Avons-nous appris quelque chose sur le djihadisme ? Pas totalement, pour Philippe-Joseph Salazar. Et pour cause, il n’y a pas eu de « Nuremberg du djihadisme ». Focus sur la formation des apprentis terroristes islamiques.
Les djihadistes, des soldats entraînés pour mourir et donner la mort
Jacques Chirac disait : "la maison est en train de brûler, et on regarde ailleurs". Une phrase qui pourrait convenir également à la mouvance djihadiste. "Il y a une dizaine d’années, on était confronté à des opérations de commando à Paris. Une véritable attaque militaire. Personne ne voulait dire que ces gens-là étaient des soldats. On les appelait terroristes, militants. Non, c’était des soldats. Or dès que l’on emploie le mot soldat, on commence à réfléchir. Un soldat, c’est entraîné. Un soldat, ça a des chefs. Il y a une ligne de commande, il y a un ordre de bataille" explique Philippe-Joseph Salazar au micro de Sud Radio.
"Ce qui m’a frappé à l’époque, c’est qu’on a mis tout cela de côté. Le djihad est une guerre. Toute leur documentation est bien en phase avec ça. C’est une guerre qui s’est déroulée en trois étapes : Ben Laden avec le djihad 1.0, le califat islamique qui a si bien fonctionné que certains think tanks américains s’en inspirent en Ukraine, et la dématérialisation, le djihad 3.0. Un djihad intelligent, agile. Avec une architecture Internet" ajoute-t-il au micro de Sud Radio.
"Il y aurait dû avoir un Nuremberg du djihad"
"Il n’y a pas eu de Nuremberg du djihad, il aurait dû en avoir un. D’abord on savait qui c’était. On aurait dû procéder à la chasse, à l’arrestation et à l’établissement d’un tribunal international. Il aurait fallu arrêter les Français et les Françaises qui ont porté les armes contre la République. C’est un acte de trahison et ils auraient dû être traduits devant une Haute Cour de justice militaire. Cela n’a pas été fait" lance encore Philippe-Joseph Salazar.
Ce dernier rappelle que la notion de crime contre l’humanité a été montée à Nuremberg, par des tribunaux militaires. "Depuis, nous avons tous les instruments, tout le langage, tout les outils, tout ce qu’il faut pour établir un tel tribunal. Et ce que nous avons eu en France : des procès ici et là qui ont duré des années" conclut-il sur Sud Radio, remarquant l’intégrité des djihadistes, face à un certain manque d’intégrité des magistrats…
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