Christine Bravo : "je réalise enfin mon rêve de naviguer"

L'ancienne présentatrice de télévision Christine Bravo a fondé une société qui propose des balades fluviales sur la Seine avec des conférences historiques.

Christine Bravo, invitée de Valérie Expert dans "Le 10h - midi" sur Sud Radio.

Christine Bravo était l'invitée de Valérie Expert et Gilles Ganzmann sur Sud Radio le 10 juin 2020 dans "Le 10h - midi".

 

"Je me suis aussi rendue compte qu’il n’y avait aucune offre historique"

"Au départ je voulais vivre sur une péniche. Je me suis adressée au grand spécialiste des bateaux d’habitation de la Seine. Et il m’a présenté un bateau qui était dans un état absolument lamentable au port de l’Arsenal, mais un bateau de collection sublime. Il n’était pas question que j’y vive. Je ne savais absolument pas ce que j’allais en faire mais je lui ai dit : 'je l’achète'.

Puis, je me suis rendue compte que sur la Seine il n’y avait que des bateaux-mouches, ou alors des baignoires absolument immondes où s’entassent des gens qui ne peuvent pas bouger. À ma grande stupeur je me suis rendue compte que dans la plus belle ville du monde il n’y avait pas d’offre de bateaux de collection pour 12 passagers. Et je me suis aussi rendue compte qu’il n’y avait aucune offre historique. Il y a des guides qui vous disent : 'c’est la Tour Eiffel'. Merci beaucoup, on ne l’avait pas reconnue ! Alors j’ai appelé mes historiens des Jupons de l’histoire et je leur ai demandé : 'qu’est-ce que vous pensez si on faisait vivre Paris à travers vos thèmes de prédilection, dans le ton des Jupons de l’histoire ?' Et ils ont dit oui. On sera 12, les gens pourront poser des questions. Et nous, on va faire le show comme dans les Jupons de l’histoire. Cette offre n’existe pas, alors j’ai pris cette niche.

Je revis parce que j’ai passé ma vie dans des studios de télé. J’ai énormément aimé mon métier, mais là je suis au grand air, avec des mariniers. Vous savez que la Seine est le 21e arrondissement de Paris. Il y a une solidarité entre la brigade fluviale, les pompiers de la Seine, les mariniers et les habitants. J’habite sur une vraie péniche de marinier, une ancienne péniche marchande. J’ai l’île Saint-Louis en face de moi. C’est un tableau vivant qui se renouvelle toutes les secondes", a raconté Christine Bravo.

"Aujourd’hui, avec toutes les contraintes de la télévision, je ne pourrais pas en refaire"

Christine Bravo a confirmé avoir arrêté définitivement la télévision. "J’ai connu la télé tellement libre. Aujourd’hui, avec toutes les contraintes de la télévision, je ne pourrais pas en refaire. On me dit : 'tu ne peux pas dire Ferrari parce que tout le monde va se précipiter pour en acheter une, tu dois dire une voiture rouge qui roule très vite'. Ce genre de truc me paraît surréaliste.

J’aimerais qu’une chaîne rediffuse des numéros de Froufrou afin de montrer pourquoi ce n’est plus possible. On n’était pas dans le politiquement correct, on appelait une grosse une grosse, elle s’appelait elle-même une grosse. J’ai choisi des chroniqueurs parce qu’ils avaient un background, ils étaient respectables intellectuellement. Aujourd’hui le manager arrive en disant : 'vous ne parlez pas de ça'. Il arrivait dans Froufrou que quelques-uns nous fassent ce genre de réflexions, dont évidemment je ne tenais aucun compte. Et on nous demandait très peu de coupes. Aujourd’hui j’ai des confrères qui me disent que quand ils sortent d’une émission de télé, on leur dit : 'ça, vous enlèverez au montage'. Maintenant les invités sont des monteurs ou des réalisateurs. Ça ne va pas la tête, quoi ! À part Laurent Ruquier, qui refuse toute coupe, les autres ont peur : 'si je ne le fais pas, je n’aurai pas d’invités’", a expliqué Christine Bravo.

 

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Retrouvez l'invité média de Valérie Expert et Gilles Ganzmann du lundi au vendredi à partir de 10h00 sur Sud Radio dans "Le 10h - midi".

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