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Périco Légasse sur la guerre au Moyen-Orient :"Si on veut la loi du plus fort, attendons-nous à des catastrophes"

Par La rédaction

OPINION SUD RADIO : Bernard-Henri Lévy a défini le conflit au Moyen-Orient de "juste guerre". Une déclaration qui a fait réagir Périco Légasse

Bernard-Henri Lévy a fait parler de lui. Au micro de BFM TV, l'écrivain s'est exprimé sur la guerre au Moyen-Orient. Il a qualifié ce conflit de " juste guerre"
Au micro de BFM TV, Bernard-Henri Lévy s'est exprimé sur la guerre au Moyen-Orient en qualifiant ce conflit de " juste guerre"

Bernard-Henri Lévy a fait parler de lui. Au micro de BFM TV, l'écrivain s'est exprimé sur la guerre au Moyen-Orient. Il a qualifié ce conflit de " juste guerre", ce qui a fait réagir Périco Légasse dans la France dans tous ses états"

Périco Légasse :"ll faut se battre pour aller défendre les peuples opprimés. Bien entendu, il faisait allusion aux Iraniens et aux Iraniennes qui ont été massacrés au mois de janvier par le régime des Mollahs. Et il disait, "la juste guerre" est une nécessité. Alors, la juste guerre, bien sûr qu'elle est une nécessité, bien entendu qu'il s'agit d'aller défendre les opprimés là où ils sont. Sauf que la juste guerre, elle répondait jusqu'à présent à une règle qui s'appelle le droit international. Le droit international est celui qui est fixé par l'Organisation des Nations Unies, fondée après la guerre de 1939-1945, pour éviter justement qu'il y ait des interventions, des agressions, des invasions inconsidérées"

"On laisse la loi du plus fort s'appliquer"

"Quand Bernard Henri-Lévy dit que c'est une juste guerre, et quelque part on s'assoit sur le droit international, ça veut dire qu'on laisse la loi du plus fort s'appliquer. On l'a constaté lors de la guerre d'Irak, lorsque les Etats-Unis, avec l'aide de l'Espagne ont décidé, alors que le Conseil de Sécurité des Nations Unies avait considéré qu'il n'y avait pas matière à attaquer l'Irak, puisqu'il n'y avait aucune preuve d'armes de destruction massive. Je considère que Charlie et le Bataclan, c'est une conséquence indirecte ou voire directe, de la guerre en Irak. Voilà ce qui se passe quand on s'assoit sur le droit international. Ne parlons pas de la Libye, lorsque M. Bernard Henri-Lévy, sur le perron de l'Elysée, se prenait pour ministre des Affaires étrangères, en disant :"nous attaquons la Libye"

"Remplacer une horreur par une horreur est encore la solution ?"

"On voit ce que ça a donné. On a livré ce pays aux barbares, aux brigands, et la Libye, qui était évidemment tenue par le dictateur Kadhafi, de même que l'Irak était tenue par Saddam Hussein. Mais est-ce que remplacer une horreur par une horreur est encore la solution ? Donc là, la loi du plus fort, ça veut dire quoi ? La loi du plus fort, ça veut dire que les États-Unis, qui est la première puissance mondiale, et Israël, qui est la première puissance militaire au Proche-Orient, ont décidé, unilatéralement, d'un commun accord, sans consulter la communauté internationale, sans même consulter leurs alliés, qu'ils allaient bombarder l'Iran une première fois en janvier"

"Si on veut la loi du plus fort, attendons-nous à des catastrophes"

"Donc la négation du droit international, tel que Mr Netanyahou l'a décidé pour servir sa cause et ses intérêts, parce que la réalité, elle est là. Et Mr Trump aussi. Ce sont deux hommes qui ont décidé, en invoquant une juste guerre.  Je suis d'accord que la guerre contre l'Iran est une juste guerre. Mais dans le respect du cadre international, en consultant les alliés, pas n'importe comment. Là, on ne sait pas comment ça va se finir"

"On pense par contre qu'on pourra aussi payer une partie de la facture, alors que nous ne sommes pas à l'origine de cette guerre. Et une fois de point, ça sera la loi du plus fort. Alors si on veut la loi du plus fort, attendons-nous à des catastrophes. Et puis surtout, ne venons pas pleurer le jour où ça sera le plus fort qui se retournera contre nous. Parce que nous aurons validé cette possibilité de s'asseoir sur ce qu'est l'ONU, la conquête internationale, du droit international. Ça a été respecté jusqu'à 2003. Aujourd'hui, ce sont les plus forts, les plus costauds qui font la loi du plus fort. Et bien, attendons-nous à une humanité confrontée à une barbarie sans nom contre laquelle on ne pourra pas s'opposer"

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