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"Nous avons besoin de plus de psychologues scolaires" pour traiter la santé mentale des élèves

Par La rédaction

TEMOIGNAGE SUD RADIO - Une professeure a été poignardée hier en classe. Les parents d'élèves appellent à la présence de psychologues dans les établissements scolaires.

Professeure poignardée
Des policiers municipaux devant le collège de La Guicharde, à Sanary-sur-Mer (Var), où une professeure a été poignardée et grièvement blessée par un élève, le 3 février 2026 (Miguel MEDINA - AFP)

Une enseignante d’arts plastiques, âgée de 60 ans, a été poignardée mardi dans sa classe d’un collège de Sanary-sur-Mer, dans le Var, et son pronostic vital est engagé. Un élève de troisième, âgé de 14 ans, perturbé et perturbateur, lui a donné trois ou quatre coups de couteau à l’abdomen et au bras. Il a été interpellé et placé en garde à vue pour tentative d'assassinat. Sylvain Duyck, vice-président PEEP (Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public), réclame davantage de fermeté et plus de moyens au micro de Sud Radio.

"Nous avons besoin de plus de moyens !"

Dans cet établissement où nul ne s’attendait à un tel acte, cette enseignante d’arts plastiques d’une soixantaine d’années a été attaquée dans sa classe. Son pronostic vital était toujours engagé mardi soir. Ce collégien pourrait avoir prémédité son geste.« Il faut trouver des solutions en amont, estime Sylvain Duyck, vice-président de la PEEP (Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public) au micro de Patrick Roger sur l'antenne de Sud Radio. Détecter ce type de profil d’élèves qui sont en souffrance au niveau familial. Nous avons besoin de plus de moyens, et de psychologues scolaires dans les établissements."

"Poignarder un enseignant à 14 ans, c’est une folie !"

Y a-t-il des psychologues présents dans certains établissements ? "La présence des infirmières est obligatoire dans les établissements. Mais elles peuvent aussi être là en cas de détresse psychologique. Souvent, elles orientent les élèves vers un psychologue. Mais prendre un rendez-vous peut être un parcours du combattant. Apparemment, sur ces profils, il y a des antécédents familiaux et une détresse psychologique. Poignarder un enseignant à 14 ans, c’est une folie."

"La santé mentale des jeunes reste une priorité absolue"

La santé mentale des jeunes s’est-elle aggravée ces dernières années ? "Cela reste une priorité absolue, il n’y a pas à discuter à ce sujet, affirme Sylvain Duyck, vice-président de la PEEP sur l'antenne de Sud Radio. La PEEP a subventionné des psychologues scolaires extérieurs pour qu’ils interviennent au sein d’établissements. Nous avons un exemple concret sur un établissement où les élèves en avaient besoin."

"L’éducation des parents est aussi à mettre en cause"

“C’est horrible, on en a marre ! Il faut plus de fermeté face aux élèves qui amènent des couteaux dans les enceintes des établissements, on doit prendre le sujet de la santé mentale des jeunes au sérieux et je refuse de penser que des portiques changeront quoi que ce soit. L’éducation des parents est aussi à mettre en cause, ça ne va pas.”

"Former des personnes afin d’être capable de détecter ce type de profil"

"On parle de portique, de fouiller les sacs. Le problème n’est pas d’introduire une arme, le risque zéro n’existe pas. Mais il faut prendre le problème en amont. Il faut former des personnes afin d’être capable de détecter ce type de profil. Imaginez partir au collège ou au lycée avec la boule au ventre, ce n'est pas acceptable."

Retrouvez "C'est à la Une" chaque jour à 7h10 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger

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