États-Unis : la justice défie Trump sur son décret anti-immigration

Alors que Donald Trump n’en finit plus de faire parler avec son décret anti-immigration, le président américain se voit contrarié dans ses plans par la justice de son propre pays.

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C’est la mesure phare de ce tout début de mandat pour Donald Trump aux États-Unis. Fraîchement élu à la Maison Blanche, le milliardaire a rapidement signé un traité interdisant aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane de pénétrer sur le sol américain, déclenchant de grandes protestations à l’échelle mondiale. Si ce décret a déjà eu des conséquences sur de nombreux voyageurs, la justice américaine a cependant rappelé ces derniers jours au président que les États-Unis étaient un État de droit.Vendredi 3 février, un juge fédéral de Seattle, James Robart, a ainsi bloqué temporairement ce décret avec une injonction temporaire s’appliquant sur tout le territoire américain le temps qu’une plainte déposée lundi par le procureur de l'État de Washington, Bob Ferguson, soit examinée entièrement. "La Constitution a vaincu aujourd'hui. Personne n'est au-dessus de la loi, pas même le président", déclara ce dernier.

Sur Twitter, Donald Trump s’emporte

Mais Donald Trump ne compte pas s’arrêter là. Dans un premier communiqué, la Maison Blanche promet de répliquer. Samedi 4 février, sur son compte Twitter, le milliardaire enrage : "L'opinion de ce soi-disant juge, qui en gros prive notre pays de sa police, est ridicule et sera cassée !". D’autres tweets du même acabit suivront.
L’évolution la plus récente du dossier (mais sans doute pas la dernière) est venue ce dimanche 5 février, lorsqu’une cour d'appel fédérale a refusé la demande du département de la Justice en réclamant aux États de Washington et du Minnesota, à l'origine de la plainte contre le décret Trump, des documents étayant leur demande avant ce lundi après-midi.En attendant, les vols en direction des États-Unis ont de nouveau accepté les ressortissants des sept pays visés par le décret…