L’Acte V de la mobilisation lycéenne et étudiante a bel et bien lieu ce mardi 13 octobre, et les manifestants sont encore nombreux. Mais si le mouvement persiste, il semble s’essouffler de jour en jour. « Environ 200 établissements » sont fermés aujourd’hui, selon le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, contre près de 500 au plus fort de la mobilisation. Alors, les vacances de la Toussaint peuvent-elles marquer un coup d’arrêt à ces mobilisations ?
« La colère lycéenne n'est pas prête de s'arrêter »
Julia Kudada, secrétaire générale de l’organisation « Les Lycéens ! », explique au micro de Sud Radio : « Malheureusement, les lycéens ne sont pas satisfaits du remplacement de professeurs. En fait, c'est une seule mesure parmi énormément de revendications. » Ce mécontentement persistant pourrait donc pousser les lycéens à poursuivre la mobilisation.
Le « remplacement de professeurs » fait référence a l’annonce d’Édouard Geffray d’un déploiement de 3 000 professeurs remplaçants dans les établissements les plus en difficulté.
« La colère lycéenne n'est pas prête de s'arrêter tant qu'il n'y aura pas des mesures concrètes pour améliorer leurs conditions de vie et de travail », affirme-t-elle.
Les vacances de la Toussaint, un tournant pour le mouvement ?
Malgré les annonces du ministre de l’Éducation nationale, qui évoque une « décrue » du mouvement, le doute persiste quant à la suite de la mobilisation. Dimanche, le cosecrétaire général de l’Union syndicale lycéenne (USL), Marius Mesnil, estimait lui aussi, sur franceinfo, qu’il « faudra continuer pendant les vacances ».
Le samedi 17 octobre, date prévue depuis plus d’un mois pour une nouvelle journée de mobilisation populaire digne de l'époque des Gilets jaunes, pourrait également donner un second souffle au mouvement. Les lycéens et les étudiants, mais aussi des enseignants, le personnel navigant aérien et plusieurs organisations syndicales, dont la CGT, appellent à manifester ou à soutenir cette journée d’action.