Bloquée à Dubaï depuis le début de l'offensive israélo-américaine, Bérangère, infirmière, est rentrée en France hier dimanche, après avoir atterri à Madrid avant de rejoindre Montpellier. Elle raconte son périple au micro de Sud Radio.
Six annulations en une semaine
Bérangère se trouvait aux Emirats arabes unis en famille, dans le cadre de ses vacances. "Emirates nous a trouvé un vol pour Madrid au lieu de Barcelone, que j’ai quand même pris, raconte-t-elle au micro de Patrick Roger sur l'antenne de Sud Radio. Cela a été très compliqué pour nous. Tout au long de la semaine, les vols ont été annulés. Nous avons eu cinq annulations, et quand cela arrive, c’est trop tard pour s’inscrire pour un autre vol."
"Nous avons dû être escortés par l’armée"
"On est arrivés hier samedi. Je ne vous dis pas les conditions : le vol devait être à 6h55. Nous sommes arrivés à 3 heures du matin à l’aéroport, on monte dans l’avion, on attend une éternité, pour finalement redescendre à midi. On nous dit qu’il est annulé et je craque, car c’est la sixième fois. Je croise une famille de Marseillais qui nous dit d’attendre. On nous a fait remonter dans l’avion. Je n’étais pas tranquille car il y avait des drones au-dessus de l’aéroport qui étaient interceptés, ça faisait trembler les murs. Ensuite on est montés dans l'avion pour finalement partir. Nous avons dû être escortés par l’armée. L’avion a fait un énorme détour, et à 21 h, nous étions à Madrid. On a cherché un train pour Barcelone, des bus de nuit,... Il n’y avait rien. Il était minuit, on était épuisé. Finalement, on a dormi Madrid. J’oublierai jamais tout ça, les gens dans l’avion. C’était le soulagement quand on est arrivés…. tout le monde applaudissait le commandant. J’ai hâte de retrouver notre maison…”
🗣️Bérangère, qui a été bloquée à Dubaï : "Certains disent que c'est bien fait pour nous... Je suis française, je n'ai jamais eu droit à rien ! Je travaille et j'ai le droit d'aller en vacances où je veux !" #GrandMatin
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Au rythme des alertes sur les téléphones
"Quand les alarmes sonnent sur tous les téléphones, c’est difficile à vivre", confie Bérangère. Dans les autres pays du golfe, l'ambiance est la même. Angélique Payet, écrivain installée à Abu Dhabi, vit également au rythme des alertes. "Nous nous réveillons et nous nous couchons avec. On descend dans les abris et on attend pour retrouver une vie quasi normale. Nous descendons dans le parking le plus profond, au troisième niveau, les voitures en position de départ."
"Nous nous sommes installés un petit coin de confort, chacun fait en fonction de son état psychologique, raconte-t-elle au micro de Sud Radio, depuis ce troisième sous-sol. Cela sonne dès qu’il y a une violation de l’espace aérien. Mais nous avons surtout des drones, les missiles sont beaucoup plus rares."
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