Pénurie de carburant : "La grève préventive n'est pas acceptable" estime Benjamin Haddad

Benjamin Haddad, député Renaissance de Paris et porte-parole du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale, était l'invité du “petit déjeuner politique” sur Sud Radio.

Benjamin Haddad
Benjamin Haddad, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 10 octobre, dans "le petit déjeuner politique".

Pénurie de carburant, vote du budget et 49-3, retraites : Benjamin Haddad a répondu aux questions de Patrick Roger.

Carburant : "La méthode de la grève préventive n'est pas acceptable"

Benjamin Haddad revient sur la pénurie de carburant dans les stations-services. Le gouvernement a-t-il vraiment les moyens pour faire pression ? "La priorité du gouvernement est de faire en sorte que les gens puissent avoir accès à l'essence, explique le député. Le gouvernement est extrêmement vigilant et le restera dans les prochains jours et semaines, assure-t-il. Des mesures ont déjà été prises, comme la libération des stocks stratégiques qui permettent de tenir 90 jours pour alimenter la chaîne d'approvisionnement. Mais aussi une augmentation des importations, notamment via la Belgique car le manque d'essence touche beaucoup les Hauts-de-France. On a laissé aussi les camions citernes circuler".

Par ailleurs, "le gouvernement a appelé à l'ouverture des négociations", rappelle Benjamin Haddad. Selon lui, "quand on voit les bénéfices massifs d'un certain nombre d'entreprises, c'est compréhensible que les salariés demandent que la valeur ajoutée soit partagée. En revanche, la méthode de la grève préventive n'est pas acceptable. Elle ne pénalise pas les grands actionnaires de Total mais les Français qui veulent aller bosser", dénonce-t-il. Faut-il réquisitionner les raffineries comme certains le proposent ? "On ne s'interdit pas de mesures", affirme le porte-parole de Renaissance à l'Assemblée nationale. "On reste extrêmement vigilants et mobilisés avec des mesures concrètes", insiste-t-il.

 

Budget 2023 : "Si les oppositions nous imposent d'utiliser le 49-3, nous le ferons !"

Le débat sur le budget 2023 débute lundi 10 octobre à l'Assemblée nationale sous la menace du 49-3. "Depuis le début de la mandature, nous sommes en majorité relative, rappelle Benjamin Haddad. Les Français disent qu'ils veulent qu'on aille trouver des compromis avec l'opposition pour chercher des majorités. C'est ce que nous avons fait, avec le texte sur le pouvoir d'achat et sur la réforme de l'assurance chômage. Aujourd'hui, tous les groupes d'opposition avant même d'avoir vu le budget, disent qu'ils ne le voteront pas. C'est une posture politicienne", dénonce-t-il.

"Nous prendrons les mesures qui s'imposent pour faire passer budget. La France a besoin d'un budget. Si les oppositions nous imposent d'utiliser le 49-3, nous le ferons !, confirme le porte-parole de Renaissance à l'Assemblée nationale. Ça fait partie des outils constitutionnels dont dispose le gouvernement pour faire passer les textes. Notre priorité a toujours été et sera de faire des compromis, de trouver des majorités avec les oppositions républicaines et raisonnables". "Les Français attendent de nous qu'on fasse des compromis, qu'on travaille ensemble. Ils attendent un changement de méthode, on a entendu ce message. Si certains veulent rester dans le blocage, c'est ceux-là qui seront sanctionnés".

 

 

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