Tweet de Jean-Luc Mélenchon : "Ce sont des propos factieux très graves" estime Franck Riester

Franck Riester, ministre délégué auprès de la Première ministre, chargé des relations avec le Parlement, était l'invité du “petit déjeuner politique” sur Sud Radio.

Franck Riester retraites
Franck Riester, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 2 décembre, dans “L’invité politique”.

Appel menaçant de Jean-Luc Mélenchon pour le 16 octobre, plan de sobriété, réformes, RN : Franck Riester a répondu aux questions de Patrick Roger.

Tweet de Jean-Luc Mélenchon : "Il appelle d'une certaine façon à utiliser la force contre le pouvoir"

Dans un tweet, Jean-Luc Mélenchon fait un parallèle avec la marche sur Versailles les 5 et 6 octobre 1789 : "Faites mieux le 16 octobre". Franck Riester se dit "partagé". "On pourrait prendre ça à la légère, un nouveau coup de communication car sa marche ne mobilise pas suffisamment". Mais pour le ministre délégué, "c'est très grave ! Ce sont des propos factieux : il appelle d'une certaine façon à utiliser la force contre le pouvoir".

Franck Riester "reconnaît à Olivier Faure et un certain nombre de personnalités de gauche de dénoncer ça. Et de dire que ce n'est pas acceptable. Ce leader de la NUPES qui voulait être Premier ministre, diriger le pays, appelle clairement à utiliser la force contre le pouvoir. Ce sont des propos factieux qui sont graves", insiste-t-il. Il rappelle que Jean-Luc Mélenchon "disait pendant la campagne présidentielle que les chefs d'entreprises étaient des parasites. C'était très grave aussi".

 

RN : "Oui au respect et au travail avec les élus, mais non aux accords politiques"

La semaine de rentrée de l'Assemblée nationale a été électrique, avec notamment le rappel au règlement de Danièle Obono. "L'Assemblée nationale est le coeur battant de la démocratie. Mais ça ne veut pas dire que c'est la foire d'empoigne, le cirque et un bordel organisé !", estime le ministre chargé des relations avec le Parlement. "C'est une expression respectueuse qui permet à chacun de s'exprimer". "L'image donnée par LFI et certains membres de la NUPES depuis le début n'est pas bonne. Ils veulent le désordre dans la rue et à l'Assemblée nationale. Notre rôle, le mien, c'est de faire en sorte que les relations entre le gouvernement et le Parlement se passent le mieux possible. Que les débats soient riches, que notre attitude vis-à-vis du Parlement soient la plus ouverte et constructive possible".

"Le RN a essayé d'être dans une attitude de respectabilité, par exemple en mettant une cravate, reconnaît Franck Riester. Le RN perturbe jusqu'à aujourd'hui moins les travaux que LFI". "Je respecte les députés du RN comme de LFI, car c'est ma conviction de la démocratie. C'est d'une certaine façon respecter les Français qui ont voté pour eux. Je discute régulièrement avec eux. Pour autant, nous ne voulons pas d'accord politique avec des partis qui ont une vision de la société et de l'engagement politique qui ne nous convient pas. Quand le RN antagonise la société, comme LFI, cette façon de faire de la politique ne correspond pas à notre combat politique. Oui au respect et au travail avec les élus, mais non aux accords politiques".

 

Plan de sobriété : "C'est un message de confiance et non d'infantilisation"

Le plan de sobriété a été présenté jeudi 6 octobre. Y a-t-il une menace de coupure de l'énergie cet hiver ? "Non !, assure Franck Riester. Nous avons pris des dispositions qui doivent nous permettre de passer l'hiver correctement. Mais il faut que chacun fasse un effort dès cet hiver pour réduire notre consommation d'énergie. C'est en plus vertueux, dans notre objectif commun de réduction de gaz à effet de serre et de lutte contre le réchauffement climatique. Il y a une action positive à court et long terme".

L'opposition dénonce un excès de communication, tendant de nouveau à nous infantiliser et à faire peur. "Les Français savent bien comment faire pour réduire la consommation d'énergie, reconnaît le ministre délégué. C'était plutôt une annonce d'abord de ce que fait l'État dans un souci d'exemplarité, souligne-t-il. Il s'applique à lui même ce qu'il souhaite que les Français appliquent. C'est un message de confiance et non d'infantilisation, car ils savent qu'ils pourront baisser leurs factures. Il n'y aura pas de sanction. Dans l'administration, on vérifiera qu'elles répondent bien aux demandes de l'État".

 

 

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