Quel impact aura la reprise des hostilités en Iran sur les carburants en pleine période de grandes vacances ? Après une baisse attendue, la hausse va-t-elle se poursuivre dans les prochains jours, à la veille d’une nouvelle vague de départs en vacances ?
Pétrole : pas de signes d'accalmie à Ormuz
"La situation est incertaine, tout dépend de ce qui se passe dans le détroit d’Ormuz, estime Jean-Louis Schilansky, ancien président de l'UFIP (Union française des industries pétrolières), au micro de Benjamin Glaise sur l'antenne de Sud Radio. Les hostilités ont repris depuis quelques jours. Les prix du pétrole, descendus à 70 € le baril, sont remontés à 85 €. On a vu les prix à la pompe remonter également, nous sommes juste en dessous des 2 € le litre à la pompe."
"Effectivement, la tendance est plutôt haussière. On ne voit pas de signes d’accalmie. Les Iraniens veulent à tout prix contrôler ce détroit, les Américains veulent s’en empêcher. Les marchés sont très inquiets. Si l’on devait faire un pari, mieux vaut faire le plein !"
⛽️Guerre en Iran : les prix des carburants pourraient de nouveau bondir
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Un prix du pétrole mondial
"Il ne s’agit pas de s’affoler, il n’y a pas de risque de pénurie. Mais le risque d’augmentation est plus élevé que les chances de baisse. Il ne s’agit pas de se ruer sur les stations-services, mais de couvrir le risque d’une augmentation de 5 à 10 centimes d’euros du litre. La situation n’a donc rien à voir avec la situation de mai dernier, et les augmentations de prix très conséquentes. Le prix du baril était monté à 120 dollars, on en est très loin."
Pour autant, "la France ne s’approvisionne quasiment pas en pétrole depuis le détroit d’Ormuz, rappelle Jean-Louis Schilansky, ancien président de l'UFIP, sur l'antenne de Sud Radio. Notre approvisionnement vient de la côte occidentale de l’Afrique, d’Europe, de Norvège, un peu des États-Unis. Par contre, le marché est mondial, et les prix que l’on paie en France augmentant même si l’on ne s’approvisionne pas du côté d’Ormuz."
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