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Karim Bouamrane : "Je n'irai pas à la primaire" du Parti socialiste

Par Aurélie Giraud

INTERVIEW SUD RADIO - Primaire du PS, canicule, Présidentielle : Karim Bouamrane, Maire PS de Saint-Ouen et candidat à l'élection présidentielle, était “L’invité politique” sur Sud Radio. 

Karim Bouamrane, interviewé par Jean-François Achilli sur Sud Radio, le 2 juillet 2026, dans “L’invité politique”.


"Je n’irai pas à la primaire du Parti Socialiste". Au micro de Sud Radio, Karim Bouamrane a répondu aux questions de Jean-François Achilli.

Canicule : "Ça fait 30 ans qu’on est dans un déni climatique"

Jean-François Achilli : Sébastien Lecornu se déplace à Marseille pour présider une nouvelle cellule interministérielle de crise en prévision d’une nouvelle vague de chaleur. A-t-il bien géré la canicule, le Premier ministre ?

Karim Bouamrane : "Ça fait 30 ans qu’on est dans un déni climatique. Donc là, il récolte les conséquences d’un déni climatique politique depuis 25 ans. Quand vous regardez les rapports du GIEC, quand vous étudiez tout ce qui a été porté, défendu, débattu depuis des années, on rentre dans un nouveau monde. Donc le sujet, c’est qu’on aurait pu mieux anticiper la relation avec les communes. Je pense notamment à la gestion des écoles, les salles rafraîchies, la livraison des climatiseurs, la gestion avec les hôpitaux, les EHPAD."

Jean-François Achilli : Les communes doivent-elles attendre que le gouvernement discute avec elles pour s’organiser ?

Karim Bouamrane : "Très concrètement, nous, on a été assez proactifs parce que la canicule, souvenez-vous, elle avait démarré lundi de Pentecôte. Donc tout de suite, on avait anticipé au niveau des écoles, c’est-à-dire faire en sorte qu’il y ait des salles rafraîchies, faire en sorte qu’il y ait des climatiseurs pour les endroits sensibles."

Jean-François Achilli : Vous dites quoi ? Toutes les écoles de Saint-Ouen, elles ont été équipées ?

Karim Bouamrane : "On n’avait pas assez de climatiseurs, on n’avait pas assez de ventilateurs. Qu’est-ce qu’on a fait ? On a centralisé sur deux, trois salles par école. Ensuite, on a ouvert ce que j’appelle des refuges climatiques publics : la piscine, ouverte jusqu’à 23h30, des lieux culturels où on pouvait se rafraîchir."

"Et puis surtout, le travail de fond, c’est réaménager. Et ça, c’est un travail de l’Éducation nationale, on n’en a pas beaucoup parlé. C’est faire en sorte qu’il y ait un réaménagement total du contenu pédagogique pendant les périodes de forte chaleur. Les gamines et les gamins ne peuvent pas rester six heures, sept heures lorsqu’on atteint ces températures."

"Et ensuite, sur le long terme, ça va être un marronnier, cette histoire. Donc il faut concrètement, au lieu de tabler sur un plan clim défendu par le RN, faire un plan arbres, un plan végétalisation."

Jean-François Achilli : Vous le faites, ça, vous ?

Karim Bouamrane : "Nous, on a démarré depuis 2020. On a doublé la surface végétalisée, de 16 hectares à 32 hectares. On a fait en sorte que tout le bâtimentaire soit en phase avec les enjeux climatiques. Et puis surtout, dernier point, qui est pour moi fondamental, c’est, sur le plan national, sortir de cette dépendance aux énergies fossiles. Parce que c’est ça, l’histoire. Vous voyez, une ville comme Medellín, par exemple, ils ont planté des millions d’arbres, ils ont gagné trois, quatre degrés. Et c’est ce qui doit se produire."

Jean-François Achilli : Donc Saint-Ouen, vous êtes en train de verdir Saint-Ouen ou pas ?

Karim Bouamrane : "Très concrètement, on a doublé la surface végétalisée. C’est pour ça qu’en tant que candidat à la présidence de la République, ce que je propose, c’est qu’au même titre que la loi SRU — la loi SRU, c’est une loi qui impose à chaque commune un minimum de logements sociaux — je veux imposer une surface végétalisée au regard de la surface et de l’emprise foncière totale. Une loi SRU spéciale végétalisation."

Jean-François Achilli : Donc vous voulez moins de normes habituellement, parce que vous râlez contre ça aussi, mais vous voulez imposer quand même, de l’autre côté, plus d’arbres.

Karim Bouamrane : "Exactement. On veut l’imposer parce qu’aujourd’hui, il faut qu’on sorte de ce déni climatique. Et s’il n’y a pas une réglementation, si on ne légifère pas, si on n’impose pas, c’est exactement comme le logement social : vous avez toujours une excuse. Et si jamais les maires ne le font pas, en lien évidemment avec les autorités, parce qu’il y a aussi un sujet qui est important, c’est le fonds vert. Le fonds vert représentait 2 milliards et il a été baisse."

Jean-François Achilli : Il n’y a pas que le fonds vert, mais il est raboté. Il y a aussi les communes qui doivent s’engager. Vous le dites, pour Saint-Ouen, vous êtes engagé, mais c’est à chacun de faire sa part du chemin, j’imagine, sur cette histoire.

Karim Bouamrane : "Le réchauffement climatique ne s’arrête pas en fonction de la barrière institutionnelle. C’est l’affaire de tous."

"Les petits gamins comme Hamza, on en a nous dans chaque quartier"

Jean-François Achilli : Juste une parenthèse en marge de la canicule, il y a ce personnage qui est apparu sur les réseaux sociaux, vous avez vu Hamza la douane, qui interroge sur peut-être la perte d’autorité. Il faut s’occuper des gens pendant la canicule, et des jeunes notamment. Quelle place vous faites à l’autorité dans cette histoire ? Vous avez cet adolescent de 14 ans, tout le monde en entend parler, il fait la une des réseaux sociaux, il fait même l’objet d’émissions entières. Il y a cette vidéo qui tourne depuis hier soir, on le voit menotté par des policiers. On ignore si ça date d’hier ou d’il y a plusieurs semaines, peu importe. Qu’est-ce que vous dites ? Toute la gauche s’empare de ce gosse pour en faire un symbole, soi-disant, d’une victime du racisme en France.

Karim Bouamrane : "Au travers de l’exemple de ce jeune adolescent, il y a tout. Lorsqu’il y a de fortes chaleurs, une canicule, il y a le problème du logement, parce que j’imagine qu’il ne vit pas dans 300 mètres carrés avec des salles ou un salon climatisé. Il y a la possibilité à donner des activités à des jeunes ados pendant ces périodes de chaleur. Nous, on a ouvert la piscine jusqu’à 23h30. Il y a aussi le minimum de respect de l’autorité. Donc, au bout d’un moment, les petits gamins comme Hamza, on en a nous dans chaque quartier. Il suffit qu’il y ait des médiateurs, de l’encadrement, du suivi. Et ensuite, il y a la flambée des réseaux sociaux, où il y a cette espèce de récupération de l’extrême droite en expliquant : vous avez vu, ces racailles. Et de l’autre côté, cette espèce d’angélisme d’une partie de l’extrême gauche, en victimisant un gamin de 14 ans qui est juste un gamin de 14 ans."

Jean-François Achilli : Ça se passerait à Saint-Ouen ? Vous feriez quoi, vous ?

Karim Bouamrane : "Ça se passe tous les jours, ça, à Saint-Ouen. Je vous donne un exemple très concret. Moi, je suis en responsabilité. Quand il y a des poussées de forte chaleur, c’est les bouches d’incendie. Les bouches d’incendie, qu’est-ce qu’on fait ? On interdit, on sanctionne lourdement lorsqu’on ouvre les bouches d’incendie. Mais à côté de cela, on ouvre les piscines jusqu’à 23h30. On les met à disposition gratuitement. Et là, dès la semaine prochaine, dans chaque quartier, il y aura des piscines."

Jean-François Achilli : Donc le cas de ce gosse aurait dû être vite réglé, en réalité ?

Karim Bouamrane : "C’est toujours le même sujet. Soit vous êtes dans une espèce de victimisation en mettant en avant un laxisme : c’est normal, ce sont des petits jeunes qui souffrent, qui ne respectent pas l’autorité. Soit, de l’autre côté : vous avez vu, ce sont des petits jeunes, des racailles."

"Moi, ce que je dis, c’est que je suis un héritier de Charles Péguy, à savoir des droits et des devoirs. Un gamin de 14 ans a le droit de pouvoir bénéficier d’activités culturelles, d’activités sportives, d’activités nautiques, accessibles pour tous. Et en même temps, tu respectes les règles."

Présidentielle 2027 : "Je n'irai pas à la primaire"

Jean-François Achilli : Karim Bouamrane, candidat à l’élection présidentielle. Vous l’avez dit, ce ne sera pas une candidature de témoignage. Vous vous projetez déjà au deuxième tour, au second tour. Encore faut-il être candidat unique de la gauche non-mélenchoniste. On se comprend jusque-là. Vous avez vu, il y a ce qu’Olivier Faure veut mettre en avant. Il y aura un vote des militants socialistes le 9 juillet pour choisir la bonne formule de primaire. On va faire simple, parce que c’est compliqué, cette histoire. Vous, vous irez à la primaire ou pas ?

Karim Bouamrane : "Non, je n’irai pas à la primaire. Mais vous avez dit un mot qui, pour moi, est déterminant pour la suite : il faut faire simple."

"Quand je suis en campagne, ou quand je gère ma commune, il y a 0,005 % de personnes qui me parlent de primaire. On parle de quoi ? On parle de démanteler les narcotrafics, on parle d’apporter de la santé, on parle du logement. Aujourd’hui, il manque 500 000 logements. Vous avez 10 % des personnes qui détiennent les patrimoines les plus importants en France qui monopolisent, trustent quasiment 50 % des logements."

"Ils me parlent du fond, ils me parlent de la vraie vie, ils me parlent de la quotidienneté, ils me parlent de protection."

"La primaire, ça me renvoie à deux choses"

Jean-François Achilli : Et bien, qu’est-ce que c’est pour vous, alors ? C’est quoi ? C’est du bricolage ?

Karim Bouamrane : "Pour moi, Monsieur Achilli, la primaire, ça me renvoie à deux choses. La première, c’est le refus d’attaquer frontalement Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ou Bardella. Donc il y a cette espèce de comportement quasi psychanalytique qui les empêche d’aller au combat. C’est le premier sujet."

"Puis le deuxième sujet, c’est un manque de leadership du premier secrétaire. Parce que si jamais on avait un leader digne de ce nom, le sujet aurait été tranché. Je suis le seul, avec Jérôme Guedj, à être officiellement candidat."

Jean-François Achilli : Il y a Philippe Brun aussi.

Karim Bouamrane : "C’est à la primaire, donc ce n’est pas vraiment un candidat. Ils sont candidats aux pré-qualifs. Au bout d’un moment, on est à sept, huit mois de l’élection présidentielle. Ils sont tous en train de s’échauffer, de s’étirer, et éventuellement : je vais peut-être y aller. Moi, je suis clair. Je suis candidat pour être président de la République. Et je suis convaincu qu’avec cette candidature, c’est la meilleure façon d’apporter un projet, une vision."

Jean-François Achilli : Il faut avancer un petit peu. Il y a une primaire. Il y a un candidat qui sort, qui est adoubé par le PS. Puis il y a une deuxième primaire, toute la gauche non Mélenchonniste, qui a son candidat. C’est plus compliqué que la Coupe du monde. Imaginez qu’il y a même un regain d’intérêt parce qu’il y aura un feuilleton de la primaire, il y aura une espèce d’appétence. Vous continuerez, vous, à être candidat à côté ?

Karim Bouamrane : "On verra en automne."

Jean-François Achilli : Pourquoi vous restez au PS ?

Karim Bouamrane : "Parce que je suis foncièrement socialiste. Parce que je suis fier de porter un projet."

"Ce n’est pas à moi de sortir. C’est à ceux qui ne sont pas à la hauteur des exigences du Parti socialiste, des exigences et des attentes des Françaises et des Français, qui veulent plus de santé, plus de protection, plus d’autorité, qui veulent réapproprier la notion de patriotisme et ne pas la laisser à l’extrême droite, qui ne veulent pas un projet où on monte les compatriotes musulmans contre les compatriotes juifs. Donc un parti où les responsables ne soutiennent pas les dictateurs. C’est ça dont il s’agit."

Primaire socialiste et Présidentielle : "On verra en fonction des sondages celui ou celle qui se dégagera sera la personne la plus légitime pour rassembler son camp"

Jean-François Achilli : Donc vous restez au PS, vous n’allez pas à la primaire. La jauge à la rentrée pour savoir qui sera le bon candidat, c’est quoi ? C’est l’applaudimètre ?

Karim Bouamrane : "C’est le sondage. Moi, je suis très clair. On verra en fonction des sondages celui ou celle qui se dégagera sera la personne la plus légitime pour rassembler son camp. C’est la force qui fait le rassemblement, ce n’est pas le rassemblement qui fait la force."

"C’est le mépris social systémique qu’on subit, adossé à un autre élément : le fait d’être noir, maghrébin, de confession musulmane"

Jean-François Achilli : Vous vous sentez ostracisé au sein du PS ?

Karim Bouamrane : "Pas qu’au sein du PS. Mon combat et le fait de subir ce mépris, c’est le lot de toutes celles et ceux qui sont petits-fils d’agriculteurs, d’ouvriers. C’est le mépris social systémique qu’on subit, adossé à un autre élément : le fait d’être noir, maghrébin, de confession musulmane. Il y a un comportement systémique, structurel."

Jean-François Achilli : C’est un racisme.

Karim Bouamrane : "Oui, c’est une forme de racisme sournois. Le côté : c’est bien, mais reste à ta place. C’est toujours le combat auquel j’ai été confronté depuis gamin."

Jean-François Achilli : Mais c’est ce que vous reprochez à LFI régulièrement, de mettre tout le temps le problème du racisme en avant.

Karim Bouamrane : "Moi, ce que je reproche à LFI, c’est d’ethniciser le combat. Moi, j’ai toujours dit : le combat, il est social, exacerbé par le genre, l’ethnie, l’orientation sexuelle ou l’orientation culturelle."

"En gros, c’est effectivement très difficile quand vous êtes une femme, c’est très difficile quand vous êtes pauvre, c’est très difficile quand vous êtes issu d’un milieu rural. Alors, c’est encore pire quand vous êtes de couleur noire, ou « l’homme de couleur », comme dirait Éric Coquerel. Parce que c’est comme ça qu’il qualifie les Noirs : « l’homme de couleur », digne du Code noir. Vraiment un propos colonialiste."

Jean-François Achilli : Deux petites questions pour finir. Vous avez vu que c’est une enquête de la cellule investigation de France Info. Nos confrères, à Saint-Denis : « les délicates interventions », c’est le titre de l’enquête, de Bally Bagayoko, votre voisin de Saint-Denis, maire, en faveur de deux frères condamnés pour trafic de drogue. Vous avez eu vent de cette enquête ?

Karim Bouamrane : "J’ai eu vent, comme vous, au travers de ce média. Maintenant, s’il y a un sujet, ce sera aux autorités compétentes de voir de quoi il en retourne. Franchement, je n’ai pas d’avis. Je n’aime pas me comporter comme un vautour. Je sais qu’une partie des politiques ont une appétence pour ça. Dès qu’il y a une espèce de sujet qui pourrait mettre dans une situation compliquée telle ou telle personnalité politique, on cherche à la récupérer."

"Moi, je pars du principe, j’ai toujours été extrêmement républicain, extrêmement droit dans mes bottes sur ce sujet-là. Quand il y a un sujet, quel que soit le sujet, qui peut lier la justice ou un responsable politique, on laisse les autorités. Et je ne fais jamais de commentaires, et encore moins de récupération politique."

Dessin de Charlie Hebdo sur Didier Deschamps : "j’ai un gros défaut : c’est que je suis toujours marqué par de l’empathie"

Jean-François Achilli : Et dernier commentaire, la même chaîne qui vous a interrogé sur la caricature parue dans Charlie Hebdo de Didier Deschamps portant l’urne de sa défunte mère. Vous avez déclaré : pas d’accord, vous n’êtes pas d’accord avec ça.

Karim Bouamrane : "Ce dessin-là, non. Toujours défenseur de la liberté d’expression, mais sur le plan personnel, j’ai un gros défaut : c’est que je suis toujours marqué par de l’empathie, une sensibilité certaine lorsqu’il s’agit de décès, de personnes qui vivent une période de deuil. Et effectivement, j’ai une pensée pour Didier Deschamps et surtout pour une bonne partie des personnes qui sont endeuillées, qui perdent leurs gens."

Jean-François Achilli : Vous vous réclamez de l’esprit, vous dites : je suis de l’esprit Charlie.

Karim Bouamrane : "Mais l’esprit Charlie, j’ai toujours été l’esprit Charlie. J’ai été un des premiers politiques à manifester pour Charlie. J’avais 15, 16 ans quand je manifestais pour Salman Rushdie, avec Les Versets sataniques. J’étais un des premiers militants, quand j’avais 14, 15, 16 ans, à défendre Martin Scorsese pour La Dernière Tentation du Christ. Donc toutes celles et ceux qui ont voulu me faire un procès sur la défense de la liberté d’expression, je peux les inviter à aller se rhabiller."

"C’est souvent l’establishment structurel qui ne me respecte pas"

Jacques Cardoze : Karim Bouamrane, pour faire suite à la question de Jean-François Achilli, sur les différences culturelles que vous évoquez, cette forme de racisme, de condescendance peut-être à votre égard, est-ce que vous le ressentez à l’intérieur du Parti socialiste ?

Karim Bouamrane : "Je viens de la cybersécurité. 80 % des menaces viennent de l’interne. Et ces menaces, c’est surtout une bonne partie des barons. J’ai beaucoup d’amour et de respect pour les militants socialistes, mais effectivement, c’est souvent l’establishment structurel qui ne me respecte pas. Je pense qu’il y a aussi de la crainte. Et lorsqu’ils ont peur, lorsqu’on a peur et lorsqu’il y a de la crainte, la première réaction quasi pavlovienne, c’est invisibiliser. Et l’invisibilisation, c’est une marque d’irrespect qui voit sa naissance et son origine dans cette espèce de colonialisme teinté de racisme non assumé."

Jacques Cardoze : Comment vous allez faire si François Hollande se porte candidat à l’automne ?

Karim Bouamrane : "Je pense qu’il faut lui poser la question : comment vous allez faire, François Hollande, sachant qu’il y a déjà un candidat ? Il faudra lui poser la question : comment il va gérer ma candidature ?"

Jacques Cardoze : Quelle serait votre première idée si vous étiez président de la République en 2027 ?

Karim Bouamrane : "Protection de l’enfance. Aujourd’hui, on a un point commun sur les 65 millions de Françaises et de Français, c’est qu’on a tous été enfants. Il faut re-sanctuariser la parole de l’enfant. Vous avez une agression toutes les trois minutes, 160 000 enfants qui sont victimes de violences sexuelles. Il faut les protéger."

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