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Leclerc, Niel, Pigasse, Arnault : des candidats crédibles à la Présidentielle 2027 ?

Par Thomas Rannou

GROS PLAN SUD RADIO - Et si l’avenir politique de la France passait par le monde de l’entreprise ? Selon un sondage OpinionWay publié par La Tribune Dimanche, 58 % des Français estiment qu’un patron ferait un bon président de la République. Un chiffre révélateur à l’heure où la défiance envers la classe politique atteint des sommets.

French CEO Michel-Edouard Leclerc poses in Paris on March 24, 2021. (Photo by JOEL SAGET / AFP)

C'est l'enseignement du week-end ! Selon un sondage OpinionWay, paru à la Une de la Tribune Dimanche, 58% des Français pensent qu’un patron ferait un bon président de la République. Un pourcentage conséquent à l'heure où la défiance envers le personnel politique ne cesse d'augmenter.

L’enquête montre également une forte reconnaissance du rôle économique des entreprises : 74 % des sondés estiment que les entrepreneurs sont les mieux placés pour créer de la croissance et de l’emploi, 82 % jugent que les entreprises contribuent fortement à la croissance, et 75 % considèrent qu’elles sont plus taxées en France qu’ailleurs en Europe. Par ailleurs, 69% considèrent que les gouvernements successifs "ne comprennent pas les réalités auxquelles les entrepreneurs sont confrontés".

Des résultats qui traduisent "le symptôme du ras-le-bol démocratique d'un pays qui cherche moins un idéologue qu'un praticien", analysait Maxime Lledo dans son édito du week-end sur Sud Radio.

Niel, Edouard-Leclerc, Pigasse, Arnault : 4 prétendants à la loupe

Les Français prêts à confier les rênes de l'Élysée à un chef d'entreprise ? Mais la réciproque est-elle vraie ? Et qui pourrait en être l'incarnation ? Plusieurs noms semblent se détacher, dont certains ont déjà annoncé qu'ils ne fermaient pas la porte à cette hypothèse. Tour d'horizon :

Xavier Niel, une idée derrière la tête

Âgé de 58 ans, le milliardaire des télécoms est à la fois l'un des patrons les plus connus des Français, mais aussi l'un de ceux qui jouit de la cote de sympathie la plus élevée. Selon Capital, non moins de74% des Français ont une image positive de lui.

Par ailleurs, à en croire les informations du Point, le patron de Free a sérieusement dans un coin de sa tête l'idée de briguer l'Élysée. "Il en parle tous les jours", aurait notamment rapporté sa fille. Une possibilité qui apparait donc crédible, d'autant qu'un sondage publié par Le Point au printemps 2024 lui accordait environ 10 % des intentions de vote en cas de candidature. Un score loin d'être négligeable pour une personnalité issue de la société civile

Bernard Arnault, un destin à la Trump ?

Contrairement à Xavier Niel, le patron de LVMH n'a jamais fait part de sa volonté de briguer l'Élysée. Mais l'homme le plus riche du monde n'est pas le dernier à intervenir dans les débats politiques qui touchent le pays.

Récemment, il s'est notamment illustré en accusant la France d’être "contre les entreprises en cherchant à les taxer au maximum". Un discours similaire à celui qu'il avait tenu l’an dernier, lorsqu'il avait dénoncé la surtaxe exceptionnelle décidée par l’exécutif, comparée à une "taxation du made in France qui «pousse à la délocalisation."

Ainsi, l'hypothèse de voir le plus célèbre des patrons français s'engager de manière plus concrète dans le scrutin n'apparait pas tout à fait absurde. Présent lors de l'investiture de Donald Trump il y a un an, il avait vanté "un vent d’optimisme" qui souffle de l'autre côté de l'Atlantique. Alors, pourquoi ne pas lui imaginer un destin similaire à celui du milliardaire américain ? Affaire à suivre.

Michel Edouard-Leclerc met les pieds dans le plat

Le plus médiatique des patrons, qui intervient régulièrement sur les ondes des matinales télés et radios, s'est montré à plusieurs reprises ouvert à l'idée d'une candidature.

"Je n’exclus rien", a-t-il encore affirmé ce mardi sur France Inter. "Je n’ai pas de désir élyséen, mais si on me sollicite... Je ne suis pas plus con qu'un autre"

À l’image de Xavier Niel, le président du comité stratégique des centres E.Leclerc jouit d’une popularité notable. Habitué des prises de parole médiatiques, il n’hésite pas à peser dans le débat public. Récemment, il s’est fait l’écho du ras-le-bol fiscal d’une partie des Français, dénonçant des années de réformes et de taxes supplémentaires imposées, selon lui, aux classes moyennes.

Matthieu Pigasse, le plus engagé qui n'exclut rien

Indéniablement le plus politique de tous les patrons, l'homme d'affaires ne se cache pas de mettre ses médias au service de son combat "contre les idées d'extrême droite".

Actionnaire de nombreux titres de presse comme Les Inrockuptibles, Le Monde ou encore Radio Nova, Matthieu Pigasse revendique un engagement idéologique clair et assume sa volonté d’influencer le débat public et s'inscrire comme "une alternative aux idées diffusées dans les médias détenus par Vincent Bolloré".

Ancien haut fonctionnaire et banquier d’affaires, proche des sphères de pouvoir, il incarne une figure hybride, à la frontière entre médias, finance et politique, régulièrement citée parmi les patrons susceptibles de franchir un jour le pas de l’engagement direct. Lorsque la question d'une potentielle candidature lui a été posée sur France, il a affirmé qu'il "n'excluait rien" et entendait, quoi qu'il en soit, peser sur ce scrutin.

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