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Municipales à Nice : Christian Estrosi appelle au front républicain

Christian Estrosi, en ballottage défavorable dans sa quête d'un 4e mandat à Nice, a appelé lundi matin la gauche à se retirer dans sa ville et la droite à le faire à Marseille pour éviter une victoire des candidats UDR et RN.

Valery HACHE - AFP

Christian Estrosi, en ballottage défavorable dans sa quête d'un 4e mandat à Nice, a appelé lundi matin la gauche à se retirer dans sa ville et la droite à le faire à Marseille pour éviter une victoire des candidats UDR et RN.

"J'appelle très clairement, comme je l'ai toujours fait, à faire barrage au Rassemblement national", a déclaré sur BFMTV le maire sortant (Horizons), qui accuse plus de 12 points de retard sur son grand rival Eric Ciotti (UDR-RN).

"La ville de Nice est en danger. C'est une réalité", a-t-il lancé en appelant Juliette Chesnel-Le Roux (PS-PCF-écologistes), arrivée troisième avec près de 12% des voix, à "la responsabilité".

Mme Chesnel-Le Roux n'a pas répondu dans l'immédiat et son équipe de campagne n'était pas joignable lundi matin, mais dimanche soir, elle avait déjà répété, comme pendant toute la campagne, qu'elle se maintiendrait.

M. Estrosi "ne peut pas être le barrage à une situation qu'il a lui-même créée. Eric Ciotti a été son compagnon de route pendant 30 ans, c'est son bilan", avait-elle insisté.

Lundi matin, la cheffe des Ecologistes, Marine Tondelier, a estimé que Nice n'était "pas un bon exemple" pour le front républicain, dans la mesure où "s'il y avait un concours d'affairisme entre (MM. Ciotti et Estrosi), ils auraient tous les deux gagné".

De plus, "Eric Ciotti a quasiment déjà gagné (...). Il vaut mieux en fait un maintien pour garantir une présence républicaine dans l'opposition", a-t-elle insisté.

Eric Ciotti, candidat aux municipales à Nice, le 15 mars 2026 à Nice

Eric Ciotti, candidat aux municipales à Nice, le 15 mars 2026 à Nice

Frederic DIDES - AFP

En réaction à l'appel de M. Estrosi, M. Ciotti a appelé pour sa part les Niçois "à faire barrage à M. Estrosi, parce qu'ils ont besoin de se libérer de son emprise".

Parallèlement, M. Estrosi a appelé Martine Vassal (droite et centre), arrivée troisième à Marseille avec 12,41% des voix, à se désister face au risque d'une victoire du RN Franck Allisio, qui talonne avec 35% des voix le maire sortant divers gauche Benoît Payan (36,7%).

C'est "une grande républicaine et je n'ai pas de raison de douter qu'elle soit dans le même état d'esprit que le mien", a assuré M. Estrosi.

Lundi matin, le secrétaire général de LR Othmane Nasrou a cependant estimé que Mme Vassal devait se maintenir.

M. Estrosi a aussi appelé au désistement de Franck Proust, un des candidats de droite à Nîmes, arrivé troisième du premier tour derrière les candidats RN et de gauche au coude-à-coude.

Le maire de Nice a déjà été plusieurs fois bénéficiaire de désistements de la gauche pour faire barrage à l'extrême droite, en particulier aux élections régionales de 2015 et 2021.

Lors des législatives de 2024, il avait poussé son adjoint Philippe Pradal, arrivé troisième dans sa circonscription, à se désister au profit d'une candidate socialiste adoubée par le Nouveau front populaire (NFP). Mais il n'était pas allé jusque-là dans la circonscription de M. Ciotti, où le candidat NFP arrivé deuxième était LFI.

AFP / Nice (AFP) / © 2026 AFP

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