De nombreux observateurs sont plutôt pessimistes sur la situation de notre civilisation. Dans son dernier livre, Gaël Brustier a choisi de faire la synthèse de tout ce qui ne va pas. Et qui risque de ne pas améliorer les choses.
La fin de la représentation du monde
La décroissance est un mot à la mode. Le constat historique et sociologique de Gaël Brustier est celui de la décivilisation. Loin de l’économisme et de l’idéologisme. "L’économisme, c’est la réduction de tout à l’économie. L’idéologie, ce sont les idées qui mènent le monde" rappelle Gaël Brustier. La décivilisation, explique-t-il, c’est ce qu’on a fait à Maduro. "Hitler voulait récupérer sa patrie, là on voulait récupérer le pétrole. Et on enlève un type qui était certes condamnable dans la denière décennie. Mais j’ai connu Maduro il y a vingt ans, je peux vous assurer que ce n’était pas le Maduro de maintenant" lance-t-il au micro de Sud Radio.
"L’effondrement des systèmes politiques traditionnels"
"Ce type de brutalisation à la fois inter-étatique et intra-étatique est le résultat de l’effondrement des systèmes politiques traditionnels. Et cela donne le tournis aux gens. Les gens n’ont plus de représentation du monde. Or, la représentation du monde est nécessaire comme l’eau et l’air, pour un individu. J’ai voulu décrire cette brutalisation" ajoute Gaël Brustier au micro de Sud Radio.
Et d'ajouter : "Il fait beaucoup rire, moi-même, mais il n'y a pas que Trump, il y a d'autres d'autres personnages de cet acabit qui peuvent survenir. C'est le problème de l'époque entre le vieux et le neuf. C'est la brutalisation politique, et d'abord du débat politique."
🗣️ Gaël Brustier, ("La route de la décivilisation") :"Il y a l’obsession des politiques de réagir à tout, au détriment du bon sens, et c’est assez triste" #LaFranceDansTousSesEtats
— Sud Radio (@SudRadio) January 6, 2026
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"La vision du monde, ce sont les solidarités locales, les fêtes foraines"
Dans un tel contexte, difficile d’envisager un avenir serein. "La vision du monde, ce sont les solidarités locales, les fêtes foraines" lance encore Gaël Brustier. "Je viens d’une ville en Saône et Loire. Aujourd’hui, il n’y a plus un médecin, plus de fête foraine. Il n’y a plus un commerce et les gens commencent à se plaindre. C’est une époque très sombre" estime l’intellectuel.
"Dans un parti politique aujourd'hui, il faut être connu, il faut être une star"
L’une des causes de la décivilisation, estime Gaël Brustier, c’est la chute du nombre d’engagements politiques. "Dans un parti, on ne veut plus prendre la direction des études, mais la direction de la communication. On a des gens qui ont muté en instagrameur ou en influenceur. Il faut être connu, il faut être une star. Les politiques réagissent à tout sur Twitter, en dépit du bon sens. Pour faire un bon politique, il faut une bonne culture générale" conclut-il.
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