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1er mai : Gabriel Attal va-t-il signer la fin d'un jour chômé pour tous ?

Par Elliott Léonard

GROS PLAN SUD RADIO - Une proposition de loi soutenue par Gabriel Attal, concernant le droit des salariés à travailler le 1er mai, a été adoptée par le Sénat et sera présentée à l’Assemblée nationale le 10 avril. Le ministre du Travail se dit « favorable » à ce texte.

Travailler le 1er mai, c’est la volonté de 73 % des Français, selon un sondage commandé par la Confédération des petites et moyennes entreprises. Une proposition de loi sera donc présentée devant l’Assemblée nationale pour permettre aux salariés de travailler.

« Le 1er mai, un McDonald’s peut ouvrir, mais pas une boulangerie…»

À ce jour, et depuis 1948, le 1er mai, symbolisant la fête du Travail, permet uniquement aux personnes pratiquant des métiers « essentiels », comme les pompiers ou les médecins, de travailler. Les patrons de PME ne peuvent pas faire travailler leurs salariés le jour de la Fête du travail : c’est interdit par la loi.

La proposition de loi soutenue par Gabriel Attal va dans le sens du sondage de la CPME : les salariés doivent pouvoir travailler le 1er mai sans être dans l’illégalité.

Sur X, il lance : « En France, le 1er mai, un McDonald’s peut ouvrir, mais pas une boulangerie artisanale », montrant bien l’incohérence.

Régulariser la situation des salariés

Sur Europe 1, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a lui aussi fait part de cette incohérence en parlant d’un « trou dans la raquette » dans le Code du travail. Il précise quand même que « les fleuristes et les boulangers sont ouverts le 1er mai », malgré l’interdiction. Les commerces de ce type ne sont pas verbalisés, mais sont dans l’illégalité. Le but est de régulariser leur situation.

Qui est concerné ? 

Ils ne seraient évidemment pas les seuls à pouvoir être ouverts si la loi était votée. Les « établissements dont l’activité exclusive est la vente de produits alimentaires au détail », ceux qui permettent « la fabrication ou la préparation de produits alimentaires destinés à la consommation immédiate », ainsi que « les établissements exerçant, à titre principal, une activité culturelle » auraient le droit d’ouvrir.

Cela veut-il dire que tous les salariés seraient dans l’obligation de travailler le 1er mai ? La réponse est non. La proposition de loi confirme que « seuls les salariés volontaires ayant donné leur accord par écrit à leur employeur pourront travailler ».

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