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Tabac : "on a décidé de ne plus compter le nombre de cartouches" ramenées de l'étranger-T. Cazenave

Par Adélaïde Motte

Tabac : "on a décidé de ne plus compter le nombre de cartouches" ramenées de l'étranger, assure Thomas Cazeneuvee, ministre délégué chargé des Comptes publics. Il était “L’invité politique” sur Sud Radio. 

tabac
Thomas Cazenave interviewé par Jean-Jacques Bourdin sur Sud Radio, le 29 mars 2024, dans “L’invité politique”.

Trafic de tabac, taxation des superprofits, finances publiques : Thomas Cazenave, ministre délégué chargé des Comptes publics, a répondu aux questions de Jean-Jacques Bourdin.

"Il faut lutter de manière acharnée contre le trafic de tabac"

Désormais, "on a décidé de ne plus compter le nombre de cartouches" ramenées de l'étranger, explique Thomas Cazenave. "On a complètement changé de logique. On veut permettre aux douaniers d'identifier ceux qui vont faire du commerce." Ce commerce constitue également une "concurrence déloyale" pour les buralistes, sans parler de "problèmes de santé publique", liés à du tabac de contrebande, de moins bonne qualité. Pour Thomas Cazenave, "il faut lutter de manière acharnée contre le trafic de tabac", pour "protéger nos buralistes, protéger nos finances publiques". "On a des fiscalités très différentes d'un pays à l'autre. On défend une harmonisation fiscale sur le tabac, ce sujet doit faire partie des thème de campagne qu'on va aborder aux élections européennes." "Ma stratégie c'est de lutter contre le tabac avec les mêmes moyens que la lutte contre les stupéfiants", notamment "pour stopper le trafic transfrontalier." "Nous avons saisi 27 tonnes de tabac en une semaine, on a multiplié par deux le nombre de douaniers partout." Un résultat obtenu grâce à un "contrôle du fret" et un "travail avec les gendarmes."

La perte fiscale due au trafic de tabac est en effet scrutée de près, alors que les recettes de l'Etat sont en baisse. "À partir du mois de décembre, Bercy nous a dit qu'il y avait un risque sur nos recettes. On a perdu plus de vingt milliards d'euros de recettes, c'est l'effet du ralentissement économique qui a été plus rapide que prévu. Bruno Le Maire est allé s'en expliquer devant la représentation nationale." "On est prêts à agir, j'ai proposé à chaque président de groupe de le recevoir individuellement, je ne vais pas commencer à mettre des lignes rouges partout et fermer le dialogue."

"On est tous concerné par les finances publiques"

Pour augmenter les recettes fiscales, la taxation des superprofits est-elle envisagée ? "Ça ne me pose aucune difficulté ce qu'on regarde comment on récupère une partie de ces profits", explique Thomas Cazenave, qui vise principalement les superprofits des énergéticiens "parce que c'est la rente. On a laissé des bénéfices exceptionnels qui n'ont rien à voir avec l'innovation, avec l'investissement." De quoi récupérer trois milliards d'euros, voire plus. "On doit pouvoir aller rechercher au moins 1 milliard d'euros supplémentaire."

A côté des augmentations de taxes, des baisses sont-elles prévues, notamment concernant la CVAE ? Thomas Cazenave rappelle que "elle a déjà beaucoup baissé", et qu'il s'agit donc d'une "promesse à moitié tenue." En revanche, afin de diminuer les dépenses, la réforme de l'assurance-chômage lui semble naturelle. "Ça fait partie des sujets dont on doit parler avec les parlementaires. Quand le contexte économique change ce n'est pas anormal de revoir un certain nombre de dispositifs comme l'assurance-chômage." Bref, "on est tous concerné par les finances publiques" et chacun doit regarder "comment on prend sa part de redresser les finances publiques."

"Notre enjeu c'est la désmicardisation"

"Notre enjeu c'est la désmicardisation", conclut Thomas Cazenave, "comment on redonne du pouvoir d'achat aux classes moyennes." "On a la question des cotisations sociales, des impôts, c'est le travail qu'on a demandé en demandant est-ce qu'on peut les mettre en œuvre différemment pour aider ceux qui sont au smic et un peu au-delà, qui n'arrivent pas à progresser dans leur carrière."

Pour cela, toutes les propositions sont examinées. "Je suis ouvert à tout, on a devant nous un chantier important, nous avons beaucoup dépensé parce que nous avons beaucoup protégé", martèle Thomas Cazenave qui note que "les oppositions n'ont jamais contesté la protection des commerçants", ni quand il s'agissait des retraités. Il rappelle ainsi les "5,4% d'augmentation des pensions de retraite. On les a protégés." "Notre défi collectif c'est de revenir à un mode normal de gestion des finances publiques."

 

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