Retranscription des premières minutes :
- « Sud Radio, l'invité politique, Maxime Liedot. » Il est 8h13 sur Sud Radio et ce matin mon invité politique, Ami Reza Tofeghi, président de la CPME, Confédération des petites et moyennes entreprises. Bonjour.
- « Bonjour. » Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Une actualité éminemment chargée avec des discussions budgétaires qui s'éternisent et des patrons qui se mettent en rogne.
- Et un budget surtout qui traîne, qui traîne et qui traîne. Et la sensation quand même d'être dans le film, un jour ça freine.
- Qu'est-ce qu'il faut faire ? Est-ce qu'il faut arrêter la blague ou tout faire pour que, comme souhaité par le Premier ministre au début, des discussions se fassent et qu'on aboutisse au fameux budget de compromis ? Vous savez, on est en janvier aujourd'hui. On est en janvier, on n'a toujours pas de budget. Toujours pas de budget pour les entreprises, ça veut dire des investissements qui sont gelés, des recrutements qui sont décalés.
- Et tout ça va avoir des conséquences importantes sur l'emploi, sur l'économie, sur la croissance.
- Donc il y a un moment donné, il faut que cette blague s'arrête. Il faut qu'on ait un budget parce que...
- Pour vous c'est ça, c'est une mauvaise blague ? Depuis des semaines et des semaines, les propositions farfelues, les fausses discussions, les mauvais accords ? Bien sûr. On a l'impression qu'on est en train de jouer 2027 avec des propositions qui sont ahurissantes mais qui sont juste là pour des fins électoralistes.
- Donc oui, on a besoin d'un budget. Il faut être un peu responsable quand même. Un pays a besoin d'un budget et pas avoir un budget en février ou en mars.
- On a besoin d'avoir un budget dès maintenant pour qu'on puisse enfin avoir une visibilité pour les investissements, pour les recrutements, pour les entreprises.
- Donc vous faites partie des personnalités publiques qui disent en réalité mieux vaut ce budget, même s'il est mauvais, même si pour les entreprises ce ne sera pas le budget du siècle, plutôt que l'incertitude. C'est vraiment ça aujourd'hui ? C'est-à-dire qu'on est obligé quand même de boire le calice un peu jusqu'au bout ? Alors mieux vaut un budget mais pas n'importe quel budget.
- Là est-ce que ce n'est pas le risque avec ce qui se dessine et les discussions qui sont en cours ? Quand je vois la tenue des débats à l'Assemblée, je me dis qu'il faut aussi arrêter à un moment donné cette discussion qui mène, à toujours des nouveaux impôts qui sont sans aucune logique.
- Et donc nous ce qu'on dit c'est qu'à un moment donné il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités, et qu'il propose un budget qui soit un budget pour notre économie, pour nos entreprises, parce qu'un budget pro-économie c'est un budget qui est pour les salariés, pour les travailleurs et pour les Français.
- Est-ce que ça veut dire que vous avez une préférence, c'est actuellement les débats qui sont en cours, entre le 49-3 qui sera quand même aussi le moyen de faire passer un budget en discussion, ou alors les ordonnances, c'est en tout cas le choix, c'est ce qu'on nous dit ce matin dans la presse du Président de la République, comme ça c'est le budget du gouvernement et il sera peut-être un peu plus raisonnable que toutes les discussions qu'on peut avoir à l'Assemblée Nationale.
- Vous, est-ce que vous avez une préférence ? Non, ce n'est pas mon rôle d'avoir une préférence sur le mécanisme qui va être utilisé.
- Nous ce qui est important pour nous c'est...
- Et ça va avoir des conséquences économiques derrière ? C'est plutôt le fonds qui va être présenté, ça veut dire, est-ce que dans les mesures qui vont être proposées par le gouvernement, puisque c'est le gouvernement qui aura la main au final pour proposer un texte final, est-ce que ces mesures vont être des mesures qui vont permettre de soutenir notre économie ? À un moment donné on en a besoin, dans un contexte international qui est difficile, avec nos voisins européens, nos voisins mondiaux qui sont en train de soutenir leur économie, on est le seul pays aujourd'hui qui pense qu'en taxant encore plus...
Transcription générée par IA