Les meetings politiques sont-ils à leur place dans les universités. Au lendemain du lynchage du jeune Quentin à Lyon, suite à une intervention de rima Hassan à Sciences Po Lyon, le gouvernement interdit les politiques dans les universités. Atteinte aux libertés ou bonne idée ?
Des commandos dans les universités
Fabrice Balanche, maître de conférence à l’Université Lyon 2, auteur de "Les leçons de la crise syrienne" éd. Odile Jacob, avait également été chahuté en plein amphithéâtre pour le faire quitter son cours. Est-ce le climat de l’université actuelle ?« C’était un commando islamo gauchiste, une vingtaine de personnes masquées et cagoulées, explique-t-il au micro de Patrick Roger, sur l'antenne de Sud Radio. C’était suite à un blocage que ce groupe avait organisé à l’université. Ils protestaient contre le fait qu’on ait interdit aux étudiants de faire la rupture du jeune dans une salle."
"En fait, il voulaient faire mon procès public. C’était extrêmement violent, ils sont arrivés par les deux entrées de l’amphi. Ils voulaient m’empêcher de partir, j’ai dû insister pour m’exfiltrer. Ensuite, ils m’ont poursuivi et insulté. Depuis je suis quand même sous protection à l’université. J’ai deux gardiens devant la porte de mes cours, mon nom est taggé sur les murs de l’université. C’est une ambiance assez délétère."
🗣️@FabriceBalanche (Université Lyon 2) : "Il faut interdire les politiques dans les universités ! Elles doivent être neutres politiquement ! Aujourd'hui, ce sont des citadelles de l'extrême gauche ! #GrandMatin
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Interdit par le code de l'éducation
"Je ne me promène plus sur le campus, je ne prends plus les transports en commun, explique Fabrice Balanche, maître de conférence à l’Université Lyon 2 sur l'antenne de Sud Radio. Vous pouvez imaginer ce qui arrive aux étudiants non gauchistes. Ils sont identifiés, ostracisés. Un étudiant de Lyon 2 voulait quitter la faculté car victime de harcèlement. Tout cela dans l’impunité la plus totale. Mes agresseurs n’ont soit-disant pas été identifiés, alors que cela faisait deux mois qu’ils occupaient une salle. Je sais que le procureur a classé l’affaire. Comment voulez-vous, avec l’impunité dont ils bénéficient, qu’ensuite ils n’en viennent pas aux mains."
Faut-il interdire les réunions politiques dans les universités ? "Je le demande depuis très longtemps. Nous sommes dans un tel climat qu’il faut les interdire. Une université doit être neutre religieusement et politiquement. De toutes façons, c’est inscrit dans le code de l’éducation.
On n’a pas à faire de prosélytisme politique à l’université."
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