Retranscription des premières minutes :
- Artisans, porteurs de projets, apprentis, les chambres de métiers et de l'artisanat vous accompagnent.
- La CMA, artisans de la nouvelle économie, présente...
- Sud Radio C'est ça la France, Nathalie Schrengerma.
- Bonjour à tous et bienvenue dans C'est ça la France, l'émission du savoir-faire français.
- Aujourd'hui on vous emmène à Bruxelles, à la rencontre de français expatriés qui ont choisi de faire vivre leur artisanat loin de l'Hexagone.
- Alors de temps en temps nous quittons les studios de Sud Radio, ça fait du bien pour aller à la rencontre de ces créateurs passionnés.
- Vous entendez les voitures à côté de moi, je suis en bord de route le long du canal et je me dirige vers Molenbeek.
- C'est un quartier qui a une image difficile, marqué par les attentats de 2016.
- Mais Molenbeek connaît depuis plusieurs années une profonde transformation.
- Il y a beaucoup d'ateliers d'artistes ici, des lieux culturels, des cafés créatifs, des espaces hybrides.
- Donc on a une forme de gentrification lente portée notamment par une nouvelle scène artistique et artisanale.
- C'est ici que se trouve d'ailleurs l'atelier de Toulouse.
- Théa, allez on y va, on va frapper chez elle.
- Sud Radio, c'est ça la France, Nathalie Schrengerma.
- Et nous voilà dans l'atelier de Théa, ici à Molenbeek.
- Bonjour Théa.
- Bonjour, enchantée Nathalie.
- Dis donc, vous avez un bel espace là pour travailler.
- Merci, j'avoue que je suis assez chanceuse en vrai pour un début d'activité d'avoir un grand espace comme ça.
- Alors ça fait combien de temps que vous êtes ici dans cet atelier à Molenbeek ? Eh bien écoutez, ça va faire 6 mois là maintenant.
- Donc je suis emménagée en octobre.
- J'ai fait quand même pas mal de petits déménagements à Bruxelles, mais je suis ici depuis octobre.
- Oui.
- Alors vous êtes originaire de France.
- C'est ça, exactement.
- Alors racontez-nous un petit peu votre parcours.
- Qu'est-ce qui vous a amené à Bruxelles ? Par quoi vous avez commencé notamment en France et vous étiez déjà dans le secteur de l'artisanat ? C'est ça.
- Donc en fait, moi je suis originaire de la ville de Coulomiers, donc la ville du fromage.
- Donc je viens d'une famille fromagère.
- Donc ça, ça fait quand même un petit peu partie de moi quand même.
- On a ce rapport à l'artisanat qui a toujours été assez présent, on va dire, dans ma famille.
- Et donc moi, j'ai fait ma...
- Ma formation, donc d'abord, j'ai fait une formation d'art appliqué, donc en France, à Paris, à l'école Dupéret, qui s'appelle la mise à niveau en art appliqué.
- Donc là, on voyait plutôt tout ce qui était autour du design.
- Donc vraiment, tous les designs différents entre design graphique, design de mode, design d'espace et design de produit.
- Et quand j'ai découvert le design de produit, en fait, j'ai souhaité encore plus me spécialiser là-dedans.
- Donc j'ai cherché des formations de design d'objet.
- Et j'ai trouvé en fait une formation au Guéatrem.
- Donc pareil.
- En Seine-et-Marne, une formation de céramique, de spécialité, du coup, de design d'objet aussi.
- Et là, ça a été tout simplement le coup de foudre.
- Sincèrement, je pensais vraiment être plutôt, on va dire, très cartésienne et avoir un rapport assez design à ma pratique.
- Et en fait, j'ai découvert l'artisanat et le travail manuel et surtout la céramique qui m'a complètement charmée.
- Donc j'ai décidé ensuite, on va dire, de me spécialiser encore après mon diplôme, dans un diplôme de master en céramique.
- Sauf que ça n'existe pas finalement.
- En France, sauf dans des formations de beaux-arts, dans des écoles de beaux-arts avec des ateliers de céramique.
- Mais donc, j'ai souhaité du coup aller à la Cambre.
- Donc j'ai postulé, j'ai été prise.
- Donc du coup, c'est ce qui m'a motivée à aller en Belgique.
- Voilà, alors qu'on explique bien l'école au bois de la Cambre, c'est une école qui est reconnue dans le monde de l'art.
- C'est ça.
- Et donc, en cherchant des formations, vous vous êtes rendu compte que pas très loin de la France, en Belgique, ça existait ce master.
- C'est ça.
- Donc, ce n'est pas si loin.
- Puis, mine de rien, je pense que le fait de ne pas avoir la barrière...
Transcription générée par IA