Totalement dominé dans les 20 premières minutes par Monaco, le PSG et Désiré Doué se sont réveillés pour renverser les Monégasques lors du barrage aller de Ligue des champions (3-2), en montrant leur visage de champions d'Europe.
Ce match a parfaitement résumé la saison en cours des Parisiens: du mauvais, du très bon et la perte d'Ousmane Dembélé sur blessure, touché au mollet au gauche, comme déjà en novembre dernier.
D'abord en retard dans tous les secteurs et en particulier défensivement, les joueurs de Luis Enrique ont encaissé deux buts trop facilement et très tôt dans le match.
Les Monégasques ont d'abord profité d'une mauvaise transversale de Nuno Mendes pour enclencher une offensive et trouver la tête de Folarin Balogun, étrangement laissé seul dans la surface (1-0, 1e).
L'attaquant a ensuite parfaitement combiné avec Akliouche et Golovine pour inscrire un doublé (2-0, 18e), profitant encore des largesses et de la lenteur de la défense parisienne.
Mais Paris, dont le début de match cauchemardesque s'est poursuivi avec la sortie de Dembélé (25e), après une alerte au mollet lundi à l'entraînement, s'est finalement remobilisé et a montré tout son talent et son caractère, ceux du printemps dernier.
"Aucun risque" n'a été pris concernant Dembélé, "c'est un coup", a assuré mardi soir Luis Enrique à propos du Ballon d'or, qui a quitté le stade en dernier et sans boiter, a constaté l'AFP.
Alors très mal engagés dans cette double confrontation avant le retour mercredi 25 février, les Parisiens ont tout changé pour montrer leur visage de champion d'Europe.
L'attaquant parisien Ousmane Dembélé, sorti touché au mollet face à Monaco, le 16 février 2026 en barrage aller de la Ligue des champions au stade Louis-II
Valery HACHE - AFP
Malgré un pénalty de Vitinha stoppé par Philipp Köhn (22e), ils ont recommencé à jouer ensemble, à presser et combiner collectivement, et ont en prime retrouvé une efficacité qui leur fait souvent défaut.
Désiré Doué, qui a remplacé Ousmane Dembélé, est le premier à avoir montré tout son talent, portant offensivement le PSG comme il l'avait fait lors de la finale de la Ligue des champions, mais trop peu depuis. En manque de confiance, il a aussi montré du caractère.
- Doué décisif -
Sur un de ses premiers ballons et intelligemment trouvé par Bradley Barcola, il a dégainé une frappe croisée (2-1, 29e). L'ancien rennais est aussi pleinement impliqué dans le second but (2-2, 41e), avec un débordement sur le côté gauche avant de frapper fort sur Köhn, qui a repoussé sur Achraf Hakimi, bien placé et lucide dans un angle compliqué.
Et c'est encore Doué qui a permis au PSG de totalement renverser le match grâce à une frappe bien placée dans le petit filet (3-2, 67e).
Inconstant depuis plusieurs semaines, Désiré Doué a attendu ce grand rendez-vous pour signer son premier match référence de la saison, au meilleur des moments pour le PSG, qui a perdu son Ballon d'or.
"Je suis très content pour Désiré Doué, parce que la dernière semaine, tout le monde a critiqué, a tué les joueurs", a commenté le coach.
L'attaquant de Monaco Folarin Balogun (à gauche) frappe pour inscrire le deuxième but contre le Paris SG, malgré le retour du défenseur brésilien du PSG Marquinhos, le 16 février 2026 en barrage aller de la Ligue des champions au stade Louis-II
Valery HACHE - AFP
En face, Monaco - qui est mieux depuis plusieurs semaines - n'a pas été aidé par l'expulsion d'Alexandre Golovine, juste après le retour au vestiaire (48e), à cause d'une semelle dangereuse et trop rugueuse sur Vitinha. Mais les Mongéasques ont aussi été plombés par des décisions arbitrales parfois étonnantes, comme sur une main de Marquinhos dans la surface (70e) non sifflée.
Irréguliers cette saison et comptant déjà trois défaites en 2026 (six cette saison), les Parisiens se sont donc redressés en cours de match et après la défaite logique et inquiétante à Rennes vendredi dernier (3-1).
Les Parisiens devront cette fois-ci enchaîner la semaine prochaine, en produisant le même jeu que lors de ces 70 minutes à Monaco, un adversaire qui les avait battu (1-0) en novembre en Ligue 1.
Alors que Paris avait pleinement lancé sa saison européenne l'année dernière lors des barrages contre Brest (3-0 aller, 7-0 retour), ils ont l'occasion de le faire la semaine prochaine, en redevenant sans pitié et redoutablement efficaces. Et plus en dents de scie comme c'est le cas en 2026.
Par Alice LEFEBVRE / Monaco (AFP) / © 2026 AFP