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Meurtre de Quentin : scandale à Sciences Po

Dans une boucle de conversation sur Whatsapp, des enseignants de Sciences Po ont justifié le meurtre du jeune Quentin à Lyon.

Mort de Quentin : L’extrême gauche a-t-elle pris possession des universités ?
Mort de Quentin : L’extrême gauche a-t-elle pris possession des universités ? (Photo Henrique Campos / Hans Lucas via AFP)

“Ces nazillons ont récolté ce qu’ils cherchaient” : sur une boucle WhatsApp, deux profs de Sciences Po Paris justifient le meurtre de Quentin à Lyon. Des propos révélés par Le Figaro.

Sciences Po : "Des propos inacceptables"

"On ne peut qu’être choqué qu’on justifie un lynchage, un assassinat, estime Patrick Martin-Genier, professeur à Sciences-Po Paris, au micro de Patrick Roger, sur l'antenne de Sud Radio. De la part d’enseignants à Sciences Po qui sont sans doute des intervenants extérieurs, ce genre de propos sont inacceptables. Cela revient à justifier la violence politique. Personne ne devrait mourir pour ses idées. On justifie a posteriori un véritable lynchage."

"Ces propos ont été tenus dans un groupe d’échanges privés, mais montrent une certaine complaisance, dans la foulée des conférences et blocages ces dernières années. J’étais à Sciences Po au plus fort de la guerre à Gaza. Il y avait encore des otages israéliens, et l’on dansait, on défilait, en faveur de la cause palestinienne. Des gens étaient pro Hamas. Il y a eu une tolérance fautive."

Dix ans d'extrême-gauche sans contrôle

"On trouve dans ces échanges un professeur d’économie et un de sport, explique Patrick Martin-Genier, professeur à Sciences-Po Paris, sur l'antenne de Sud Radio. L’actuelle direction est plus attentive sur ce genre de choses. Il faut interdire ce genre de débordements. J’espère que la direction de Sciences po, même si elle n’est pas responsable de cela, va réagir. C’est contraire au respect d’une victime, mais aussi aux règles déontologiques des enseignants."

Faut-il être de gauche pour intervenir à Sciences Po ? "Oui, il y a beaucoup d’enseignants et d’étudiants de gauche. Il y a toujours eu des conférences politiques, mais à un autre niveau, des gens qui respectaient les valeurs de droite et de gauche. Mais au cours des dix dernières années, on a vu l’extrême-gauche proliférer sans contrôle. Sciences Po a été gangrénée. Il y a eu un laisser-aller, un manque de contrôle des intervenants. C’est cela qu’il faut reprendre en mains aujourd’hui."

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