Notre portefeuille va-t-il être touché par les conséquences du conflit au Moyen-Orient ? En sus de la hausse du coût du fret maritime, gaz et pétrole voient leurs cours flamber. Les agriculteurs, eux, sont déjà touchés... par la spéculation.
Une spéculation déjà en cours
Blé, maïs, céréales… Des hausses sont aussi à craindre dans le monde agricole, notamment sur les engrais."C’est déjà en cours, constate Quentin Le Guillous, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs et agriculteur en Eure-et-Loir, au micro de Patrick Roger sur l'antenne de Sud Radio. Aujourd’hui, pour avoir de l’engrais, ce que l’on appelle de la solution azotée, liquide, nous avons suffisamment de stock dans le port de Rouen. Jeudi, les prix étaient à 380 euros la tonne. Aujourd’hui, ils sont 150 euros plus chers que d’habitude, leur prix étant fondé sur celui du baril de pétrole et le prix du gaz."
"Au moment du Covid, le pétrole était à peu près au même niveau, et l’on payait la tonne 220 euros. Lundi, il me fallait un camion d’engrais, on m’a répondu « on est fermé, on ne peut pas donner de prix ». Là, ils m’ont rappelé et on est aujourd’hui à 425 euros. Nous nous sommes pris 45 euros en l’espace de quatre à cinq jours, alors que l’engrais est le même et n’a pas bougé de Rouen."
🇮🇷#Iran : les prix explosent pour les agriculteurs
🗣️Quentin Le Guillous (@JeunesAgri) : "La hausse du coût des engrais est déjà en cours... Il faut arrêter de nous prendre pour des bonnes poires !" #GrandMatin
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Agriculteurs : une hausse de 40% en cinq jours
"Aujourd’hui, ça spécule, résume Quentin Le Guillous, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs sur l'antenne de Sud Radio. On va dire que c’est l’offre et la demande, mais il faut quand même un minimum de bon sens. Les agriculteurs sont couverts à 70% de leurs besoins, je ne suis pas sûr qu’il y ait besoin de spéculer sur ce marché. Pour mes tracteurs, mes semis de betteraves et de maïs, je suis à la recherche de 5 000 litres de gasoil non routier. Et là, on m’annonce une hausse de 40% en cinq jours. Il est stocké à Gennevilliers aux portes de Paris, et c’est le même qu’il y a cinq jours."
"Il faut arrêter de nous prendre pour de bonnes poires. Le gouvernement veut encadrer tout cela. J’appelle la ministre à accélérer sur ce sujet, à détaxer. Le blé, le colza, le maïs n’ont pas vu leur prix augmenter. Rien ne bouge, mais tout ce qui est gaz et pétrole dont l’agriculture a besoin est en train de flamber. Mme Genevard, avec Bercy, a la possibilité de baisser les taxes sur tous les produits azotés. Après, on aura six mois avant la prochaine campagne."
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