Retranscription des premières minutes :
- Le réseau des chambres de métier de l'artisanat, artisan de la nouvelle économie, présente Sud Radio C'est ça la France, Nathalie Schrengerma Mesdames, Messieurs, bonjour et ravi de vous retrouver dans C'est ça la France, l'émission du savoir-faire français.
- On part à la rencontre, vous le savez, chaque semaine de celles et ceux qui entreprennent avec du sens et une vraie vision.
- C'est le cas aujourd'hui en mettre un vrai coup de projecteur sur deux réussites françaises qui bousculent les codes de la beauté et du bien-être.
- Nous aurons dans cette émission Yann Morel-Lauré, créateur de Estime Essence.
- Il défend une cosmétique engagée, centrée sur l'estime de soi, l'humain.
- Et de l'autre, les fondateurs de Baïja, une marque devenue incontournable grâce à son univers olfactif, gourmand, son approche joyeuse du soin.
- Deux entrepreneurs, deux univers, deux histoires, avec un même fil conducteur, entreprendre autrement avec authenticité, exigence et passion.
- Alors, comment créer une marque qui a du sens aujourd'hui ? Comment se démarquer ? Dans un secteur aussi concurrentiel et surtout, quelle place donner à l'humain dans la beauté ? Eh bien, on en parle tout de suite dans C'est ça la France.
- Et au micro de Sud Radio, Yann Morel-Lauré. Bonjour Yann.
- Bonjour Nathalie.
- Vous avez fondé la marque Estime Essence, avec cette volonté de placer l'estime de soi au cœur de la beauté.
- Alors, un mot sur votre parcours. Parce qu'avant d'entreprendre, vous étiez salarié, si je ne me trompe pas, dans l'univers notamment de la parfumerie de luxe.
- Dis-nous un petit peu ce qui vous a donné envie de passer dans l'entrepreneuriat.
- Eh bien, déjà, j'ai eu la chance de faire le métier que j'aimais. J'ai commencé comme esthéticien.
- J'ai passé un CAP, un BTS d'esthétique en 89. Donc, vous voyez, il y a quelques temps déjà.
- Et avec un papa qui était prof de mécanique auto et qui a été ultra ouvert en me disant, attends, pourquoi tu veux faire ce métier ? Qu'est-ce qui t'amène à faire ça ? Et mon envie, c'était prendre soin des autres.
- Donc, j'ai eu la chance d'avoir cette approche.
- J'ai eu l'accompagnement de mes parents à une époque où un garçon qui fait de l'esthétique, ce n'est pas forcément ultra facile.
- Et donc, déjà, la porte et le tapis rouge, c'est un peu déroulé devant moi.
- Et puis, j'ai travaillé, comme vous l'avez dit, dans la parfumerie de luxe, dans des belles maisons comme la Maison Guerlain.
- Puis ensuite, dans des parfumeries indépendantes.
- Et puis, un jour, j'étais directeur commercial des parfumeries.
- Donc, un poste confortable dans un bel univers, le luxe.
- Exactement, avec un bon salaire.
- Avec 350 personnes à diriger.
- Et puis, un jour, une esthéticienne me dit, Yann, tu sais, on vend pour te faire plaisir.
- Et là, je dis, mais c'est pas possible.
- C'est pas possible.
- On a un métier tourné vers l'autre.
- Tu ne peux pas faire plaisir à ton petit chef à yon, ton petit N plus 1.
- Il faut qu'on soit tourné vers la consommatrice, vers celle qui nous fait le plaisir de passer la porte de notre magasin.
- Et là, on fait mauvaise route.
- Et c'est comme ça que je n'ai pas voulu perdre mon âme.
- Et j'ai décidé de créer mon entreprise autour de la beauté, autour de la consommatrice.
- Et c'est comme ça que j'ai décidé de créer mon entreprise autour de la beauté, autour de la consommatrice.
- Mais aussi autour de l'esthéticienne, qui est la seule prescriptrice professionnelle capable de conseiller un produit de beauté.
- Oui, parce que vous auriez pu essayer de réorganiser votre service au sein de votre métier, de votre département chez Guerlain.
- Mais alors là, vous dites, je vais carrément recréer tout.
- Une marque avec des valeurs différentes.
- Exactement.
- Je vais retrouver la raison intrinsèque du pourquoi j'ai choisi ce métier qui me faisait vibrer quand j'avais 18 ans.
- Et que je veux que ce soit un métier qui me fait vibrer.
- Et que je veux garder jusqu'à la fin cette vibration, ce sentiment de ne pas aller travailler.
- Alors même si, chef d'entreprise, on a des moments avec des hauts et des bas, tout n'est pas rose.
- Ce sont un peu...
Transcription générée par IA