Retranscription des premières minutes :
- Artisans, porteurs de projets, apprentis, les chambres de métiers de l'artisanat vous accompagnent.
- La CMA, artisans de la nouvelle économie, présente...
- Sud Radio C'est ça la France, Nathalie Schrengermann.
- Bonjour à tous et bienvenue dans C'est ça la France, l'émission du savoir-faire français.
- Alors aujourd'hui c'est une émission un peu particulière, on part en immersion au sein du trophée Madame Artisanat 2026.
- On en est à la 7ème édition, c'est un trophée qui est organisé par la Chambre des métiers d'artisanat.
- C'est un trophée qui met à l'honneur les femmes artisanes dans trois catégories.
- Madame Artisanat, Madame Apprenti, Madame Engagée.
- Et un autre prix qui est très important également, c'est le prix coup de cœur Médicis.
- Médicis c'est le partenaire de ces fameux trophées Madame Artisanat.
- Alors justement ce que je vous propose, c'est d'aller à la rencontre des lauréates 2026.
- Sud Radio C'est ça la France.
- Et la première à être interviewée, c'est Léna. Bonjour Léna.
- Bonjour.
- Léna, votre nom de famille c'est ? Elke.
- Elke. Alors Léna, vous avez quel âge ? 22 ans.
- 22 ans. Léna, alors elle enchaîne les concours.
- Un petit peu oui. Je suis meilleure jeune boulangère de France.
- Et troisième à la Coupe de France des écoles en catégorie Excellence.
- Et puis après des petits concours en entreprise, on est vice-champion de France de galette.
- Et puis d'autres petits trucs à droite à gauche.
- Mais d'où vient cette passion pour la boulangerie ? Une évidence depuis toute petite.
- Je n'ai pas de famille dans la boulangerie parce que souvent c'est ça l'expérience.
- L'application, c'est le papa qui était boulanger ou quoi.
- Mais pas du tout, du tout.
- Une évidence, je ne sais pas.
- C'est venu tout de suite et j'ai quand même fait...
- Parce que tes parents étaient dans quel univers ? Mon père est comptable et ma mère était dans l'hôtellerie.
- Donc quand même un petit peu dans la gastronomie.
- Il n'y avait pas d'entreprise à reprendre.
- Pas du tout, du tout.
- Ce n'était pas vraiment de l'artisanat.
- Pas du tout.
- Et en plus, ma maman, quand je suis née, elle a choisi de changer de carrière pour s'occuper de ses enfants parce que l'hôtellerie, c'est trop compliqué.
- Donc elle était au Kinépolis France.
- Enfin vraiment pas du tout dans les métiers-là.
- Alors d'où vient cette passion ? Qu'est-ce qui s'est passé ? À quel moment il y a eu ce déclic ? Vraiment petite.
- Et après, ma maman a joué le jeu et m'a emmenée un peu dans des boulangeries.
- Alors quand on partait en vacances, on allait voir le pain.
- Et elle a réussi même à me faire faire des petites journées d'immersion dans les boulangeries pendant les vacances.
- Donc voilà, ça a nourri ma passion pour le pain, le levain, les matières vivantes.
- Et puis aujourd'hui, on en est là.
- Alors tu as 22 ans, c'est ça ? C'est ça.
- Et tu as déjà un projet très clair en tête.
- C'est-à-dire que tu as envie de travailler dans l'univers de la boulangerie, mais tu veux en même temps être, comment dire, éviter le gaspillage en cuisine.
- Et donc tu as réussi déjà, du haut de tes 22 ans, à intégrer tout ça dans ta façon de fabriquer, notamment des cookies qui sont, je le dis, très délicieux.
- Merci beaucoup.
- Oui, exactement.
- Le gaspillage, c'est quelque chose qui est très important.
- Et malheureusement, alors en France, dans nos entreprises, c'est très compliqué le don de l'alimentaire parce qu'il faut faire des démarches.
- Il y a des demandes, du stockage.
- Et si jamais il y a un problème, ça nous retombe dessus.
- Alors que nous, on voulait juste donner un peu de pain aux personnes qui en ont besoin.
- C'est important ce que vous dites.
- Ça veut dire qu'en France, si on veut donner, c'est compliqué.
- C'est trop compliqué pour l'instant.
- Et donc, comme il y avait cette envie de ne pas gaspiller.
- Exactement.
- Et bien du coup, l'idée, c'était de reprendre le pain qui avait rassis, puisque un rendu, de le moudre, donc ça donne un peu comme la chapelure.
- Et après, d'enlever complètement la farine.
- Et dans les cookies, de remplacer la farine par ce pain rassis...
Transcription générée par IA