« Le risque zéro n’existe pas », a déclaré l’actuel ministre de l’Éducation après qu’une professeure ait été poignardée à Sanary-sur-Mer par un élève de 14 ans.
Professeure poignardée : détecter ces profils en amont
Dans cet établissement où nul ne s’attendait à un tel acte, cette enseignante d’arts plastiques d’une soixantaine d’années a été attaquée dans sa classe. Son pronostic vital était toujours engagé mardi soir. Ce collégien pourrait avoir prémédité son geste.« Il faut trouver des solutions en amont, estime Sylvain Duyck, vice-président de la PEEP (Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public) au micro de Patrick Roger sur l'antenne de Sud Radio. Détecter ce type de profil d’élèves qui sont en souffrance au niveau familial. Nous avons besoin de plus de moyens, et de psychologues scolaires dans les établissements."
Y a-t-il des psychologues présents dans certains établissements ? "La présence des infirmières est obligatoire dans les établissements. Mais elles peuvent aussi être là en cas de détresse psychologique. Souvent, elles orientent les élèves vers un psychologue. Mais prendre un rendez-vous peut être un parcours du combattant. Apparemment, sur ces profils, il y a des antécédents familiaux et une détresse psychologique. Poignarder un enseignant à 14 ans, c’est une folie."
🗣️Sylvain Duyck (@FederationPEEP) : "Poignarder une professeure à 14 ans... C'est une folie ! La santé mentale des jeunes doit être une priorité ! Il n'y a pas assez de psy dans les écoles !" #SanarySurMer
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Des psychologues dans les établissements
La santé mentale des jeunes s’est-elle aggravée ces dernières années ? "Cela reste une priorité absolue, il n’y a pas à discuter à ce sujet, affirme Sylvain Duyck, vice-président de la PEEP sur l'antenne de Sud Radio. La PEEP a subventionné des psychologues scolaires extérieurs pour qu’ils interviennent au sein d’établissements. Nous avons un exemple concret sur un établissement où les élèves en avaient besoin."
"On parle de portique, de fouiller les sacs. Le problème n’est pas d’introduire une arme, le risque zéro n’existe pas. Mais il faut prendre le problème en amont. Il faut former des personnes afin d’être capable de détecter ce type de profil. Imaginez partir au collège ou au lycée avec la boule au ventre, ce n'est pas acceptable."
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