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Auto-entrepreneur : le régime continue de séduire

En 2025, la France a battu un record historique de créations d’entreprises, avec 1.165.813 nouvelles immatriculations, soit une hausse de 4,9% par rapport à 2024, indique l'INSEE.

Auto-entrepreneur : le régime continue de séduire

Ce dynamisme s’explique en grande partie par l’essor du statut d’auto-entrepreneur, qui constitue désormais la forme dominante dans le paysage entrepreneurial français.

La micro-entreprise est synonyme de simplicité administrative

Les micro-entrepreneurs – terme officiel du statut d’auto-entrepreneur – ont représenté 65% du total des créations en 2025, soit près de 758.000 nouvelles entreprises selon les chiffres de l’INSEE. Cette progression, régulière depuis plusieurs années, reflète l’attractivité durable de ce régime fiscal et social simplifié. En dix ans, le nombre de créations de micro-entreprises a été multiplié par près de trois, soulignant l’intérêt croissant des Français pour ce modèle.

Plusieurs raisons expliquent cet engouement. La simplicité administrative est souvent citée comme l’un des principaux atouts : il est possible de créer et gérer une auto-entreprise entièrement en ligne, avec des démarches allégées par rapport à celles requises pour une société classique. Pour un grand nombre de porteurs de projets, notamment les jeunes, les salariés en reconversion ou les personnes souhaitant tester une idée sans prendre de risques financiers majeurs, cette facilité d’accès est un facteur décisif. "Vous vous inscrivez et vous radiez en quelques clics. Et, troisièmement, vous ne subissez pas ce qui s'est créé en France de façon perverse depuis trente ans - cette économie de la complexité, où une multitude de gens vivent de la complexité administrative. Ils accompagnent soi-disant les entreprises pour leur simplifier la vie. Mais c'est terrifiant !", commente au micro de Sud Radio François Hurel, président de l'Union des auto-entrepreneurs.

L'absence de charges sociales fixes, l'autre point fort du régime de la micro-entreprise

Le régime fiscal et social adapté séduit aussi : les cotisations sociales sont calculées proportionnellement au chiffre d’affaires, ce qui permet de ne payer des charges que si l’activité génère des revenus. "Vous ne payez les cotisations sociales et fiscales que si vous encaissez un chiffre d'affaires. Tant que vous n'avez rien gagné, vous ne devez rien à personne", rappelle François Hurel à l'antenne de Sud Radio, dans la rubrique "C'est quoi le problème ?" avec Félix Mathieu. Cette flexibilité financière limite les barrières économiques à l’entrée et atténue les risques liés au démarrage d’une activité indépendante. De plus, l’absence de charges sociales en l’absence de chiffre d’affaires constitue un filet de sécurité apprécié par de nombreux créateurs.

L’auto-entrepreneuriat répond également à une aspiration sociale plus large : celle de travailler de manière autonome et de concilier vie personnelle et professionnelle. Dans un contexte où les formes traditionnelles d’emploi sont parfois perçues comme rigides, nombreux sont ceux qui voient dans le statut d’auto-entrepreneur une voie vers plus de liberté professionnelle, d’innovation ou de création de revenus secondaires.

Cependant, derrière ces chiffres flatteurs, certains observateurs appellent à nuancer ce succès : beaucoup de micro-entrepreneurs exercent à temps partiel ou génèrent des revenus modestes, et la pérennité des activités reste un enjeu important à long terme.

Malgré ces limites, le statut d’auto-entrepreneur conserve une attractivité forte et constitue aujourd’hui un pilier de la dynamique entrepreneuriale française, en permettant à un grand nombre de porteurs de projet de concrétiser leurs ambitions professionnelles avec des contraintes allégées.

Retrouvez "C'est quoi le problème ?" avec Félix Mathieu.

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