Retranscription des premières minutes :
- Le réseau des chambres de métier de l'artisanat, artisan de la nouvelle économie, présente Sud Radio CSA La France, Nathalie Schrengerma Bonjour à tous et bienvenue dans CSA La France sur Sud Radio, l'émission qui met en avant les parcours audacieux et ceux qui produisent sur le territoire qui prouve que le Made in France est possible.
- Quand on pense intelligence artificielle, on imagine souvent les géants de la Silicon Valley, les robots, les grandes plateformes numériques.
- Mais si l'une des révolutions les plus spectaculaires de l'IA se jouait aussi dans un vieux métier, un métier vieux de plusieurs siècles.
- Mon invité a passé 20 ans dans les télécommunications, notamment chez Motorola et Google, puis il a décidé de reprendre un premier pressing à Paris.
- On reviendra sur la success story tout au long de cette émission.
- Une reconversion étonnante qui l'a conduit à créer Hublot, une entreprise qui ambitionne aujourd'hui de transformer en profondeur l'entretien textile grâce à l'intelligence artificielle.
- On en parle tout de suite avec notre invité.
- Bonjour Stéphane Cohen.
- Bonjour Nathalie.
- Comment allez-vous ? Ça va très bien, merci beaucoup.
- Alors vous avez travaillé pendant 20 ans dans l'univers de la technologie, des télécoms.
- Comment passe-t-on de Google, de Motorola à un pressing artisanal ? Dans toutes ces sociétés de tech, on apprend plein de choses, mais on apprend surtout qu'on est de plus en plus éloigné des clients et du service de proximité.
- Et c'est des sociétés américaines et au bout d'un moment, on se dit, en tout cas moi je me dis, j'ai envie de retrouver la proximité des clients, de savoir pourquoi je fais un produit, pourquoi je fais un service.
- Et surtout, on sait que le monde est en train de changer, que la technologie avance de plus en plus vite et qu'il y a probablement beaucoup de technologies à mettre au service de la proximité sans perdre cette proximité.
- En fait, le client final est à la recherche de plus en plus de proximité et en même temps, il ne peut pas se dissocier de la technologie.
- Donc c'est comment on associe les deux.
- Ce qui veut dire que ce qui vous a intéressé, c'était de retrouver un métier plus proche des gens, pas forcément un pressing, mais plutôt dans l'artisanat.
- C'était ça en fait, c'est vraiment quitter ces grands groupes américains pour avoir quelque chose de plus humain.
- Exactement, avoir un service de proximité, être capable de rencontrer le client et surtout répondre à un besoin qu'il a effectivement aujourd'hui, plutôt que de créer un besoin qu'il aura peut-être dans une dizaine d'années.
- Donc c'était le principe.
- Mais pourquoi le pressing justement ? Vous êtes passé un jour devant un pressing à vendre.
- Qu'est-ce qui a fait que vous avez fait le choix du pressing ? Je pense que l'industrie du textile était en train de changer énormément.
- Le pressing, c'est un petit univers très complexe en fait, où on a de la fabrication, de la production, où on a de la gestion d'équipe et où on a aussi de servir le client.
- En général, il y a très peu de commerce.
- Il y a eu une certaine complexité à l'intérieur.
- Et encore une fois, il y avait besoin d'avoir des technologies plus innovantes pour nettoyer les vêtements.
- Ce qui veut dire que ce métier traditionnel, vous avez tout de suite constaté qu'il cachait en réalité un potentiel énorme d'innovation.
- Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas innové dans ce secteur.
- Moi, je n'aime pas m'opposer aux autres.
- Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui ont essayé d'innover.
- Je pense qu'effectivement, il y avait beaucoup de choses à faire avec, par exemple, cette collecte à domicile qu'on a lancée, avec mettre plusieurs types de technologies dans un pressing pour être sûr de toujours apporter le meilleur type d'entretien textile au client au final.
- Et potentiellement, ce qu'on a fait, on en parlera après, d'emmener de l'intelligence artificielle.
- Mais quand vous reprenez votre premier pressing en 2020, qu'est-ce qui vous frappe le plus ? L'état du secteur ? Le retard technologique ? Ou au contraire, qu'est-ce qui vous a le plus marqué comme premier défi ? Je pense...
Transcription générée par IA