C'est un paradoxe écologique comme économique : malgré d'importantes pluies depuis début janvier, impossible d'utiliser la réserve d'eau de Sainte-Soline, pourtant achevée.
Sainte-Soline : des parcelles détruites par l'eau
Baptiste, jeune agriculteur (22 ans) à Sainte-Soline, a repris l’exploitation de son père. La fameuse bassine de Sainte-Soline n’est pas active, alors que les champs sont inondés tout autour. "Aujourd’hui, on a un ouvrage terminé, construit, et malheureusement, on ne peut pas s’en servir, confie-t-il au micro de Patrick Roger, sur l'antenne de Sud Radio. C’est déplorable, alors que les nappes débordent, que les champs sont inondés. C’est une aberration totale."
"Certaines parcelles ont été détruites par l’excès d’eau. En un mois et demi, il est tombé plus de 300 mm depuis le 1er Janvier. C’est énorme dans notre secteur. L’irrigation nous permet de sécuriser nos exploitations, nos revenus. Moi, cela représente un bon tiers de mon chiffre d’affaires. Cela fait deux ans que l’on n’arrose pas."
⛈️Inondations dans les Deux-Sèvres : la justice interdit les #agriculteurs de remplir la bassine de Sainte-Soline
🗣️Baptiste : "Nos nappes débordent, nos champs sont inondés, nos parcelles sont détruites... C'est une aberration totale !" #GrandMatin
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— Sud Radio (@SudRadio) February 23, 2026
Stocker l'eau, une nécessité
"La réserve de Sainte-Soline est un projet qui dure depuis quinze ans. C’est très dur mentalement pour tout le monde, confie Baptiste, jeune agriculteur (22 ans) à Sainte-Soline, sur l'antenne de Sud Radio. Nous sommes 11 agriculteurs dessus, dont six jeunes. Six éleveurs, cette année, ne vont pas pouvoir garantir leur autonomie fourragère pour leurs animaux. Ils vont être obligés d’acheter de la nourriture à l’extérieur. C’est déplorable d’en arriver là."
Que répondre aux opposants, parfois violents, à ces réserves d’eau ?"Il faudrait être un peu plus justes, rationnels, vrais." Le projet verra-t-il le jour ? "On y croit, on se retrousse les manches. De toutes façons, il faudra avancer sur la question de la maîtrise et du stockage de l’eau. Depuis trois ans, on a des hivers très pluvieux, des étés très secs. Si on ne stocke pas l’eau, l’agriculture va dans le mur."
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