Travailler ou pas le 1er mai ? Telle est la question qui agite les débats depuis plusieurs semaines. 73 % des Français souhaitent travailler le 1er mai : c’est ce qu’indique le sondage commandé par la Confédération des petites et moyennes entreprises. Alors, si la Fête du Travail a lieu demain, une interrogation demeure : qui a le droit, ou non, de travailler ?
Feu vert pour les boulangers et les fleuristes
C’est la dernière année où les boulangeries-pâtisseries et les fleuristes ne sont pas formellement autorisés à faire travailler leurs salariés volontaires. Après la déclaration de Gabriel Attal sur X, qui soulignait qu’un « McDonald’s pouvait ouvrir mais pas une boulangerie », la législation va changer en 2027. Il sera donc possible, si les salariés sont volontaires, de les autoriser à travailler moyennant une rémunération doublée.
Si le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, n’a donné « aucune instruction » aux inspecteurs du travail mais fait fait appel à « l’intelligence collective », des contrôles pouuraient malgré tout avoir lieu.
Dérogation pour hôpitaux, hôtels et certaines usines
Les secteurs tels que les hôpitaux, les hôtels ou certaines usines ont, eux, le droit à une dérogation. Pourquoi ? Ne pouvant pas être arrêtés durant une journée entière, certains salariés sont autorisés à travailler. Ces salariés ont le droit à une indemnité égale, en plus du montant du salaire d’origine.
Pour qu’il y ait autorisation, il faut prouver qu’un salarié ne peut pas interrompre son activité pendant 24 heures. Pour les autres secteurs, les salariés n’ont pas le droit de travailler, mais les patrons peuvent, eux, ouvrir leurs commerces.