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Othman Nasrou (LR) : "Je ne comprends pas ce concept de main tendue de Sarah Knafo"

Par La rédaction

INTERVIEW - Premier tour des municipales : Othman Nasrou, secrétaire général des Républicains et vice-président de la région Île-de-France, était “L’invité politique” sur Sud Radio.

Othman Nasrou
Othman Nasrou, interviewé par Jean-François Achilli sur Sud Radio, le 16 mars 2026, dans “L’invité politique”.

Résultats du premier tour des municipales, stratégie de la droite face à La France Insoumise (LFI), rapport de force avec le Rassemblement national (RN), et débat autour de la main tendue de Sarah Knafo à Rachida Dati à Paris. Au micro de Sud Radio, Othman Nasrou a répondu aux questions de Jean-François Achilli.

"La France est bleue aujourd’hui"

Jean-François Achilli pour Sud Radio : Le premier tour des municipales est-il une mauvaise soirée pour la droite républicaine ?
Othman Nasrou : “Je ne le crois pas. Quand on est en tête dans plus de 56% des communes, donc dans plus de la moitié des communes de France, cela montre que la droite reste très implantée dans les territoires. Nous allons rester de loin la première force politique locale et cela confirme que les électeurs continuent de faire confiance à la droite pour gérer leurs communes et leurs territoires.”

Bruno Retailleau parlait d’une vague bleue. Pourtant dans certaines grandes villes, les résultats semblent plus compliqués.
“La France ne se résume pas aux grandes métropoles. Elle est faite aussi de villes moyennes et de territoires où nos candidats sont très largement en tête. Nous avons d’ailleurs gagné 417 communes dès le premier tour, ce qui montre que la droite est solidement installée localement et qu’elle fait mieux que résister dans ces élections.”

Donc selon vous la droite sort renforcée de ce premier tour des municipales ?
“Quand vous êtes en tête dans plus de la moitié des communes de France, cela signifie quelque chose. Cela montre que la droite reste la première force politique dans les territoires. La France est bleue aujourd’hui, avec de nombreux maires et candidats de droite qui arrivent en tête et qui peuvent l’emporter au second tour.”

Et dans les grandes villes comme Paris ?
“Dans les grandes villes aussi nous avons des perspectives. À Paris par exemple, nous avons une occasion historique de tourner la page de vingt-cinq ans de gestion socialiste. Rachida Dati peut l’emporter et j’appelle tous les électeurs de droite et du centre à voter utile pour permettre cette alternance.”

Accord avec Sarah Knafo ? "On ne peut pas parler d’union des droites et diviser la droite"

À Paris, Sarah Knafo appelle Rachida Dati à accepter sa main tendue. Êtes-vous prêt à un accord ?
“Rachida Dati a été très claire hier soir. Les électeurs doivent faire un choix clair et toutes ces dispersions n’apportent rien. On ne peut pas passer son temps à parler d’union des droites et en même temps contribuer à diviser la droite avec des candidatures concurrentes.”

Donc vous refusez cette main tendue ?
“Je ne comprends pas ce concept de la main tendue. Il y aura un second tour et chacun fait le choix de se maintenir ou non. Mais il faut rappeler que la politique n’est pas une simple addition de voix et que les alliances d’appareils ne fonctionnent jamais.”

Que doit faire Sarah Knafo selon vous ?
“Ce qui m’intéresse, ce n’est pas les accords en coulisses ni les calculs d’appareil. La seule question est de savoir comment on gagne l’Hôtel de Ville et comment on met fin à la gestion de la gauche. Et pour cela je pense que la clé reste le vote utile des électeurs.”

"Nous n’avons besoin nulle part d’appeler à voter RN pour battre LFI"

Bruno Retailleau a lancé une consigne claire : « pas une voix à LFI ». Pourquoi ?
“Parce que La France Insoumise représente aujourd’hui un vrai danger pour la République. On voit déjà des alliances entre le Parti socialiste et LFI dans plusieurs villes. Il y en a eu 66 dès le premier tour et nous serons très attentifs à ces alliances qui permettent à LFI de se rapprocher du pouvoir municipal.”

Certains disent que le RN pourrait être un rempart face à LFI.
“La réalité est simple : quasiment nulle part le Rassemblement national n’est un rempart face à LFI. Dans la plupart des villes où la gauche peut être battue, c’est la droite qui est en position de l’emporter. Le vrai rempart aujourd’hui contre LFI, c’est la droite.”

Pourquoi maintenir une digue avec le RN alors que vos électorats peuvent être proches ?
“Parce que nous n’avons besoin nulle part d’appeler à voter RN pour battre LFI. Dans la plupart des communes, ce sont les candidats de droite qui sont en position de battre la gauche. C’est pour cela que j’appelle tous les électeurs qui ne veulent pas de la gauche à voter pour nos candidats.”

"Il y aura peut-être un accord avec Pierre-Yves Bournazel, c’est à lui de savoir ce qu’il veut faire"

Pierre-Yves Bournazel a réalisé un score important à Paris. Discutez-vous avec lui ?
“On peut discuter avec tout le monde et Rachida Dati l’a effectivement eu au téléphone. Mais au-delà des discussions, la question est simple : que veulent faire les candidats qui se sont présentés au premier tour et souhaitent-ils vraiment l’alternance à Paris.”

Un accord est-il possible ?
“Il y aura peut-être un accord avec Pierre-Yves Bournazel, c’est à lui de savoir ce qu’il veut faire. Mais il faut rappeler que Rachida Dati est aujourd’hui en tête de l’opposition et qu’elle est la seule candidate capable de battre la gauche.”

Les autres candidats doivent donc se retirer ?
“Je dis simplement que s’ils veulent vraiment l’alternance à Paris, ils devraient tout faire pour aider Rachida Dati à gagner. La vraie question pour dimanche prochain est de savoir combien de voix elle fera et si les électeurs feront le choix du vote utile.”

Ces municipales annoncent-elles déjà la bataille de 2027 ?
“Je constate surtout que des millions de Français ont choisi la droite pour gérer leurs communes. Dans ces municipales, le véritable match est entre la droite et la gauche et nos candidats sont aujourd’hui en première ligne pour barrer la route à LFI et à ses alliés.”

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