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Prix du pétrole : faut-il faire son plein sans attendre avant une nouvelle flambée du carburant ?

Par La rédaction

Le conflit entre Iran et États-Unis reprend autour du détroit d'Ormuz. Faut-il s'attendre à une nouvelle explosion du prix du pétrole ?

carburant
Près de 17% des stations-service rencontraient des difficultés d'approvisionnement sur au moins un carburant jeudi 20 octobre. © AFP

Quel impact aura la reprise des hostilités en Iran sur les carburants en pleine période de grandes vacances ? Après une baisse attendue, la hausse va-t-elle se poursuivre dans les prochains jours, à la veille d’une nouvelle vague de départs en vacances et alors que le prix du baril repart à la hausse ?

"On ne voit pas de signes d'accalmie"

"La situation est incertaine, tout dépend de ce qui se passe dans le détroit d’Ormuz, estime Jean-Louis Schilansky, ancien président de l'UFIP (Union française des industries pétrolières), au micro de Benjamin Glaise sur l'antenne de Sud Radio. Les hostilités ont repris depuis quelques jours. Les prix du pétrole, descendus à 70 € le baril, sont remontés à 85 €. On a vu les prix à la pompe remonter également, nous sommes juste en dessous des 2 € le litre à la pompe."

"La tendance est plutôt haussière"

"Effectivement, la tendance est plutôt haussière. On ne voit pas de signes d’accalmie. Les Iraniens veulent à tout prix contrôler ce détroit, les Américains veulent s’en empêcher. Les marchés sont très inquiets. Si l’on devait faire un pari, mieux vaut faire le plein !"

"Pas de risque de pénurie"

"Il ne s’agit pas de s’affoler, il n’y a pas de risque de pénurie. Mais le risque d’augmentation est plus élevé que les chances de baisse. Il ne s’agit pas de se ruer sur les stations-services, mais de couvrir le risque d’une augmentation de 5 à 10 centimes d’euros du litre. La situation n’a donc rien à voir avec la situation de mai dernier, et les augmentations de prix très conséquentes. Le prix du baril était monté à 120 dollars, on en est très loin."

"Le risque d’augmentation est plus élevé que les chances de baisse"

Pour autant, "la France ne s’approvisionne quasiment pas en pétrole depuis le détroit d’Ormuz, rappelle Jean-Louis Schilansky, ancien président de l'UFIP, sur l'antenne de Sud Radio. Notre approvisionnement vient de la côte occidentale de l’Afrique, d’Europe, de Norvège, un peu des États-Unis. Par contre, le marché est mondial, et les prix que l’on paie en France augmentant même si l’on ne s’approvisionne pas du côté d’Ormuz."

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