Retranscription des premières minutes :
- Le réseau des chambres de métier de l'artisanat, artisan de la nouvelle économie, présente Sud Radio C'est ça la France, Nathalie Schrengerma Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans C'est ça la France sur Sud Radio, l'émission qui met en lumière celles et ceux qui font vivre le savoir-faire français.
- Aujourd'hui nous partons en Normandie à la rencontre d'un dirigeant qui incarne à la fois la tradition et la modernité, Benoît Martinet, président de la biscuiterie Jeanne.
- Cette maison fondée en 1850 et qui est devenue un exemple d'un patrimoine gourmand en pleine renaissance.
- Sud Radio C'est ça la France Au micro de Sud Radio, Benoît Martinet, bonjour Benoît.
- Bonjour Nathalie.
- Avant de parler de vous, de votre parcours, revenons rapidement à l'histoire de la biscuiterie Jeannette.
- Alors cette biscuiterie, c'est une maison qui a été fondée en 1850, qui a été marquée par de nombreuses crises mais aussi une incroyable résilience avant de parler.
- Qu'est-ce qui, selon vous, fait la force de cette marque aujourd'hui ? Eh bien c'est le soutien de tous les Normands, pour le coup, qui est très important pour nous et surtout une équipe qui est incroyable.
- Aujourd'hui j'ai la chance d'avoir une équipe qui est vraiment super et ça, ça s'est transmis finalement depuis 1850.
- C'est la plus vieille biscuiterie de Normandie et il y a toujours eu ce côté un peu viking, ce côté on va aller se battre et faire en sorte de progresser et ça c'est très Normand.
- Et donc c'est pour ça qu'aujourd'hui on en est là maintenant.
- Vous êtes Normand d'ailleurs, vous d'origine ? Ah oui, complètement. Alors à l'époque on parlait de haute et basse Normandie, donc moi je suis un haut Normand, je suis de la région rouennaise.
- Mais ça, ça ne peut plus rien dire aujourd'hui, j'en suis très fier, donc oui, je suis un Normand pur souffle.
- Donc les Jeannettes, cette biscuiterie, vous la connaissiez depuis longtemps finalement ? Je la connais depuis longtemps mais en toute transparence, quand j'étais sur Rouen, c'était pas forcément la biscuiterie pour laquelle on a le plus parlé.
- Mais par contre moi je suis arrivé pour mon travail du coup en 2016 sur Caen et pour la petite histoire et sans le savoir, en fait c'était la première destination, en tout cas le premier magasin que j'ai été faire, c'était la biscuiterie Jeannette à l'époque sans savoir que trois ans plus tard j'allais la racheter.
- Alors justement, vous disiez que c'était une biscuiterie qui est très connue en Normandie, qui est importante notamment pour les canets du côté de Caen.
- C'est vrai que dans le Calvados, cette entreprise, elle a surtout beaucoup fait parler d'elle.
- En 2013, avec la mobilisation des salariés, elle a été fortement médiatisée à cette époque.
- Alors on le rappelle, c'est une entreprise qui a eu des moments très compliqués dans son histoire.
- Elle a vécu cinq liquidations judiciaires depuis sa création.
- Elle a connu de nombreux propriétaires, plusieurs dépôts de bilan.
- Et puis il y a eu cette mobilisation des salariés en 2013 pour sauver l'entreprise qui a vraiment marqué les esprits.
- Donc finalement, on sent bien quand vous dites qu'il y a aussi cet héritage humain dans cette entreprise.
- Ce qui est important aussi pour vous.
- Oui, très clairement.
- En 2013, effectivement, il y a le tribunal de commerce de Caen qui a prononcé la liquidation de l'entreprise.
- Les salariés de l'époque qui ont entendu dire que ça ont eu peur à la revente de l'entreprise et surtout des machines.
- Et donc, ils se sont d'eux-mêmes mobilisés pour occuper l'usine.
- Donc, 344 jours, jour et nuit, avec plutôt les femmes la journée et les hommes la nuit.
- C'est ça, ils se sont relayés.
- Ils se sont totalement relayés.
- Ils ont réussi à refaire des petites productions entre deux grâce aux dons de parfaits inconnus.
- Et c'est ce qui a attiré les médias, ce combat.
- Je pense qu'aujourd'hui, en 2026, on ne serait peut-être pas capable de pouvoir occuper comme ça une usine pendant quasiment un an, jour et nuit.
- En tout cas, à l'époque, c'est ce qui a marqué.
- C'est ce qui a fait venir les médias.
- C'est ce...
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