Après deux semaines de vacances scolaires, l’heure est à l’incertitude : les blocages de lycées vont-ils se poursuivre en ce heure de rentrée ? Dans quel état d’esprit sont les proviseurs de lycée ?
Lycées bloqués : Des chefs d’établissements blessés
"Quand on a vécu les trois semaines avant les vacances, on est un peu inquiet et fébrile, résume Bruno Bobkiewicz, proviseur du lycée Saint-Louis à Paris et secrétaire général du SNPDEN-UNSA au micro de Benjamin Glaise, sur l’antenne de Sud Radio. Parfois dans des conditions extrêmement difficiles, avec des chefs d’établissements directement visés voire blessés."
"Nous avons entendu les appels à poursuivre la mobilisation de la part des représentants des lycéens. Il faut voir si les lycéens vont suivre ou pas. Des annonces ont été faites, certains vont considérer que c’est satisfaisant, d’autres pas. Nous sommes dans l’attente, c’est compliqué de se projeter. Nous sommes inquiets à l’idée de revivre ce que l’on a vécu."
🔴 "On est inquiet et fébrile. On s'attend à une semaine difficile. Il y a déjà des établissements bloqués ce matin"
— Sud Radio (@SudRadio) November 2, 2026
🗣️Une rentrée scolaire sous pression : les proviseurs redoutent une reprise sous tension, avec @BrunoBobkiewicz #GrandMatin
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"Il faut être attentif à sa propre sécurité"
"Les lycées seront bloqués dès lundi", préviennent les organisations lycéennes… "Il y en aura certainement. La question, c’est le nombre, résume Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du SNPDEN-UNSA sur l’antenne de Sud Radio. Je sais qu’il y en a déjà quelques-uns bloqués ce matin. Quand c’est un blocage respectueux, où l’on laisse entrer ceux qui veulent, il n’y a pas de difficultés hormis la tension que cela génère. C’est compliqué de savoir si cela peut prendre de l’ampleur ou pas. La journée de jeudi risque d’être plus compliquée."
Quelles consignes donner aux chefs d’établissement en cas de blocage ? "Il faut être attentif à sa propre sécurité. Les collègues ont fini la période épuisés, et une cinquantaine de chefs d’établissement ont été blessés." Certains pensent-ils à démissionner ? "On en est là, cela a été traumatisant pour certain d’entre eux. Ils ont été attaqués par leurs propres élèves, coursés dans l’établissement. Ils ont reçu des tirs de mortiers, vu leur logement personnel saccagé, voir brûlé. C’est allé très loin. Il faut quand même rappeler que bloquer un établissement sans permettre l’accès, c’est interdit par la loi."
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