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Retraites : "Les Républicains ont gauchisé la réforme !" affirme Christian Estrosi

Par Aurélie Giraud

Christian Estrosi, maire de Nice et vice-président d'Horizons, était “L’invité politique” sur Sud Radio.

Christian Estrosi retraites
Christian Estrosi, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 8 mars, dans “L’invité politique”.

Au lendemain de la mobilisation dite record selon les syndicats contre la réforme des retraites, Christian Estrosi a répondu aux questions de Patrick Roger.

Retraites : "Les Républicains ont abandonné leurs valeurs. Ils ont gauchisé le texte !"

Christian Estrosi confirme "soutenir la réforme, qui est essentielle". "On sait que le financement des retraites n'est pas garanti sans la réforme. Et garantir notre système par répartition est la solution la plus juste. On ne veut pas tomber dans le système à l'américaine, où les riches peuvent se payer des pensions et les pauvres vont devoir travailler jusqu'au dernier jour de leur vie pour avoir un toit pour garder leur dignité".

"Les scènes auxquelles on a assisté à l'Assemblée nationale, les surenchères des uns et des autres, ont brouillé le message et dénaturé le texte" déplore Christian Estrosi. "On aurait dû avoir un débat plus clair et des gens qui ne se trahissent pas". Pour le vice-président d'Horizons, qui assure "comprendre le gouvernement qui essaie de trouver une majorité", "c'est devenu une réforme de gauche, parce que les LR ont abandonné leurs valeurs. Les LR ont gauchisé ce texte !" dénonce-t-il. "Cette famille politique qui a été la mienne tout au long de ma vie a poussé à la dépense publique dans ce texte plutôt qu'à l'équilibre des comptes". "Entre les LR du Sénat, de l'Assemblée, ceux du côté Ciotti ou Pradié, je n'y comprends plus rien !"

"Le service minimum est inappliqué et inapplicable"

Christian Estrosi revient sur la mobilisation du 7 mars. "On ne peut pas dire que la France ait été à l'arrêt" souligne-t-il. "On annonçait des blocages absolus, il y en a eu certains inacceptables". Pour autant, il reconnaît que "la mobilisation était forte, il faut savoir écouter et en tenir compte". L'intersyndicale demande à être reçue par Emmanuel Macron. "Le rôle de tout responsable politique est toujours de parler, entretenir le dialogue avec les représentants du monde salarié". "On ne peut pas dire qu'Emmanuel Macron soit quelqu'un qui ne soit pas systématiquement et spontanément allé au devant de situations difficiles !" estime Christian Estrosi. "Je le connais comme étant un homme de dialogue, qui n'a pas peur d'aller au contact".

De nombreuses perturbations ont eu lieu dans les transports. "On est beaucoup trop loin du service minimum !" fustige Christian Estrosi . Il dénonce des "blocages inacceptables, insupportables". D'après lui, "le service minimum est inappliqué et inapplicable". "Dès que les grèves sont passées, que les situations sont apaisées, on n'en parle plus et on attend les blocages suivants". Il réclame "un vrai débat sur le sujet". "J'ai demandé à mon député membre de ma majorité municipale de déposer une proposition de loi pour qu'un vrai service minimum soit imposé en cas de grève". En s'appuyant sur des réquisitions.

 

Retrouvez "L’invité politique" chaque jour à 8h15 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger.

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