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L’opinion d’Elisabeth Lévy : "La fascination pour la violence, c’est dans l’ADN de la gauche"

OPINION SUD RADIO – Elisabeth Lévy est revenue sur la minute de silence rendue à l’Assemblée nationale, en hommage à Quentin Deranque, décédé samedi à Lyon, lynché par des membres de la Jeune Garde antifasciste.

L’opinion d’Elisabeth Lévy : « La fascination pour la violence c’est dans l’ADN de la gauche »

L’Assemblée nationale condamne unanimement la violence politique

« Ça va être un moment abject », pronostiquait un député LFI avant la séance et la minute de silence pour Quentin Deranque à l’Assemblée nationale. Mais hier ils se sont tous levé pour Quentin. Même les insoumis qui, pour une fois, se sont abstenus d’éructer, presque stoïques sous les accusations. 

Les grands mots et les grands sentiments étaient de sortie. Seule mesure envisagée: interdiction de réunions et dissolution de groupes déjà dissous. Si on mesure notre impuissance à la détermination affichée, nous n’en avons pas fini avec la brutalisation de la vie publique. »

"L’émotion n’est pas une politique"

Au moins, maintenant, tout le monde est conscient du problème. 

« Tout le monde est saisi par l’émotion, l’indignation. Mais l’émotion n’est pas une politique. Derrière l’unanimité d’un jour, les lignes ne bougent pas. À gauche, on pleure mais aucun effort réel de vérité n'est fait : « Le meurtre de Quentin est abject mais n’oublions pas le combat contre l’extrême droite ». 

Je cite un édito sidérant du Monde. «Ceux qui l’ont tué n’ont pas seulement commis un meurtre, ils ont sali les combats progressistes et humanistes. Leur geste scandaleux, commis au nom d’idéaux de gauche, ne doit pas faire oublier que l’extrême droite compte des partisans ouverts de la violence, et des ennemis acharnés de la démocratie et de la République. » C’est comme le communisme. Une belle idée mal réalisée. La violence est donc accidentelle et Quentin un regrettable dommage collatéral d’une guerre légitime contre la bête immonde. 

"Le combat n’est pas politique mais moral"

Mais vous savez, la complaisance et la fascination pour la violence c’est dans l’ADN de la gauche depuis naissance en 1789. Le combat n’est pas politique mais moral.« On affronte pas des adversaires. On lutte contre des ennemis de l’humanité ». Certes, les réseaux sociaux en témoignent, ces affects robespierristes, théorisés à gauche, se sont largement diffusés.

Une certitude. la politique ne remplit plus sa fonction première qui est de civiliser et de représenter les conflits pour nous permettre de vivre ensemble. La civilité, l’esprit des Lumières, le goût du pluralisme ne se décrètent pas. »

Retrouvez Soyez Libre dans le Grand Matin Sud Radio au micro de Patrick Roger

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