single.php

Mansouri, figure du narcotrafic parisien, condamné à 15 et cinq ans de prison

Ameur Mounir Mansouri, considéré par les services spécialisés comme un narcotrafiquant de premier plan de la région parisienne, a été condamné jeudi à 15 et cinq ans de prison dans deux dossiers distincts par le tribunal correctionnel de Paris.

Benoit PEYRUCQ - AFP/Archives

Ameur Mounir Mansouri, considéré par les services spécialisés comme un narcotrafiquant de premier plan de la région parisienne, a été condamné jeudi à 15 et cinq ans de prison dans deux dossiers distincts par le tribunal correctionnel de Paris.

Il a également été condamné au total à 850.000 euros d'amende.

Au terme d'une cavale entamée en 2012, celui qui est surnommé "Le Chauve" avait été interpellé en octobre dans le sud de Paris, non loin de son fief de la rue de la Solidarité à Montrouge (Hauts-de-Seine).

Dans le premier dossier, Mansouri a été reconnu coupable d'avoir voulu faire acheminer depuis le Maroc 740 kg de cannabis à bord d'un hélicoptère intercepté en 2016 en Espagne, qu'il avait loué deux ans plus tôt dans les Yvelines avec un ami sous une identité d'emprunt.

Il a également été condamné pour avoir loué sous un faux nom deux boxes à Vincennes (Val-de-Marne), dans lesquels plus de 300 kg de cannabis avaient été découverts.

Sa condamnation dans cette affaire est conforme aux réquisitions du parquet, à la différence de la deuxième, pour laquelle neuf ans de prison avaient été requis lors de l'audience il y a un mois.

Il lui était reproché d'avoir dirigé jusqu'en 2011 un réseau de trafic de drogue articulé autour de "go fast" entre le Maroc, l'Espagne et la région parisienne.

En juin 2008, un certain Mohamed H. avait été arrêté à Arcueil (Val-de-Marne) avec 569 kg de résine de cannabis déchargés d'une Audi, en affirmant avoir accepté ce transport depuis l'Espagne pour rembourser une dette de 6.000 euros.

Déjà incarcéré à la prison de Clairvaux car mis en cause avec son frère Nadir dans une affaire de meurtre dont il sera finalement acquitté, Mansouri était poursuivi pour avoir continué à diriger le trafic depuis sa cellule.

S'il a été relaxé des infractions de trafic de stupéfiants, il a été condamné pour association de malfaiteurs.

Il s'agissait, dans chaque affaire, de seconds procès: deux condamnations avaient déjà été prononcées en 2017 et 2023 alors qu'il était en fuite, contre lesquelles il avait fait opposition après son arrestation.

AFP / Paris (France) (AFP) / © 2026 AFP

L'info en continu
18H
17H
16H
15H
13H
12H
11H
Revenir
au direct

À Suivre
/