Retranscription des premières minutes :
- Artisans, porteurs de projets, apprentis, les chambres de métiers et de l'artisanat vous accompagnent.
- La CMA, artisans de la nouvelle économie, présente...
- Sud Radio C'est ça la France, Nathalie Schrengerma.
- Mesdames, Messieurs, bonjour et bienvenue dans C'est ça la France, l'émission du savoir-faire français.
- On est ravis de vous retrouver tous les dimanches pour parler de France, d'industrie.
- Attention à pas d'industrie fantasmée ni de slogan, une industrie réelle, vivante, enracinée dans les territoires.
- Notre invité du jour incarne cette nouvelle génération de dirigeants qui ont fait un choix contre-courant.
- Produire en France, c'est important, relancer des sites historiques, investir dans le temps long.
- Il s'appelle Tristan Rodriguez, il est vice-président du groupe Kramer et président de Horus.
- On en parle avec lui tout de suite dans C'est ça la France.
- Et on va revenir justement sur cette aventure industrielle emblématique, la renaissance de l'art jurassienne de céramique française.
- L'ancien site Jacob de Lafonque a été fondé à la fin du 19e siècle.
- Il a été menacé de fermeture, relancé en 2021 et en 2025, ce site produit à nouveau.
- Il crée de la valeur, il forme des équipes, il prouve qu'une autre voie est possible pour l'industrie française.
- Merci d'être avec nous Tristan Rodriguez.
- Merci à vous, merci pour votre invitation.
- Au micro de Sud Radio.
- Alors, votre histoire est d'abord familiale.
- Vous avez grandi dans une entreprise qui a été fondée par votre père.
- Et donc, c'était comment dire ? Il a fallu pour vous trouver votre propre voie sans trahir l'héritage familial.
- Oui, tout à fait, c'est ça.
- Alors, avec une histoire, effectivement, pour dire quelques mots du groupe Kramer.
- Nous sommes fabricants français de robinetterie et de céramique sanitaire.
- Comme vous l'avez très justement souligné, fondée et créée par mon père, Manuel Rodriguez, qui est toujours à la manœuvre.
- J'ai la chance d'avoir un papa jeune, donc travailler en famille, c'est aussi du pur bonheur.
- C'est une chance.
- Anatolien Lorrain, c'était en Lorraine.
- Oui, tout à fait.
- Nous avons aujourd'hui quatre sites de fabrication.
- Trois en France et un en Italie.
- Et le site historique est basé à Etain, dans la Meuse.
- Nous en avons un autre à Barre, en Alsace.
- Et un autre dans le Jura, donc le site historique de l'ancien site Jacob de Lafon, qui est devenu la jurassienne de Cermi.
- À quel moment l'entreprise est passée, on l'a bien compris, d'un savoir-faire technique autour de la robinetterie, à une véritable vision industrielle beaucoup plus globale ? Écoutez, moi, j'interviens il y a dix ans maintenant.
- Au départ, le groupe Kramer, enfin, il n'était pas un groupe, il était juste une société.
- Il était spécialisé dans la fabrication uniquement de robinetterie.
- Et c'est rapidement imposé, grâce à la vision de mon père, sur les marchés qu'on appelle de MDD, donc les marques de distributeurs, donc les marchés OM, avec un partenaire qui est toujours notre partenaire et qui nous fait confiance depuis de nombreuses années, qui est le groupe Saint-Gobain.
- Donc, on s'est vraiment spécialisé dans un premier temps dans la fabrication, je dirais, de ces produits dits MDD.
- Et puis, le succès nous a amenés à considérer, je dirais, plutôt de la croissance externe.
- Donc, nous avons acheté une première société.
- Donc, Horus, labellisée entreprise du patrimoine vivant, qui, elle, spécialisée dans la robinetterie de luxe et qui équipe les plus beaux palaces, hôtels et résidences, enfin, toutes résidences en France et à l'international.
- Et depuis 2021, désormais, nous sommes également fabricants de céramique avec le sauvetage, donc de la jurassienne de céramique, anciennement Jacob Delafond.
- Oui, vous avez repris, donc, ce site industriel centenaire menacé de fermeture.
- Du coup, ça permet de sauver aussi le savoir-faire.
- Qu'est-ce qui vous a convaincu, justement, de prendre le risque de relancer l'usine Jacob Delafond ? Écoutez, je crois qu'avant d'être un centre de profit, et j'en suis fier, notre groupe est avant tout un centre de valeur.
- Et nous sommes des fervents défenseurs du savoir-faire français.
- Donc, c'est-à-dire, notre mission, c'est vraiment de préserver ces savoir-faires, de les transmettre, parce qu'on considère qu'ils sont plus grands que nous et cette histoire nous dépasse.
- Et il faut absolument transmettre ces savoir-faires et les...
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