Tous les agriculteurs ont dû faire face aux premiers épisodes de canicule. Qu'en sera-t-il du prochain ? Éleveur de poulets en plein air dans les Landes à La Grange et d'une trentaine de bovins, Olivier Sentou a perdu l'an passé 1500 volailles sous la canicule en une seule journée. Si sa structure a tenu bon la semaine passée avec la vague de chaleur extrême qui s'est abattue sur la France, qu'en sera-t-il ces prochains jours ?
Le ministère de l’agriculture a annoncé mercredi 1er juillet la mise à disposition de prêts de trésorerie pour que les éleveurs adaptent leurs bâtiments aux fortes chaleurs, mais ces dernières annonces ne sont pas intéressantes ni à la hauteur, selon lui.
"La mortalité revient sur les quinze derniers jours"
"Le traumatisme est toujours là, confie-t-il au micro de Jacques Cardoze, sur l’antenne de Sud Radio. On a la crainte que cela revienne. La canicule est revenue. La semaine dernière, il s’agissait de poulets encore petits. Là, ils résistent bien à la chaleur. Mais la mortalité revient sur les quinze derniers jours d’élevage."
"On espère que ça passera..."
"Nous faisons des élevages à 84 jours, les derniers sont compliqués. J’ai des poulets qui doivent partir début septembre. On espère que ça passera, c’est compliqué."
🗣️Olivier, éleveur : "J'ai perdu 1500 volailles l'année dernière à cause de la canicule. Le traumatisme est toujours là, il y a un risque que cela arrive de nouveau !" #GrandMatin
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"Emprunter pour installer des brumisateurs, c'est bien, mais il faut le rembourser..."
La ministre de l’agriculture parle de faciliter les prêts pour installer des brumisateurs. "C’est une bonne idée, mais un emprunt, il faut le rembourser, rappelle avec bon sens Olivier Sentou, éleveur à La Grange (Landes), sur l'antenne de Sud Radio. Le problème des éleveurs est déjà de rembourser ceux qu’ils ont. C’est complètement ridicule. Le problème, c’est le manque de rémunérations des éleveurs."
Seulement 65 centimes gagnés par poulet
"Quand il vous reste 65 centimes par poulet, il ne reste pas grand chose. Sur des lots un peu meilleurs, on arrive à faire 90 centimes. Tout cela pour 84 jours d’élevage. J’ai des bâtiments de 4 400 poulets. Il faut compter 3 000 euros par bâtiment. Ce n’est pas une grosse somme, mais vu notre rémunération, on ne peut pas."
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