Les puces, tiques et autres parasites représentent un risque pour la santé des chiens, des chats… mais aussi de toute la famille. Entre les pipettes, les comprimés et les colliers antiparasitaires, il n'est pas toujours simple de savoir quel traitement privilégier. Anne-Laure Brami, de la clinique des Coquelicots à Saint-Germain-en-Laye, rappelle sur Sud Radio les bons réflexes à adopter.
Même un chat d'intérieur peut être infesté
Beaucoup de propriétaires pensent qu'un animal qui ne sort jamais n'a pas besoin d'être traité. Pourtant, le risque est bien réel. "Beaucoup de personnes me disent : mon animal ne sort pas, donc je ne vais peut-être pas avoir besoin de le traiter. Mais nous, quand on sort, on ramène les œufs sous nos chaussures. Ensuite, ils prolifèrent sur nos chats et s'installent dans la maison, notamment avec le bois ou les parquets. Il faut donc faire attention."
Pipette ou comprimé : quelle solution privilégier ?
Il existe aujourd'hui plusieurs formes de traitements antiparasitaires : pipettes, comprimés ou encore colliers. Pour la vétérinaire, la pipette est la meilleure solution : "J'ai tendance à recommander la pipette Stronghold Plus parce qu'elle traite à la fois le sébum et les squames, c'est-à-dire les pellicules du chat". J'ai d'ailleurs très retours très positif de son efficacité."
Quels sont les risques si l'animal n'est pas traité ?
Une infestation parasitaire ne provoque pas seulement des démangeaisons. Elle peut avoir des conséquences bien plus importantes, notamment avec des vers transmissibles à l'homme, en particulier aux enfants. Et les effets ne sont pas toujours immédiats. "On va aussi retrouver des problèmes dermatologiques à la fin de la saison. C'est un peu comme un iceberg : on ne voit pas tout de suite les conséquences, mais elles apparaissent longtemps après", alerte Anne-Laure Brami.
Quels signes doivent alerter ?
Les premiers symptômes passent souvent inaperçus, notamment chez le chat qui se lèche beaucoup. Pourtant, certains signes doivent attirer l'attention : démangeaisons, plaques, croûtes, dépilations ou lésions cutanées. Des boutons, des irritations entre les doigts ou des nœuds dans le pelage peuvent également apparaître. "Dans les cas les plus sévères, le léchage excessif peut provoquer des bouchons de poils et entraîner une perte d'appétit, voire une hospitalisation", indique la spécialiste.
Prévenir coûte moins cher que guérir
Une prise en charge tardive peut rendre les traitements plus longs et plus coûteux. "Vous allez payer une consultation qui vaut le prix de trois ou six pipettes, pour vous inquiéter et avoir un animal auquel il faudra donner des comprimés", rappelle Anne-Laure Brami. "Si on peut vous éviter tout ça, le préventif sera toujours plus salutaire que le curatif, et moins cher."