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Électricité : "Le gouvernement est totalement responsable de cette hausse", affirme Kévin Mauvieux

Par Jean Baptiste Giraud

"Quand il a dit, hier, l’ordre, l’ordre, l’ordre à trois reprises, moi j’entendais le chaos, le chaos, le chaos" souligne Kévin Mauvieux, député RN de la 3ème circonscription de l’Eure. Il était “L’invité politique” sur Sud Radio. 

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Kévin Mauvieux interviewé par Benjamin Glaise sur Sud Radio, le 25 juillet 2023 , dans “L’invité politique”.

L'interview d'Emmanuel Macron, l'augmentation du prix de l'électricité, les solutions pour faire baisser les prix, les émeutes et leurs conséquences... Kévin Mauvieux a répondu aux questions de Benjamin Glaise.

 

Interview d'Emmanuel Macron : "Ça m’a donné l’impression d’un chef de l’État qui ne gère en réalité plus grand chose"

Emmanuel Macron a tenu une interview depuis Nouméa, le 24 juillet 2023, après avoir renoncé à s’exprimer à l’occasion de la Fête Nationale. "Ça m’a donné l’impression d’un Chef de l’État qui ne gère en réalité plus grand chose", déclare Kévin Mauvieux, député du Rassemblement National. "Cette interview, moi je l’ai prise un peu comme une grande messe, la grande messe de la macronie qui fait son auto-satisfaction."

Pour lui, le moment "le plus important" est celui sur le pouvoir d’achat. "Oui, plutôt, le moment sur l’électricité." Selon le député, le président de la République n’a pas fait de déclarations sur le pouvoir d’achat. "Alors que c’est quand même le souci numéro un des Français."

Sur le prix de l’énergie, souligne le député RN, "j’ai remarqué la gêne dont il a fait preuve quand on lui a parlé de l’augmentation du prix de l’électricité" en août 2023, "il répond à côté."

Le Président a mis en avant les baisses d’impôts. Mais pour le député RN de l’Eure "on aide certains foyers qui sont dits modestes, mais on oublie toutes les classes moyennes". Selon lui, "les classes moyennes sont complètement prises à la gorge".

 

Il faut "désindexer le prix de l’électricité sur les prix du gaz" et "sortir du marché européen de l’électricité"

Alors qu’Emmanuel Macron semble vouloir se défausser de sa responsabilité concernant le prix de l’énergie et les hausses, Kévin Mauvieux n’est pas d’accord. "Le gouvernement est totalement responsable de cette hausse du prix de l’énergie." Pour lui, il existe deux solutions pour faire baisser les prix. "Désindexer le prix de l’électricité sur les prix du gaz" et "sortir du marché européen de l’électricité".

Sur le deuxième point, l’exécutif répète que c’est "impossible". Mais pour le député RN de l’Eure, "si, c’est possible : l’Espagne et le Portugal l’ont fait". Alors que la production électrique de la France est peu chère grâce au nucléaire, c’est à cause du marché européen que les Français payent cher, explique le député. Le bouclier tarifaire, estime-t-il, n’était pas la bonne solution. La solution était de "sortir du marché européen de l’électricité".

Les émeutes "ont été arrêtées parce que dans certains quartiers elles empêchaient le deal"

Le député RN estime que le président est "ravi de lui-même", "heureux de ce qu’il se passe dans le pays" et qu'il "considère que tout fonctionne". Et s’il y a quelques avancées qui ont été votées, elles posent malgré tout quelques soucis. Notamment sur la loi de programmation de la justice, que le RN a votée. "On a une augmentation des moyens de la justice, ça c’est une excellente chose." Toutefois, Kévin Mauvieux souligne que c’est juste pour cette augmentation que la loi a été votée. "Ça permettra à Marine Le Pen en 2027 d’appliquer le programme qu’est le nôtre", explique-t-il, supposant qu’elle sera élue. "Mais aujourd’hui, cette hausse des moyens, elle ne se concrétise pas par quelque chose de cohérent et fiable."

Le gouvernement, selon le député RN, "veut sortir les gens de prison" à cause du manque de place. Ce qui ne semble pas transparaître de l’interview durant laquelle Emmanuel Macron a répété le mot "ordre" à plusieurs reprises. Une analyse que le RN partage, souligne le député de l’Eure, "si ça fonctionnait".
"Quand il a dit, hier, l’ordre, l’ordre, l’ordre à trois reprises, moi j’entendais le chaos, le chaos, le chaos." Alors que les 100 jours devaient être d’apaisement, ils ont été "d’embrasement" selon le député RN. Les émeutes de juin 2023 ont fait, en cinq jours, "plus de dégâts, plus de victimes qu’on en a fait en 3 semaines en 2005".

Le député reprend certaines analyses qui déclarent que les émeutes n’auraient pas "été stoppées parce qu’il y avait assez de policiers dans la rue". "Elles ont été arrêtées parce que dans certains quartiers elles empêchaient le deal."

Retrouvez "L’invité politique" chaque jour à 8h15 dans le Grand Matin Sud Radio avec Benjamin Glaise

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