Essonne - Tags menaçant des policiers : "Aujourd’hui, ils sont persécutés même sur leur lieu d’habitation"

Dans l’Essonne, des policiers ont découvert des tags menaçants. Linda Kebbab, déléguée nationale d’Unité SGP Police Force Ouvrière, était l’invitée de Patrick Roger le 14 octobre dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h10. 

Dans l’Essonne, des tags menaçant une quinzaine de policiers ont été découverts dans un immeuble. Une enquête a été ouverte et les policiers vont porter plainte.

Tags menaçant des policiers en Essonne : "Les noms et les prénoms sont très vite à la portée des mis en cause"

"C’est quelque chose qui devient récurrent, explique Linda Kebbab, déléguée nationale d’Unité SGP Police Force Ouvrière. Les noms et les prénoms sont très vite à la portée des mis en cause, des personnes que l’on interpelle, que l’on contrôle. Au final, des justiciables ont connaissance du contenu des procédures. C’est normal, cela fait partie de leur droit."

"Sauf qu’à la lecture des procédures, ils ont également connaissance des noms et prénoms de ceux qui les ont auditionnés ou interpellés, rappelle-t-elle. Aujourd’hui, avec Internet, c’est très rapide de retrouver des informations relatives à la famille et aux proches des policiers. Il y a également des policiers qui se font suivre, avec des recoupements concernant leur lieu d’habitation. Cela permet d’avoir des informations sur les conjoints et les enfants, avec des coups de pression, parfois des menaces et même des violences."

Tags menaçant des policiers en Essonne : "Leur domicile et leur femme ont été identifiés"

"Il nous est arrivé d’extraire en urgence des policiers avec leurs familles, insiste la déléguée nationale d’Unité SGP Police Force Ouvrière. De les emmener très loin avec leur famille et de les faire muter en urgence parce qu’ils n’étaient absolument pas protégés, que leurs données personnelles trainent aux quatre vents. Derrière, la protection fonctionnelle ne fonctionne pas. L’administration nous laisse, nous, syndicats, nous débrouiller."

"Les policiers font aussi partie des classes moyennes et populaires, ils habitent aussi dans ces quartiers, précise Linda Kebbab. Aujourd’hui, il est honni et persécuté même sur son lieu d’habitation. Les tags ont été faits dans les quartiers où les policiers de la BAC exercent. Des policiers qui ont eu connaissance que leur domicile et leur femme ont été identifiés. Nous avons une quinzaine de policiers dont le nom et le prénom sont tagués avec des informations concernant leur conjoint, leur vie de famille, leur domicile. On s’inquiète : aujourd’hui, ils n’ont aucun moyen de protéger ces données. Nous avons une procédure pénale complètement obsolète."

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