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Les entreprises françaises peuvent-elles s'émanciper des GAFAM ?

Les entreprises françaises ont-elles les moyens de s’affranchir des GAFAM ? Gilles Attaf, président de la certification Origine France Garantie, livre son éclairage sur le sujet au micro de Sud Radio.

Gilles Attaf, sur les GAFAM, invité de Perico Legasse dans "La France dans tous ses états” sur Sud Radio.
Gilles Attaf, sur les GAFAM, invité de Perico Legasse dans "La France dans tous ses états” sur Sud Radio.

Face aux GAFAM, est-il possible de remettre au cœur de l’économie des entreprises qui produisent en France ? Nos sociétés ont-elles les moyens de s’affranchir de la toute-puissance des géants du Net transatlantiques ?

Face aux GAFAM, le risque d’un kill switch

"Aujourd’hui le péril est terrible. Nous sommes dans une dépendance numérique totale vis-à-vis des Américains. Nous pouvons, du jour au lendemain, couper tous les accès. C’est ce qu’on appelle le kill switch. Vous n’aurez plus accès à vos mails. Vous ne pourrez plus utiliser votre VISA ou votre Mastercard. Le danger est important. Nous l’avons identifié. Nous avons l’impression que nous sommes une colonie numérique des Américains, et que nous n’avons pas d’autre choix. Et bien pourtant si. Il y a encore en France des entreprises capables de proposer des solutions numériques souveraines. Ce qui nous permettrait de faire nos propres choix et de conserver cette capacité de liberté, que l’on peut perdre aujourd’hui" explique Gilles Attaf au micro de Sud Radio.

Le président de la certification Origine France Garantie estime avoir lancé plusieurs alertes à ce sujet depuis un certain temps. Et qu’aujourd’hui, il est encore temps de réagir avant qu’il ne soit trop tard. "Réindustrialiser le pays sans être en capacité de maîtriser ces données, c’est un sujet que nous avons voulu mettre en avant avec Origine France Garantie, comme des lanceurs d’alerte. Il y a des solutions françaises qui existent, et ce que nous voulons, c’est de les mettre en avant" ajoute-t-il au micro de Sud Radio.

Souveraineté et résultats économiques

Depuis 1945, le soft power américain règne en maître et on nous explique que tout va bien se passer. Au-delà de la question de la souveraineté, demeure aussi un vrai sujet économique. "On se rend compte aujourd’hui que ce n’est pas le cas. La mondialisation heureuse qu’on a voulu nous vendre est bien plus compliquée à gérer pour un pays qui veut conserver sa souveraineté. Cela s’est fait insidieusement. Chaque année, ce sont 56 milliards d’euros qui partent vers les Etats-Unis, et qui pourraient pourtant être récupérés par nos entreprises françaises. Après l’énergie, c’est notre deuxième déficit commercial" lance encore Gilles Attaf.

"Nous avons un vrai sujet : réussir à financer notre modèle social qui nous tient vraiment à cœur. Pour cela, il faudrait réussir à faire entrer de l’argent dans les caisses" conclut Gilles Attaf. Cet argent, selon lui, il est là, sous nos yeux. Ou plutôt envoyé dans un flux permanent vers les Etats-Unis. Un flux qui finit dans les caisses des GAFAM, ces grandes entreprises américaines qui nous imposent aujourd’hui leurs lois, mais aussi leurs tarifs.

Cliquez ici pour écouter l’invité de,Perico Legasse dans son intégralité en podcast.

Retrouvez “Le face à face” de Perico Legasse  du lundi au jeudi  à 13h dans La France dans tous ses états Sud Radio.

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