il se revendique comme le chef de l’éducation scolaire, il devrait dégager. »
Ils sont tellement émouvants ces jeunes https://t.co/vqk1R1xHes
— Ayoub (@2voyageur) October 4, 2026
Louise Montangon, étudiante encartée RN et militante UNI
Inébranlable dans la rue, le lycéen garde son latin même sur les plateaux télé, comme en témoigne son passage sur le plateau d'LCI : Elwan et Louise Montangon ont discuté, ou plutôt grandement débattu. Si Erwan a soutenu les manifestations, la jeune fille, elle, y est fermement opposée. La militante de l’Union nationale interuniversitaire (UNI) défend en effet une tolérance zéro envers les blocages universitaires.
Étiquetée RN, Louise Montangon s’est emportée face à Elwan, mais son échange particulièrement tendu face à Gabriel Attal, ancien ministre de l’Éducation nationale, n’est pas passé inaperçu ! « Votre bilan est désastreux », ou encore « Vous êtes le visage du laxisme » : cash, directe et bourrée d'arguments, l’étudiante en master ne manque pas de caractère et ne mâche pas ses mots..
🗣️ "La violence, elle est pas légitime quand on voit des professeurs se faire balancer de l'essence dessus (...) vous avez volé la parole de ceux qui sont vraiment dans le besoin." Louise, étudiante, interpelle Elwan sur les violences en marge des blocages #LaGrandeConfrontation https://t.co/qxvIvZVWE1
— LCI (@LCI) October 7, 2026
Seydou Ba, lycéen à Rosny-sous-Bois et LFIste
Lui préfère militer dans la rue ou sur les réseaux, mégaphone à la main. Avec 17 000 abonnés sur Instagram et 70 000 sur TikTok, Seydou Ba est lycéen à Rosny-sous-Bois et militant LFI. Relayé par de nombreux médias et personnalités politiques comme Bally Bakayoko ou encore, Antoine Léaument, le délégué de classe prépare les blocages chaque matin.
Objectif ? Montrer l’envers du décor, celui d’une grève bon-enfant soutenue par les enseignants de son lycée. Le jeune homme critique le « temps de démocratie intérieure » proposé par le ministre de l’Éducation : « Appeler à la démocratie interne, ça veut dire que le problème vient de l’intérieur. Mais le problème, il vient du manque de dotation, des subventions qu’on ne reçoit pas. Ni de la Région, ni de l’Éducation ! »
Louis Letoublon et Nathanaël Combary : ne rien lâcher
Et ce ne sont pas Louis Letoublon, vice-président de l’organisation « Les Lycéens ! », ni Nathanaël Combary, président de « Renouveau lycéen », qui diront l’inverse. D’une seule voix, les deux jeunes hommes ont appelé à poursuivre la mobilisation en France ce vendredi 10 octobre.
"Si demain la mobilisation cesse, le gouvernement n'a plus de raison de répondre à nos revendications" Louis Letoublon, vice-président de "Les Lycéens !", et Nathanël Combary, président du conseil d'administrations de "Renouveau lycéen", appellent à continuer les manifestations https://t.co/Ez3m0ceqfO
— BFM (@BFMTV) October 9, 2026
Ranger les pancartes et calmer le jeu ? Non merci ! « Si demain la mobilisation cesse, le gouvernement n'a plus de raison de répondre à nos revendications" , estime Louis. Le vice-président espère l’ouverture de places dans les facultés, l’abrogation de Parcoursup, ainsi qu’un ryhtme scolaire « tenable ».
Tout aussi engagé, Nathanaël n’en espère pas autant. Parcoursup ? « On n’a pas la capacité de le supprimer ». Le jeune homme appelle tout de même à la « responsabilité » de chacun : « Il y a deux mouvements bien distincts: un mouvement lycéen et un mouvement de violences urbaines qui dessert complètement nos revendications ».