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Présidence des LR : "L’électorat de Pradié est plus proche du mien", affirme Bruno Retailleau

"Je crois que l’électorat d’Aurélie Pradié est sans doute plus proche du mien qu’il ne l’est de celui d’Éric Ciotti" selon Bruno Retailleau, sénateur de Vendée et président de groupe LR au Sénat. Il était “L’invité politique” sur Sud Radio. 

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Bruno Retailleau, interviewé par Benjamin Glaise sur Sud Radio, le 6 juin 2023, dans “L’invité politique”.

L'élection pour la présidence des LR, la réforme des retraites, les soignants non-vaccinés... Bruno Retailleau a répondu aux questions de Patrick Roger.

Bruno Retailleau (LR) : "On veut une réforme des retraites"

L’élection du président du parti Les Républicains (LR) aura lieu le week-end du 10 décembre 2022. Bruno Retailleau a accédé au second tour, et se retrouve face à Éric Ciotti. Aurélien Pradié, éliminé au premier tour, n’a pas donné de consignes de vote, dans l’attente de certains positionnements des deux candidats restants. Notamment, sur les retraites, dont la réforme est au centre du calendrier législatif de cette fin d’année 2022.

Sur ce sujet, "je me suis positionné depuis assez longtemps", rappelle Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat. "Le Sénat est très constant". "On veut une réforme des retraites", explique-t-il, afin d’éviter une perte de pouvoir d’achat au niveau des pensions. Une situation qui "a été le cas pendant le premier quinquennat d’Emmanuel Macron". "On veut relever les petites retraites à 1.200 euros", explique le sénateur de Vendée. Avec, de plus, un droit de réversion pour les enfants handicapés.

De fait, il est favorable au report de l’âge légal ? "Il faut faire quelque chose qui pousse jusqu’à 64 ans, et puis, qui fasse la durée d’indemnités un peu plus rapide." Le sénateur juge que cette réforme serait "équilibrée". Et elle permettrait aux retraités de "mieux vivre".

 

Retraites : "On ne peut pas avoir de réflexes pavloviens automatiques"

Élisabeth Borne va proposer avant la fin de l’année 2022 sa version de la réforme des retraites. Quant à savoir si les LR la soutiendront, pour Bruno Retailleau oui, sous conditions. "Si c’est une réforme qui vient sur nos propositions, je ne vois pas pourquoi je m’y opposerais." À celles et ceux qui demandent une opposition par défaut, le candidat à la présidence du parti Les Républicains répond "non". "On ne peut pas avoir de réflexes pavloviens automatiques."

Sans la réforme, estime Bruno Retailleau, ce seront "les jeunes Français qui supporteront ensuite de lourdes charges pour payer les retraites de ceux qui seront justement pensionnés".

Il rappelle toutefois qu’Emmanuel Macron "a été une girouette" au sujet de la réforme des retraites. Lors de son premier quinquennat, il avait assuré que "jamais au grand jamais il ne reculerait l’âge des 62 ans".

Présidence des LR : "Je crois que l’électorat d’Aurélie Pradié est sans doute plus proche du mien qu’il ne l’est de celui d’Éric Ciotti"

Quant au fait qu’Aurélie Pradié n’ait pas donné de consignes de vote pour le deuxième tour de l’élection interne, aucun regret pour le sénateur de Vendée. "Non, c’est bien." Pour autant, il n’est pas ressorti en tête du premier tour, remporté par Éric Ciotti.

Pas de quoi inquiéter Bruno Retailleau : "ce que je constate sur le terrain, c’est que ses soutiens, massivement, viennent vers moi". "Je crois que l’électorat d’Aurélie Pradié est sans doute plus proche du mien qu’il ne l’est de celui d’Éric Ciotti."

Travailleurs clandestins : "Je suis contre la régularisation"

Autre sujet clivant en débat au Parlement : la question de la régularisation des travailleurs immigrés dans les métiers en tension. Un projet qui a "très peu de chances" d’être soutenu par les LR, juge Bruno Retailleau. Selon lui, "le logiciel d’Emmanuel Macron est le logiciel classique de la gauche". Il veut "laisser ouvertes les frontières".

Le projet de loi, selon le sénateur LR, revient à faire "toujours plus de régularisations, toujours plus d’immigration". Notamment car "tous les métiers en France sont en tension".

Pour répondre au problème des métiers en tension, il demande d’être "un peu plus exigeant" ainsi que d’arrêter "les fraudes sociales". Mais, surtout, "on forme, on qualifie les gens". Notamment avec le développement de formations courtes.

Quant aux immigrés, Bruno Retailleau va plus loin. "Je suis contre la régularisation." Il demande même une nouvelle loi avec ce principe : "celui qui vient clandestinement en France doit savoir que jamais il ne sera régularisé".

 

Soignants non-vaccinés : "Il n’y a plus aucune raison de ne pas les réintégrer"

Le débat sur les soignants non-vaccinés se poursuit, notamment avec un couac entre le RN et LFI concernant la loi et le temps législatif. Néanmoins, la position de Bruno Retailleau est "claire" : "on les réintègre." Selon lui, "il n’y a plus aucune raison de ne pas les réintégrer".

Cette position découle du fait "qu’on sait désormais que le vaccin ne bloque pas la transmission", selon lui. "Il y a cette idée qu’on veut leur faire payer quelque chose", juge le sénateur de Vendée. Mais il n’y aurait plus de "raison scientifique" pour maintenir la suspension.

 

Retrouvez "L’invité politique" chaque jour à 8h15 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger.

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