Au lendemain de l’adoption de l’accord Mercosur, des milliers d’agriculteurs convergent vers Strasbourg, afin de mettre la pression sur le Parlement européen. 600 à 700 tracteurs doivent arriver dès le matin dans la capitale alsacienne.
Réunis devant le Parlement européen
« Ils viennent de partout, explique Gérard Lorber, président de la FDSEA du Bas-Rhin, agriculteur producteur laitier, de betteraves et de céréales, au micro de Patrick Roger, sur l'antenne de Sud Radio. Une exploitation familiale avec sa femme, son fils, un salarié et un apprenti. Il y a notamment une importante délégation italienne, ils sont près de 800, arrivés hier. D’autres sont en train d’arriver en bus, des Belges, des Roumains."
La signature de l'accord a d'ores et déjà été faite par Ursula Von Der Leyen. "C’est la même qui est aux manettes depuis un bout de temps. Celle qui a mis à genoux l’ensemble de l’industrie automobile allemande, qu’il faut sauver avec le Mercosur. C’est presque une certitude. On va sacrifier un certain nombre de produits agricoles. Comment permettre à de la viande brésilienne de rentrer sans taxes douanières sur le marché européen alors qu’ils n’ont pas du tout les mêmes standards de production que nous ?"
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"L’Europe nous a ajouté un paquet de normes "
"Ils utilisent encore des hormones de croissance. Moi, j’ai 40 ans de carrière, je n’en ai jamais utilisé, souligne Gérard Lorber, président de la FDSEA du Bas-Rhin, sous l'antenne de Sud Radio. Chez nous, c’est interdit. On nous dit que l’on va contrôler. Mais ils vont arrêter d’en mettre trois semaines avant d’exporter la viande, et l’on ne trouvera rien du tout. Sur le principe, on dit depuis longtemps qu’il faut contrôler ce qui rentre au lieu d’enquiquiner les agriculteurs. L’Europe nous a ajouté un paquet de normes avec le Green Deal et on pactise avec des gens qui utilisent une centaine de molécules que l’on n'utilise plus."
Néanmoins, certains secteurs s’y retrouvent dans cet accord, entre fromages, produits laitiers et vins. "Les viticulteurs exportent déjà dans l’ensemble des pays. Américains et Chinois mettent leurs taxes. Mais aujourd’hui, les vins chiliens et sud-américains encombrent déjà le marché. Etre en concurrence avec ces vins-là va être très compliqué. Le coût de la main d’œuvre est bien moins élevé. Tous les grands pays subventionnent l’agriculture parce qu’ils savent que c’est important."
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