Trois prisonniers du centre pénitentiaire de Longuenesse ont été interpellés hier. Ces deux détenus s’ajoutent aux deux personnes, dont une fichée S, placés en garde à vue mardi. Tous seraient liés à un projet d’attentat contre cette prison du Pas-de-Calais alors que des explosifs et un logo de l'État Islamique ont été retrouvés.
Une alerte déclenchée par un drone
C’est un survol par drone au-dessus de la prison qui a alerté les autorités. Dans la foulée, les interpellations ont eu lieu. Lors de ces contrôles, les forces de l’ordre ont saisi dans les véhicules des suspects : une arme de poing, un logo imprimé de l’EI, des symboles à la gloire du prophète ainsi qu’une bouteille d’acide chlorhydrique. Selon la CGT pénitentiaire, du matériel destiné à la fabrication d’explosifs a également été retrouvé.
Une fouille "sous haute tension"
La police a mené ces découvertes dans la nuit de lundi à mardi, avant qu’une fouille complète de l’établissement ne soit ordonnée. Les syndicats pénitentiaires dénoncent une opération "sous tension", pointant une augmentation des risques extrêmes et un manque criant de sécurité et d’effectifs.
Trois prisonniers interpellés
Hier, trois détenus âgés de 19, 24 et 30 ans ont été arrêtés. Une enquête a été ouverte et confiée au parquet national antiterroriste, pour association de malfaiteurs terroristes et détention d’armes de catégorie B en relation avec une entreprise terroriste.
Cette affaire souligne les défis sécuritaires majeurs auxquels sont confrontés les établissements pénitentiaires, en particulier face à la radicalisation et à la circulation de matériel dangereux.